A la decouverte d’olivier louit, nouveau directeur du centre de deauville

Autres informations / 21.12.2012

A la decouverte d’olivier louit, nouveau directeur du centre de deauville

En avril dernier, Olivier Louit a pris la succession d’Yves Deshayes à la tête du centre d’entraînement et de l’hippodrome de Deauville. Rencontre avec le nouveau maître des lieux.

JDG. – QUEL A ETE VOTRE PARCOURS AVANT D’OCCUPER VOTRE POSTE DE DEAUVILLE ?

olivier Louit. – Je suis originaire de Toulouse. Mes grands-parents avaient leurs couleurs et bon nombre de membres de ma famille sont dans le monde des courses. J’ai effectué des études d’ingénieur en agriculture, à l’ESAP Toulouse. À l’école, mon parrain était Jean-Philippe Boisgontier et grâce à lui, j’ai découvert les courses ACCAF, moi qui montais en concours. Il m’a également introduit à France Galop et à l’issue de mes études, un poste s’est libéré. J’ai passé deux ans à Chantilly, avec Matthieu Vincent, où j’ai découvert la gestion d’un centre d’entraînement. J’ai exercé tous les métiers : herseur, tondeur, boucheur de trous… C’était à la fois une volonté de France Galop et la mienne puisque cela correspondait à ce que je cherchais. C’était cohérent avec le côté très polyvalent de ma formation. Dans le même temps, j’ai travaillé l’été à Deauville et l’hiver à Pau dans la gestion des pistes et des meetings. Puis j’ai passé trois ans à La Teste, où j’ai initié la restructuration de l’hippodrome et du centre d’entraînement qui aboutit actuellement. Nous cherchions à redynamiser le centre d’entraînement en y installant des entraîneurs jeunes, comme Christophe Ferland, et à mettre en place des actions concrètes pour améliorer la fonctionnalité de l’hippodrome. Après La Teste, j’ai travaillé deux ans à Maisons-Laffitte comme assistant du directeur et, enfin, je suis arrivé à Deauville en juin 2011. Pendant un an, j’ai travaillé avec Yves Deshayes qui a préparé cette passation de pouvoir. Notre relation était très fusionnelle et il m’a énormément apporté. Il connaissait parfaitement son sujet, et avait formé une équipe remarquable.

QUELLES SONT LES PARTICULARITES DU CENTRE DE DEAUVILLE ?

Pour les entraîneurs, le centre se situe juste à côté des nombreux haras de la Basse-Normandie, ce qui leur permet d’envoyer leurs chevaux au repos facilement, et assure une bonne rotation des effectifs, également induite par le relatif faible nombre de boxes disponibles sur le centre. Il y a aussi la plage à proximité, ce qui permet de redonner du moral aux chevaux. Mais la particularité de Deauville, c’est aussi quatre meetings, soit 45 réunions dont 20 avec des événements, ce qui en fait l’hippodrome le plus utilisé. Nous sommes 25 à travailler sur le site. J’ai la chance d’avoir avec moi une équipe formidable, très consciencieuse et qui s’est toujours adaptée aux conditions de terrain et de course. Ce sont des gens extrêmement motivés et fiers de leur travail. C’est donc un plaisir de collaborer avec eux.

QUELS SONT LES GROS DOSSIERS EN COURS POUR 2013 ?

Le premier concerne la P.S.F., une piste qui a maintenant l’âge canonique de dix ans. Nous allons donc la refaire et réfléchissons à deux solutions : soit la régénérer, soit la changer entièrement. Nous avons également terminé la dernière phase de rénovation des boxes du Tattersalls. La semaine dernière, nous avons inauguré le salon des écuries, pour recevoir dans de meilleures conditions le personnel des écuries. Cette pièce à vivre, avec canapé, télévision et coin cuisine, est un endroit de repos et de restauration pour les personnes qui emmènent les chevaux aux courses. Nos choix d’investissement portent sur trois axes : la réception du public, l’amélioration de travail des professionnels, l’amélioration du site en termes de fonctionnalité. Le dynamisme de la filière cheval est particulièrement important pour la Basse-Normandie, et la complémentarité entre les deux hippodromes de Deauville, La Touques et Clairefontaine, ainsi que les actions communes menées avec Arqana et le Pôle International y contribuent largement.