L’expatriation reussie d’eric lemartinel

Autres informations / 11.11.2012

L’expatriation reussie d’eric lemartinel

Éric

Lemartinel fait partie des trois entraîneurs installés sur le centre d’Abu

Dhabi. Rencontre.

JOUR DE

GALOP – COMMENT ETES-VOUS ARRIVE A ABU DHABI ?

Eric

Lemartinel – Après une carrière de jockey d'obstacle chez Élie Lellouche et

Marcel Rolland, je me suis installé en tant qu’entraîneur au Mans, avec des

chevaux de plat et d'obstacle. En 2006, j'ai quitté la France pour m'installer à

Abu Dhabi en tant qu’entraîneur public, car la conjoncture en France était

assez difficile. J’entraîne une quarantaine de chevaux pour le compte de

différents propriétaires, dont une dizaine pour S. A. Cheikh Mansoor.

AVEZ-VOUS

UN JOCKEY ATTITRE ?

Je travaille

avec Gérald Avranche, qui vient du Qatar. Sinon, le matin, je ne travaille

qu'avec des Indiens. J’ai sept cavaliers et cinq personnes qui font les soins.

Je les forme moi-même, car ils arrivent bien souvent ici sans aucune

connaissance de ce milieu. Nous commençons la journée à la fraîche, à 4 h du

matin, jusqu'à 10 h. Puis, le soir, nous reprenons à 18 h, avec un planning

marche et piscine pour les chevaux.

COMBIEN

ETES-VOUS A ENTRAINER SUR CE CENTRE ?

Nous

sommes trois, Jaber Bittar, Philippe Barbe et moi-même.

VOUS

PLAISEZ-VOUS ICI ?

Énormément

! Je travaille dans de très bonnes conditions, le cadre est exceptionnel. Tant

que mon contrat sera renouvelé, je resterai ici.

QUELS

SONT LES JOURS DE COURSES SUR L'HIPPODROME D’ABU DHABI ?

Nous

courons le dimanche et le jeudi. Les courses débutent à 17 h. La saison dure de

novembre à mars, avec quinze réunions au total.

COUREZ-VOUS

SUR D'AUTRES HIPPODROMES QUE CELUI-CI ?

Oui,

nous avons des partants sur les trois hippodromes de Dubaï : Meydan, Jebel Ali,

Sharjah et, parfois, nous nous déplaçons au Qatar.

 

JOUR DE

GALOP - QUELLES SONT VOS CONNECTIONS AVEC ABU DHABI ?

Jean-Pierre

Totain - J’entraîne des chevaux appartenant au cheikh Mansoor Bin Zayed en

France. Je travaille pour lui depuis dix ans, j’ai une petite dizaine de

chevaux qui lui appartiennent. Cette année, j’ai d’ailleurs remporté pour sa

casaque le Qatar Arabian Trophy des Poulains (Gr1) avec Mushrae (Munjiz), à

Saint Cloud.

QUE

PENSEZ-VOUS DES INSTALLATIONS LOCALES ?

Le cadre

d’entraînement ici est exceptionnel ! On m’a déjà proposé de nombreuses fois de

venir m’installer ici. Cela ne m’aurait pas déplu, mais je n’ai aucune raison

de quitter la France pour le moment. D’ailleurs, j’ai aidé plusieurs personnes

à venir s’installer à Abu Dhabi, dont mon ami Éric Lemartinel. J’adore venir

ici, la vie est très agréable, on est toujours bien reçu.

ETES-VOUS

DEJA VENU COURIR A ABU DHABI ?

J’ai

déjà remporté de très belles courses ici, notamment les Trois Couronnes pour le

compte du cheikh Sultan Al Nahyan. Maintenant que je travaille pour le cheikh

Mansoor, je ne pense pas renouveler l’expérience, car il a ses entraîneurs sur

place, mais il n’est pas complètement exclu que je revienne courir un jour ici.