Le coeur parle pour relocaliser never on sunday

Autres informations / 27.11.2012

Le coeur parle pour relocaliser never on sunday

Basé depuis le début de l’année en Normandie, Never on Sunday (Sunday Break) va rejoindre le haras des Granges, dans le Sud-Ouest, pour y continuer sa carrière d’étalon à partir de 2013. Ce choix, c’est le choix du coeur, comme nous l’a indiqué Daniel Trèves, propriétaire du cheval : « Nous avons souhaité placer Never on Sunday dans le Sud-Ouest pour plusieurs raisons. Nous sommes attachés à cette région où nos effectifs sont entraînés par Jean-Claude Rouget. Mettre Never on Sunday dans le Sud-Ouest permet aux éleveurs d’avoir un gagnant de Gr1 faisant la monte dans cette région et cela nous a paru juste de soutenir cette zone en y plaçant le cheval. Par ailleurs, nous avons une longue histoire d’amitié avec Mathieu Dazugan-Garros, qui a déjà accueilli dans son haras un cheval qui m’a appartenu, Rashbag. Le choix du haras des Granges était donc tout trouvé. Nous allons proposer des parts, au prix de 6.000 euros, qui donnent droit à une saillie par an et à une saillie gratuite tous les deux ans. Never on Sunday sera au tarif de 3.000 euros la saillie. » Never on Sunday est un cheval dont la carrière de course est riche en anecdotes. Par exemple, le « j’ai compris maintenant, je n’ai plus besoin des oeillères » lorsqu’il a gagné le Prix du Prince d’Orange (Gr3) 2008 est encore dans beaucoup de mémoires. Il faut souligner que c’est Jean-Claude Rouget qui l’a déniché, yearling, en 2006, alors qu'à l'époque, son père, Sunday Break, un fils de Forty Niner, n'était pas le plus réputé du catalogue. « Si Jean-Claude l’a choisi, c’est parce qu'il lui rappelait énormément Kendor, se souvient Daniel-Trèves. Kendor est le père de mère de Never on Sunday et c’est aujourd’hui un courant de sang qui a fait ses preuves dans les pedigrees. Côté maternel, Never on Sunday appartient à une famille très vivante de la famille Geoffroy. Sa mère, hexane, est placée de Listed et il est le neveu de Texalina, qui est gagnante de Groupe. Sunday Break lui-même fait des gagnants de façon régulière, comme avec la 2ans holy Sazzle, qui est d’ailleurs black type. » En course, Never on Sunday s’est montré constant, de 2 à 5ans. Il a couru en France, où il a gagné sept de ses onze sorties, mais aussi en Angleterre et aux États-Unis où, peu heureux, ses performances n’ont pas toutes reflété sa qualité. Il a gagné ses deux premières sorties à 2ans, mais a également vaincu pour sa rentrée à 3ans. Ses performances se situent sur un éventail de distances allant de 1.600 à 2.400m et il a gagné un Groupe à 3ans (le "Prince d’Orange") et un Gr1 à 4ans, le Prix d’Ispahan, battant des chevaux comme Goldikova (Anabaa), Gris de Gris (Slickly), Proviso (Dansili) et Loup Breton (Anabaa). Ensuite, il a très bien couru à Royal Ascot, dans les Prince of Wales’s Stakes (Gr1), sur 2.000m, où Vision d’État (Chichicastenango) ne lui a pris qu’un peu plus d’une demi-longueur et où il devançait le multiple gagnant de Grs1 de Sir Henry Cecil, Twice Over (Observatory). En clair, Never on Sunday c’est un vrai cheval de course.