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Jour de Galop

JOUR DE GALOP

Thurles (ie) - matty ryan memorial kinloch brae chase (gr2) quito de la roque revient dans la course au gold cup

Autres informations / 18.01.2013

Thurles (ie) - matty ryan memorial kinloch brae chase (gr2) quito de la roque revient dans la course au gold cup

L’élève

de Robert Mongin Quito de la Roque, fils de l’étalon d’Etreham Saint des

Saints, n’avait plus gagné depuis le 5 novembre 2011. Il accrochait alors à son

tableau de chasse le Champion Chase (Gr1) de Down Royal. De ce fait, lors de la

précédente saison d’obstacle angloirlandaise tous les observateurs

en

parlaient comme d’un cheval de Cheltenham Gold Cup (Gr1). Mais le pensionnaire

de Colm Murphy a connu des soucis de santé qui l’ont contraint à s’éloigner des

pistes. Absent du 28 décembre 2011 au 3 novembre 2012, il a mis du temps à

redevenir compétitif. C’est chose faite, comme il nous l’a prouvé dans le Matty

Ryan Memorial Kinloch Brae Chase (Gr2). Après trois sorties de remise en route,

au cours desquelles il nous a laissé sur notre faim, Quito de la Roque a gagné

le sixième Groupe de sa carrière, dans le style d’un excellent sauteur. On a

retrouvé le vrai Quito de la Roque ! Reste à savoir ce que compte faire Colm

Murphy avec son protégé. Il a expliqué à la presse anglaise : « Il a eu sa part

de problèmes ! Ce n’était pas grave, mais ils nous ont obligés à le reprendre à

zéro. Il n’a pas si mal couru en début de saison, mais les choses ne se sont

pas bien passées pour lui. À Aintree, le rythme de la course a été trop élevé.

Il va être engagé dans plusieurs compétitions et nous effectuerons notre choix

entre toutes ces épreuves ultérieurement. Il n’a pas trop de possibilités

d'engagement. Le "Hennessy" et le Gold Cup sont à son programme. Il

pourrait être aussi un cheval de Grand National. Nous allons pouvoir rêver un

moment… » Reste à savoir ce que compte faire Colm Murphy avec son protégé. Il a

expliqué à la presse anglaise : « Il a eu sa part de problèmes ! Ce n’était pas

grave, mais ils nous ont obligés à le reprendre à zéro. Il n’a pas si mal couru

en début de saison, mais les choses ne se sont pas bien passées pour lui. À

Aintree, le rythme de la course a été trop élevé. Il va être engagé dans

plusieurs compétitions et nous effectuerons notre choix entre toutes ces

épreuves ultérieurement. Il n’a pas trop de possibilités d'engagement. Le

"Hennessy" et le Gold Cup sont à son programme. Il pourrait être

aussi un cheval de Grand National. Nous allons pouvoir rêver un moment… » Quito

de la Roque a constamment évolué à trois quarts de longueur de son compagnon de

couleurs, le "FR" Roi du Mée (Lavirco). Efficace dans ses sauts, il a

durci la course au bout de la ligne d’en face et seul Roi du Mée a pu le

suivre. Mais, une fois le dernier fence franchi, il a dû laisser filer Quito de

la Roque, lequel est reparti avec de l’action pour laisser Roi du Mée à plus de

six longueurs. Le jumelé de cette épreuve est donc à mettre au crédit de l’élevage

français.

 LA GENESE DE "QUITO" PAR SON ELEVEUR

ROBERT MONGIN

Quito de

la Roque a été élevé, comme son label l’indique, par le Normand Robert Mongin,

également éleveur de Salder Roque (Muhtathir), gagnant du Prix Alain du Breil

(Gr1). Quito de la Roque a été vendu très tôt à Jacques Cherel, le frère de

l’entraîneur mansonnien, alors que le poulain était encore foal. Son éleveur

nous avait raconté son histoire, après sa victoire de Down Royal. « J’avais

acheté la mère de Quito à Deauville, après la vente, parce que personne n’en

voulait. Elle était vide après avoir donné deux produits de Mansonnien, dont

Kazal, un multiple gagnant de Groupes. À l’époque j’avais Officiel qui faisait

la monte à la maison, alors la question du croisement ne se posait pas, mais le

poulain s’est accidenté avant de voir un champ de course. Je suis situé à côté

du haras d’Etreham et, l’année suivante, un étalon qui me plaisait y a fait son

entrée, Saint des Saints. J’aimais beaucoup son "papier" maternel,

c’était sa première saison de monte et je voulais tenter le coup. C’est comme

ça que "Quito" a vu le jour. Jacques Cherel me l’a acheté et l’a

ensuite vendu en Irlande. » Parti pour la verte Erin, donc, il a été longtemps

attendu, avant d'effectuer ses débuts à l’âge de 5ans. Le grand bai a été

acheté par Michael O’Leary, dont le nom rime avec la compagnie aérienne low

cost Ryanair.

MOODY

CLOUD, UNE BONNE JUMENT D’AUTEUIL

Moody

Cloud (Cyborg) est la mère de Quito de la Roque. Elle était autrefois entraînée

par Jean Dasque et faisait partie des meilleurs de sa génération sur les gros

obstacles à 4ans. Elle avait notamment pris la deuxième place du Prix Jean

Stern (Gr2) en étant seulement dominée d’une demi-longueur par Le navire, futur

deuxième du Prix Ferdinand Dufaure (Gr1) de Parika. Au haras, Moody Cloud s’est

révélée une bonne reproductrice, mais a connu des problèmes. « Elle avait du

mal à élever ses poulains, confiait Robert Mongin, elle faisait des mammites

[inflammation des mamelles, ndlr], alors il fallait donner beaucoup de

compléments alimentaires à ses produits. Quand je l’ai achetée, elle était vide

et il fallait s’y reprendre pour qu’elle prenne. Je l’ai ensuite vendue pleine

de Cut Quartz en Irlande. Elle a donné ce poulain qui a débuté victorieusement

et, ensuite, sa production a disparu. »