Retour sur une experience qatarienne reussie avec sylvain ruis

Autres informations / 27.02.2013

Retour sur une experience qatarienne reussie avec sylvain ruis

Quelques

minutes après avoir été battu d’un rien dans un handicap, le jockey français a

évoqué pour nous son expérience au Qatar. Il est sur place depuis le mois

d’octobre 2012 et y obtient de bons résultats. Avant la fin d’année 2012,

Sylvain Ruis a décidé de tenter une expérience internationale au Qatar, où il a

débarqué début octobre. Une décision réfléchie et motivée par Georges

Mikhalides, qui l’a fait venir de France. « C’est lui qui m’a appelé pour me

proposer de venir, nous a raconté Sylvain Ruis. Il m’a apporté beaucoup. C’est

un entraîneur très professionnel, qui ne met pas la pression aux ordres et s’il

a quelque chose à dire, il n'hésite pas. En 2012, en France, j’avais réalisé

une saison correcte. J’étais même deuxième tête de liste des meetings d’hiver

de Cagnes et de Deauville en termes de victoires. Mais cela ne suffit pas une

fois que la saison reprend, au printemps. Plutôt que de refaire ces mêmes

meetings cet hiver, j’ai pensé que ce serait une bonne idée de venir travailler

ici ; c’était une proposition intéressante. » Cinq mois plus tard, Sylvain Ruis

compte ici une vingtaine de gagnants ainsi que deux Grs1 PA et un Gr2 PA à son

tableau de chasse. Aujourd’hui, Georges Mikhalides a été remplacé par Jassim

Ghazali, qui gère une écurie d’environ 150 chevaux. C’est l’un des

topentraîneurs au Qatar, avec Alban de Mieulle et Julian Smart. Mais s’il a le

nombre, Jassim Ghazali n’a pas encore la même qualité de chevaux que celle des

entraîneurs locaux les plus connus. Ici, Sylvain Ruis a découvert d’autres

méthodes, mais aussi une autre vie : « Le matin, je travaille de 2 heures à 5

heures. Au début, il faut s’y adapter. La vie est également différente de celle

que l'on connaît en France. Mais finalement, avec seulement deux ou trois jours

de courses par semaine, on se retrouve avec plus de temps libre. De plus, la

pression est moindre, car on est moins sollicité et les déplacements sont

limités. Ici, le niveau est très compétitif, avec des jockeys internationaux

qui viennent pour l’hiver et d’autres qui montent à Doha et à Meydan. » Sylvain

Ruis sera de retour en France au mois d’avril. Cette expérience qatarienne, il

la qualifie de « bénéfique. J’ai vu de nouvelles choses ici et j’ai pu monter

des chevaux arabes, ce que j’avais très peu l’habitude de faire dans

l'Hexagone. Ce n’était pas ma spécialité et cela change complètement! J'ignore

encore si je reviendrai l’hiver prochain, mais cet hiver au Qatar m’a beaucoup

apporté. »