Le “coup de gueule” des cantiliens, une tribune libre du groupe de reflexion pour chantilly : quel avenir nous est propose ? que chacun prenne ses responsabilites !

Autres informations / 28.11.2012

Le “coup de gueule” des cantiliens, une tribune libre du groupe de reflexion pour chantilly : quel avenir nous est propose ? que chacun prenne ses responsabilites !

« Beaucoup de professionnels s’inquiètent de la situation actuelle du galop. Nous réfléchissons ensemble… C’est la crise. La filière va souffrir de l’augmentation de la T.V.A. proportionnellement aux dépenses engagées par chacun … À l’heure de la distribution des allocations et de la construction du programme, on attend toujours les conclusions des nouveaux conseils et comités. Mais c’est maintenant que les décisions se prennent. Selon le lieu, une réunion coûte plus ou moins cher à France Galop : indemnités de transports des chevaux, déplacements et logements des "responsables" : directeurs, commissaires, vétérinaires, régie vidéo etc. Aussi aux entraîneurs et aux propriétaires que l’on devrait choyer en ces temps difficiles. Les conditions des courses G et F et le rating des Listed Races ne sont pas les mêmes à Paris, il faut voyager pour trouver ces opportunités. On parle d’économies, d’organisation rationnelle, de réduire le bilan carbone. Et pourtant, quatre mois par an (janvier, février, août et décembre), il n’y a aucune réunion de courses à Paris ! Il y a 700 cent chevaux entraînés à Maisons Laffitte et 2.800 à Chantilly où une piste de course artificielle a été créée pour répondre aux besoins d’un tiers des galopeurs entraînés en France. L’hippodrome modernisé offre un des meilleurs accueils, à moindre coût pour France Galop, notamment les réunions "P.S.F." particulièrement peu coûteuses. Malgré les lourds investissements, malgré des annonces de 45 réunions, il n’y a pourtant toujours que 36 réunions par an à Chantilly… Curieux message aux propriétaires! Nous devons traverser la France pour pouvoir courir… et trouver des pelotons de 4 à 10 partants, alors qu’à Chantilly, malgré les dédoublements, le 20 novembre il y a eu 46 éliminés et 70 mardi 27 ! N’est ce pas une démonstration suffisante? Certains prônent une distribution qui récompense les mérites par région en termes d’amélioration et de participation à la recette … En région parisienne, on est loin du compte ! Il est déraisonnable d'éditer un programme qui prévoit à nouveau trois mois de courses où l'on court tous les jours sans aucune réunion de courses en région parisienne ! Décembre et janvier vont reproduire les réunions deauvillaises désertes en public et surchargées en partants venus en longs convois coûteux, y compris la veille et le jour de Noël. Février ne va offrir que des réunions en meetings restreints (400 boxes pour 1.200 demandes à Cagnes) : nouvelle injustice et multiplication des voyages. Les chevaux de l’Oise, de l’Ouest et du Centre passeront devant leurs P.S.F. fermées, en route pour traverser la France à grands frais. Persister à ne pas donner de courses là où elles font défaut serait un choix coupable ! Et au fil des années, le budget transport devient une véritable économie parallèle …Ce que les dirigeants ont à faire est très simple :pour savoir où et comment il faut augmenter les allocations, les indicateurs sont fiables :

- évolution sur les quinze dernières années de la répartition des augmentations (hors Groupes et Listeds)

- répartition des opportunités/nombre de chevaux par âges et catégories, par région

- moyenne de partants par âges et catégories et espoir de gain moyen par région

- utilisation des pistes de courses artificielles en fonction des effectifs à proximité

- analyse par région du budget transports et moyens de le maîtriser via coût par réunion/provenance des partants

- budgets allocations/coûts par région, via :

- ratio hommes/chevaux dans les entreprises par région

- dépenses : salaires, charges, primes d’ancienneté, dimanches, jours fériés, déplacements, pourcentages. Loyers et fournisseurs.

- coût moyen par réunion pour l’Institution selon le lieu

- coût moyen par partant pour les propriétaires selon le lieu

- étude des enjeux selon le lieu

- classement des hippodromes au vu des résultats

La transparence exige que ces chiffres apparaissent au grand jour, nous le demandons et il faudra rendre des comptes. Ignorer ces paramètres , c’est cautionner les injustices, dilapider le budget et accentuer le déséquilibre. À l’impossible nul n’est tenu … Si les dirigeants en place ne tiennent pas leur promesse de rééquilibrage et de prise en compte de l’économie du galop, ils devront très vite assumer les conséquences de leurs actes. Il faut agir… tout de suite ! »

Groupe de réflexion pour Chantilly