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Jour de Galop

JOUR DE GALOP

Willywell, un gage de solidite

Autres informations / 02.02.2013

Willywell, un gage de solidite

WILLYWELL

(JIMBLE & BASILISSA, PAR GAY MINSTREL) - HARAS DES CHATAIGNIERS (71) -

1.500 € HT POULAIN VIVANT

Willywell

(Jimble) a une place particulière dans le coeur de Jean-Pierre Gauvin. Élevé

par son père, Henri, dont il défendait les couleurs, Willywell a été l’un des

chevaux qui ont révélé l’entraîneur. Après une longue et fructueuse carrière de

courses, Willywell entre au haras des Châtaigniers, au Rousset (71), chez

Xavier Breteaud. « Suite à sa deuxième place acquise à Marseille, le cheval est

rentré à la maison avec une petite entorse, raconte Jean-Pierre Gauvin. Je me

suis dit que c’était le moment qu’il prenne sa retraite sportive, même si sa

convalescence s’est tellement bien passée que j’ai encore un peu hésité ! Mais

il allait prendre 11ans, et les époux Breleaud, avec qui je travaille depuis

quelques années, étaient intéressés par le cheval. Ils ont créé leur structure

récemment, et Willywell sera leur premier étalon. Je pensais qu’il serait mieux

en Saône-et-Loire, au coeur d’une région riche en juments AQPS, et pas trop

loin de chez moi, plutôt que perdu en Normandie… »

VITESSE

ET TENUE

Willywell

se retire avec 13 victoires et 37 places en 75 sorties. Il a su passer le cap

des gros handicaps et s’imposer au niveau Listed (Prix du Ranelagh, Prix

Lyphard et Vase d’Argent), À 5ans, il s’est même placé deuxième de La Coupe

(Gr3) à Longchamp, après avoir attaqué l’élite dans le Prix d’Ispahan (Gr1),

terminant quatrième de Manduro (Monsun), Turtle Bowl (Dyhim Diamond) et Stormy

River (Verglas). « Ce jour-là, il a trouvé du terrain très lourd, auquel son

action rasante ne le prédisposait pas. Il aurait pu terminer troisième avec de

meilleures conditions, explique encore Jean-Pierre Gauvin. Il aurait mérité de

gagner son Groupe. En début de carrière, il courait entre 1.600 et 2.000m, et a

pu être allongé jusqu’à 2.400m plus tard, quand il est devenu moins brillant.

C’était un cheval très gentil, mais avec beaucoup d’influx. Comme sa mère, qui

a gagné de 1.000 à 2.400m, il associe vitesse et tenue. Et, bien sûr, c’était

un cheval sain, très dur, ce qui lui a permis de durer aussi longtemps. »

Willywell devrait attirer les éleveurs

d’AQPS

notamment, mais le cheval peut aussi réussir en plat. D’ailleurs, Jean-Pierre

Gauvin a prévu de le soutenir, en envoyant les quelques poulinières qu’il

possède, puis en surveillant de près ses produits sur le marché… « Il est

possible que Lillywell (Ballingarry), une fille d’une Nonantaise, le rencontre

cette année», précise Jean-Pierre Gauvin.

UNE

SOUCHE QUI A DONNE DE BONS GAGNANTS EN OBSTACLE

Côté

origines, Willywell est un fils de Jimble (Double Bed) qui, comme lui, a eu une

carrière de course particulièrement longue. Il s’est en effet produit de 2 à

8ans, disputant 104 courses, pour 24 succès et 39 places ! Il a gagné à la fois

en plat, dès l’âge de 2ans et sur 2.000m, en haies et steeple. S’il n’a pas

brillé au niveau des courses principales, c’est surtout sa dureté qui ressort

de son palmarès. Et son entrée au haras est certainement en rapport avec sa

généalogie, puisque c’est le propre frère de Jim and Tonic, hongre quant à lui,

modèle de longévité et lauréat des plus grandes courses dans le monde entier,

comme le Dubai Duty Free, le Queen Elizabeth II Cup, le Hong Kong International

Bowl (Grs2) et le Hong Kong Cup (Gr1), ainsi que les Prix Perth (Gr3, par deux

fois), Chemin de Fer du Nord et Coupe de Maisons-Laffitte (Grs3). Willywell est

le meilleur produit de Jimble, qui a aussi donné Kimble, lauréat de plusieurs

courses à conditions, ou bien Jim de Fleur, bien connu dans les handicaps. Basilissa

(Gay Minstrel), la mère de Willywell, a remporté 7 de ses 61 sorties, mais à un

niveau moindre que celui de son fils. Sa meilleure performance reste un succès

dans un handicap à Vichy. Morte fin 2005, elle n’a eu le temps de produire que

cinq poulains, dont Aquaturbo (Northern Crystal), gagnant de trois courses

plutôt modestes. Basilissa est une soeur de Fayolia (Tip Moss), bonne gagnante

à Auteuil (Prix de Longchamp, par deux fois), et de Lucia Santa (Mollicone

Junior), deuxième du Prix André Michel (L), également sur les haies. Plus loin

dans le pedigree du cheval, on trouve du black type, via sa quatrième mère, Tropic

Star, lauréate des Pretty Polly Stakes et mère de Tropical Cream (Creme dela

Creme), gagnante des Prix Cléopâtre (Gr3) et d’Aumale ("L" à

l’époque). Tropical Cream a produit Tropicaro (Caro), lauréate du Prix Marcel

Boussac et deuxième du Prix Saint-Alary (Grs1).