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Jour de Galop

JOUR DE GALOP

Tribune libre : un nouveau texte de l’association des entraineurs de galop

Autres informations / 06.12.2012

Tribune libre : un nouveau texte de l’association des entraineurs de galop

LE "COUAC" D’UN COMITE THEODULE ?

Si le bénévolat est une pierre angulaire de la filière, l’amateurisme est inacceptable de la part d’un "tout nouveau" Conseil Économique et Social, censé chercher et trouver des solutions à la crise des professionnels et qui balaie d’emblée les études déjà réalisées par la précédente gouvernance. Après près d’un an de silence, M. Philippe Jeanneret, vice-président, reprenant des chiffres éculés, affirme une mobilisation sur l’analyse des comptabilités de soixante-cinq entraîneurs…Quelles sont donc ces entreprises ? Les chiffres mentionnés sont clairement anachroniques et sans commune mesure avec la réalité de terrain des entraîneurs publics. De qui se moque-t-on ? Pour mener à bien une analyse efficace, il convient de réunir et rapprocher les bons chiffres. Par exemple, les chiffres annuels de l’observatoire social de l’AFASEC (organisme officiel) et ceux réunis par les associations de professionnels, et notamment notre Association qui regroupe 275 adhérents soit environ 70 % des entraîneurs de galop et maîtrise l’ensemble des données. Le coût journalier d’un galopeur à l’entraînement ne se calcule pas en fonction du nombre de chevaux entraînés, mais en considérant de multiples paramètres. Les différences et paliers sont plus liés à la situation qu’à la taille de l’entreprise, qui influe principalement sur le nombre de cadres/responsables et probablement sur le taux d’ancienneté. Dans le cadre des lois et conventions, il faut considérer l’augmentation des charges et des contraintes impactant les dépenses et comparer les variables :

- Nombre de chevaux par employé dans l’entreprise ;

- Pratiques en termes de salaires, primes d’ancienneté, dimanches et jours fériés travaillés, heures supplémentaires, déplacements du personnel aux courses et distribution des pourcentages ;

- Tarifs et dépenses moyennes en fourrage, maréchal, vétérinaire, prestataires, loyers, entretien, etc. ;

- Impact récent sur l’économie des entreprises de la dispersion des opportunités et des allocations, mesurées via l’axiome : voyages/dépenses/gains par partant ;

- Évolution de la clientèle en nombre et investissement, rapprochée du programme et des voyages ;

- Impact probable de l’augmentation de la TVA ;

- Excédent Brut d’Exploitation : l’incontournable taux d’endettement de l’entreprise qui permet d’en évaluer globalement la cohérence.

Plus de 50 % des chevaux appartiennent ou sont loués aux entraîneurs et leurs proches. Pour les protéger, les instances de France Galop doivent affronter la réalité. Nul besoin de comités Théodule pour conclure à une crise sans précédent au Galop. Les professionnels veulent trouver des opportunités rémunératrices pour leurs chevaux et ne plus subir dans la précarité les politiques partisanes.