La route des etalons : quand l’union fait la force

Autres informations / 27.01.2013

La route des etalons : quand l’union fait la force

Pour la quatrième année, les éleveurs sont invités à découvrir les étalons des haras normands à l’occasion de la Route des étalons, les 2 et 3 février prochains. Christine Dutertre, principale instigatrice de cet événement incontournable de l’élevage français, revient avec nous sur l’édition 2013.

JDG. – VOUS FETEZ LE QUATRIEME ANNIVERSAIRE DE LA ROUTE DES ETALONS. COMMENT EST NEE CETTE MANIFESTATION ?

Christine Dutertre. – Auparavant, les haras organisaient des journées portes ouvertes durant les mois de janvier et février individuellement, sans aucune concertation. Nous avons pensé qu’il serait plus intelligent de nous organiser et nous fédérer pour ouvrir nos portes le même week-end, afin d’apporter plus de confort aux visiteurs. L’idée a d’emblée réuni tous les grands haras de la région, et au fil des ans, des structures plus petites se sont ajoutées, si bien que nous arrivons cette année à une trentaine de haras.

COMMENT EXPLIQUEZ-VOUS LE SUCCES DE CETTE MANIFESTATION ?

Les éleveurs, à une période de l’année où ils finalisent leurs croisements, aiment venir voir les étalons, et cette opération leur permet d’en voir un maximum en un minimum de temps. D’ailleurs, des confirmations de saillies sont souvent enregistrées à cette occasion. Il ne faut pas oublier non plus le côté convivial de l’événement, qui représente l’occasion de passer un week-end en Normandie, de se retrouver à un moment de l’année où l’on ne se voit pas beaucoup.

CE COTE CONVIVIAL EST ENCORE RENFORCE PAR LE DINER ORGANISE SAMEDI SOIR. QU’EST-IL PREVU CETTE ANNEE ?

Arqana a eu la gentillesse de mettre à notre disposition gracieusement le restaurant des ventes, un endroit où il fait bon se retrouver. Au cours du dîner, des pass VIP pour le Breeders’ Cup sont à gagner, ainsi qu’un week-end à Venise offert par notre partenaire Derby Assurance, ainsi que des couvertures offertes par Baileys. Il suffit de s’inscrire avant le 29 janvier.

QUELLES SONT LES NOUVEAUTES DE L’EDITION 2013 ?

Tout d’abord, nous avons décalé la date du week-end pour ne pas tomber en même temps que le Prix d’Amérique, un événement qui intéresse tout le monde des courses. D’autre part, j’ai demandé à chaque haras de se rapprocher d’un producteur de produits du terroir, et qu’il installe un stand sur le haras. Nous avons reçu une subvention du Conseil régional grâce à l’intervention du Syndicat des éleveurs, et il nous apparaît logique et important de renvoyer l’ascenseur. Cette manifestation est un moyen de promouvoir notre région, et les visiteurs devraient apprécier la dégustation de produits typiques de la Normandie. Enfin, le département propriétaires de France Galop a organisé un minibus qui part le matin de Deauville et qui va permettre à une bonne dizaine de personnes de parcourir les haras au cours du week-end.

ATTENDEZ-VOUS EGALEMENT DES ELEVEURS ETRANGERS ?

L’an dernier, ils représentaient déjà entre 20 et 30 % des visiteurs. Grâce à l’aide précieuse que nous apporte le F.R.B.C. et particulièrement Anne Delhom, nous en attendons encore plus cette année.

PENSEZ-VOUS AVOIR MONTRE LA VOIE A DES EVENEMENTS COMME LES SALONS DU LION-D’ANGERS OU DE MOULINS ?

Bien que différents dans leur forme, car les étalons se déplacent sur le lieu des salons, ces manifestations sont issues de la même dynamique qui nous anime, c’est-à-dire se fédérer et bouger pour proposer un service aux éleveurs et mettre en valeur nos étalons.