Allocations : le debat : alain morice, "petit proprietaire-eleveur

Autres informations / 14.11.2012

Allocations : le debat : alain morice, "petit proprietaire-eleveur

« L'édition de JDG de ce jour a lancé un débat et une consultation publique au sujet du pourcentage d’augmentation des allocations par catégorie de courses, avec un "papier" de Mayeul Caire fort intéressant. Celui-ci compare les pourcentages d’augmentation des allocations par catégories de courses (entre 1996 et 2010) avec le pourcentage moyen, toutes catégories. Ce faisant, il ne tient pas compte du pourcentage de variation du nombre de courses entre les deux mêmes dates. Plus précis et plus instructif, me semble-t-il, serait la comparaison des pourcentages d'augmentation, par catégorie de courses, "défretté" du pourcentage d’augmentation tenant compte de la réduction du nombre de courses dans la catégorie. Si l’on fait ce calcul différentiel, on obtient les résultats suivants:

1/ Groupes + 85,2 %

2/ Courses à conditions 2 et 3ans + 50,8 %

3/ Listed Races + 47,6 %

4/ Handicaps+ 34,9 %

5/ Courses à conditions 4ans et plus+ 34,6 %

6/ Réclamers+ 24,7 %

Si l’on veut bien se souvenir et si l’on accepte que l’objet social de France Galop est d’être une "société d’encouragement pour l’amélioration de la race chevaline", comme l’affichait clairement sa lointaine ancêtre, on constate alors une certaine logique dans ces pourcentages d’augmentation : celle qui consiste à favoriser la qualité des compétiteurs plus et mieux que leur médiocrité, avec cependant quelques petites anomalies, par exemple :

La place de deuxième de la catégorie des courses à conditions pour 2 et 3ans (+ 50,8 %)

Devant la catégorie des Listed Races (+ 46,8 %) qui pourtant mobilise des compétiteurs de meilleure qualité et mériterait donc une revalorisation. Par ailleurs, je suis assez d’accord avec la suggestion de Mayeul Caire concernant l’aménagement d’un programme de courses de vitesse, inexistant aujourd’hui et plus particulièrement pour les chevaux âgés de 3ans, qui doivent très vite affronter leurs aînés, bien mieux endurcis et mécanisés qu’eux, dans une spécialité où ces deux critères constituent des facteurs prépondérants de réussite. Enfin, si je trouve excellente l’initiative récemment prise de développer de "gros handicaps", mobilisant des chevaux de qualité "Listed", je pense qu’en la matière, comme bien souvent chez nous, on n’est pas allé assez loin, ni au bout de la logique : nous devrions, comme chez nos voisins britanniques, disposer de quelques handicaps susceptibles de mobiliser des chevaux de Groupe (Gr2 et Gr3), ce qui supposerait des allocations en conséquence. Le spectacle et la passion seraient au rendez-vous.»