Cheltenham (gb), david nicholson mares’ hurdle (gr2) : la legende quevega barre le chemin du succes a une grande sirene d’ainay

Autres informations / 13.03.2013

Cheltenham (gb), david nicholson mares’ hurdle (gr2) : la legende quevega barre le chemin du succes a une grande sirene d’ainay

On y a

cru ! Lorsque la française, Sirène d’Ainay (Dom Alco), est entrée en tête dans

la ligne droite finale du David Nicholson Mares’ Hurdle (Gr2), tout le clan

tricolore a poussé la pensionnaire d’Emmanuel Clayeux. À l’inverse, les Anglais

restaient silencieux. La favorite de tout un peuple, Quevega (Robin des Champs),

avait encore beaucoup de terrain à combler. Mais, comme à ses plus beaux jours,

elle se faufilait entre ses rivales, avec des ressources. Les « Come on Quevega

! » ont alors grondé. Cependant, c’est bien Sirène d’Ainay qui avait la course

en main, après être rentrée avec du gaz dans la ligne droite. Courageuse, elle

a tout donné, faisant galoper la championne Quevega qui a tracé une fin de

course fulgurante, dont elle a le secret. Et en dépit d’une faute en fin de

parcours, l’élève de Pierre Rives est repartie sur le plat pour prendre la

mesure, très sûrement, de Sirène d’Ainay, excellente deuxième. L’élevage

français a donc signé le jumelé dans ce Mares’ Hurdle, de même que la race AQPS

et l’Allier. De fait, les deux premières sont nées à vingt kilomètres de

distance dans cette région. Quevega demeure une grande jument, certainement

l’une des plus grandes ayant évolué à Cheltenham. Et, grâce à cette cinquième

victoire dans le Mares’ Hurdle, elle devient, avec Golden Miller, cinq fois

lauréat du Cheltenham Gold Cup (Gr1) de 1932 à 1936, la deuxième légende de

Prestbury Park. « Que puisje dire après cela, a avoué Willie Mullins,

entraîneur de Quevega. Je suis absolument heureux pour la jument. Elle est si

précieuse, si bonne, nous avons de la chance de l’avoir. Ruby [Walsh, son

jockey, ndlr] lui a donné une très bonne course. Il n’a pas paniqué quand elle

s’est montrée fautive et cela lui a permis de gagner. Elle n’est pas la plus

simple à entraîner cependant : lorsque cela ne va pas, elle n’est pas du tout

contente. Je l’ai beaucoup travaillée à la maison. La jument française nous a

donné du fil à retordre mais nous avons vraiment bien couru. On ne peut pas

rêver d’une gagnante de cinq millésimes au festival. J’ai lu des articles sur

Golden Miller quand j’étais enfant, et je sais que c’est un cheval qui marque

une vie. C’est un privilège de voir Quevega comparée à ce cheval. »

QUEVEGA,

UN ACHAT DE PIERRE BOULARD

Rencontré

dans le rond des vainqueurs, après le succès de Quevega, qu’il a achetée, le

courtier Pierre Boulard nous a raconté : « J’avais acheté Quevega à 3ans, après

qu’elle avait gagné trois courses en plat. Mais elle était petite et lorsque

Willie [Mullins] l’a vue arriver… Elle ne toisait qu'un mètre soixante. Au

final, heureusement qu’il l’a prise quand même, sinon, nous n’aurions pas vécu

de telles émotions. Je n’en dormais pas de la nuit, mais dès qu’elle a

travaillé, elle s’est montrée plaisante. Cela tient à peu de chose parfois…»

UNE

PREMIERE REUSSIE POUR EMMANUEL CLAYEUX…

Pour la

première fois, Emmanuel Clayeux se déplaçait à Cheltenham et pour la première

fois, il y présentait un partant. La deuxième place de Sirène d’Ainay l’a

comblé. Il nous a avoué : « Elle est formidable ! J’avais dit à son jockey

[Jonathan Plouganou] de partir plus en retrait qu’à l’accoutumée. Elle a bien

suivi le train, puis, après, il y a eu un lâcher qui l’a gênée. Mais elle s’est

donnée à fond. J’avais décidé, l’an dernier, qu’elle irait à Cheltenham,

puisqu’il faut un cheval de fer pour réussir ici. Je pensais bien que la piste

lui conviendrait. Cela donne envie de revenir l’année prochaine…» L’élève de

Stéphane Milaveau vous donne donc rendez-vous en 2014.

…ET POUR

JONATHAN PLOUGANOU

Comme

Emmanuel Clayeux, Jonathan Plouganou découvrait l’hippodrome de Cheltenham et

pour une première, il a failli réussir l’exploit. Le pilote français a monté

une course parfaite sur Sirène d’Ainay et il est simplement tombé sur une

jument d’exception. Il nous a confié : « Je ne voulais pas être devant si

longtemps, mais elle sautait très bien, gagnant du terrain sur les obstacles.

Elle court très bien. J’avais regardé des vidéos pour appréhender un peu la

piste, cependant, ce n’est pas la même chose que lorsque l’on fait le tour à

pied. Puis à cheval. Après, c’est tout un ensemble qu’il faut gérer. » Au sujet

de l’ambiance, il nous a précisé : « Ce sont vraiment de grandes sensations… Il

faudra que je revienne ! »