Journal d’australie par thomas huet

Autres informations / 22.01.2013

Journal d’australie par thomas huet

Le 2

janvier, Thomas Huet s’est envolé pour l’Australie et l’écurie de Gai

Waterhouse. Le jockey nous a envoyé ses premières impressions sur le pays et

l’entraînement des chevaux sur place. Ce journal se poursuivra tout au long de

son séjour…

« Cela fait

maintenant deux semaines que nous avons atterri à Sidney et nous avons pris nos

marques. La vie en Australie est très agréable, grâce au temps évidemment, car

nous avons connu des jours à 40 degrés mais aussi grâce aux Australiens qui

sont vraiment très accueillants et courtois, ce qui change de certaines

mentalités françaises. La vie est chère, mais elle est en relation avec les

salaires perçus. Le travail à l'écurie est vraiment différent du système

français. Il n'y a pas de cas par cas. Les chevaux sortent approximativement 30

minutes : ils commencent au trot, travaillent plus ou moins dur et rentrent au

trot. Les riders ne font que monter à cheval : on leur prépare leurs chevaux et

on enchaîne. Au final, en commençant à 4 heures et finissant à 8 heures, on

monte entre cinq et sept chevaux différents plus les changements à la piste.

Gai Waterhouse est une femme très sympathique. Elle est très reconnue dans le

milieu et son écurie est similaire à celle d’André Fabre en termes d’effectif

(environ 140 chevaux à Randwick) mais aussi en qualité, grâce à un nombre

impressionnant de propriétaires et d’investisseurs. En ce qui me concerne, mon

dossier est en cours et cela n'est pas aussi simple qu'en France. Il ne suffit

pas de se présenter comme jockey avec un certain nombre de gagnants pour

monter. En effet, ils protègent et préservent très fortement leurs jockeys

issus du moule. Cela devrait peut-être nous faire réfléchir pour préserver nos

pilotes français, formés dans nos écoles…Je rencontre un agent prochainement

afin d’augmenter mes chances de réussite. »