Apres l'ecurie seconde chance, sylvain martin lance  poulinieres.com

Autres informations / 02.02.2013

Apres l'ecurie seconde chance, sylvain martin lance poulinieres.com

Il y a

une vie pour les chevaux après les courses. Depuis cinq ans, Sylvain Martin se

bat pour donner une seconde chance et une nouvelle vie aux chevaux réformés des

courses, grâce à l’Écurie Seconde Chance. Cette association est aujourd’hui

bien connue du milieu des courses hippiques, et aussi du monde équestre,

beaucoup d’anciens compétiteurs y trouvant une nouvelle carrière. Fort du

succès de l’Écurie Seconde Chance, réussite due à un travail acharné et à une

passion sans faille, Sylvain Martin décide d’aller encore plus loin. Il a

officiellement lancé, il y a une semaine, le site www.poulinieres.com.  Pour résumer l’idée, il s’agit de récupérer

des juments sortant de l’entraînement, 

possédant un bon capital génétique, 

puis de les revendre à un prix attractif en vue de l’élevage. Les

éleveurs seront conseillés sur les meilleurs croisements possibles et resteront

en partie propriétaires des poulains qui iront en compétition. Développer

l’élevage et faire naître des vocations, tel est le but.

DANS LA

CONTINUITE DE L'ECURIE SECONDE CHANCE

À

l’origine de ce projet, Sylvain Martin nous a expliqué : « Grâce à l'Écurie

Seconde Chance, qui reste encore mon activité principale, je suis en contact

avec des entraîneurs et des éleveurs. Et j’ai constaté quelque chose : de plus

en plus d’éleveurs se sentent seuls. Ils sont mal conseillés, ne se sont pas

adaptés aux nouvelles donnes du marché. Les méthodes de travail qui

fonctionnaient il y a quinze ans ne marchent plus aujourd’hui. La jumenterie

des petits éleveurs n’est plus adaptée, et beaucoup finissent par vendre à

l’étranger et arrêtent. Et ils vieillissent. Alors qu’il y a de plus en plus de

courses, on risque de se retrouver en pénurie de chevaux. De même, si on regarde

les ventes, c’est une clientèle de plus en plus internationale qui investit.

Les petits éleveurs français n’ont pas forcément les moyens d’acheter là-bas.

».

PROPOSER

DE BONNES JUMENTS A UN PRIX ABORDABLE

Avant

tout, Sylvain Martin souhaite proposer des juments qui possèdent du

"papier" : « Plutôt que de reconvertir certaines juments ayant un bon

potentiel d’élevage, via l’Écurie Seconde Chance, j’ai décidé d’exploiter leur

potentiel en créant poulinieres.com. On choisit des poulinières qui ont au

moins un frère avec du black type dans la première génération de la lignée

maternelle, au pire dans la deuxième génération, et elles sont vendues à des

prix oscillant entre 1.000 € et 4.000 €. Le but n’est pas de mettre en

difficulté nos éleveurs. Thierry Grandsir s’occupe de l’étude du pedigree et

propose des croisements adaptés pour faire naître de bons chevaux de course. »

Mais le but est aussi de créer des vocations de propriétaires. « Les éleveurs

doivent rester en partie propriétaires des chevaux. Nous voulons développer des

vocations et accompagner les nouveaux propriétaires du début à la fin. Je crois

profondément aux propriétaires-éleveurs amateurs, et porter les deux casaques

permettra peut-être de donner l’amour des courses à de nouvelles personnes. »

UNE VISION

ETHIQUE DES COURSES

L’Écurie

Seconde Chance a permis de mettre en contact le monde des courses et le monde

équestre : « Je crois qu’on a trop souvent parlé de rentabilité et d’argent

dans les courses. Or, il faut mettre en avant ce qui en est, en fait, le centre

: l’amour de nos chevaux. Il faut remettre de l’éthique dans les courses !

C'est comme cela que de nouvelles personnes s’y intéresseront. Après, il faut

que ce soit fait de façon réfléchie, avec un bon accompagnement. C’est ce que

nous proposons. Je suis gérant du projet, mais je ne garde pas d’argent pour

moi. Tout est réinvesti pour développer l’association et nos installations. »

Sylvain Martin sera par ailleurs présent sur la Route des Étalons pour parler

de ce nouveau projet. « Nous avons commencé il y a un an, et poulinieres.com

est devenu officiel il y a une semaine. Les premiers retours sont positifs,

même si, évidemment, il faudra attendre que les poulains commencent la

compétition. Nous sommes ouverts à toutes remarques qui peuvent nous permettre

d’avancer. Nous serons présents ce week-end sur la Route des Étalons, notamment

aux Haras de la Cauvinière, de Grandcamp, de la Hêtraie et du Mézeray. Nous

allons, bien sûr, aller voir aussi les petits étalonniers.»