Cheltenham (gb) : world hurdle (gr1) : le talent de solwhit et l’ombre de big buck’s

Autres informations / 15.03.2013

Cheltenham (gb) : world hurdle (gr1) : le talent de solwhit et l’ombre de big buck’s

Dans le

tournant final du World Hurdle (Gr1), l’ombre du crack Big Buck’s (Cadoudal) a

plané. De fait, le "FR" Solwhit (Solon) se lançait à la poursuite de

Celestial Halo (Galileo), lequel porte les couleurs de la famille Stewart et

défend l’entraînement de Paul Nicholls, comme Big Buck’s. Impossible donc de ne

pas avoir l’image du crack en tête. D’autant que Solwhit est français et qu’à

ce moment du parcours, il a les ressources pour viser la victoire. Le tournant

de la course, pour lui, a été le saut de la dernière claie. Il l’a parfaitement

négocié, à l’inverse de Celestial Halo qui s’est montré fautif. Même si ce

dernier s’est relancé, il ne pourra remonter Solwhit, d’autant que le cheval

qui franchit la dernière difficulté en tête, à Cheltenham, a 90 % de chances

d’aller au bout. Ce qui s’est confirmé avec Solwhit, qui a pris l’avantage très

nettement, pointant les oreilles une fois devant les tribunes bondées, pour finalement

continuer dans son action et remporter son septième Gr1, le plus beau. Bien que

vainqueur sur 4.200m, Solwhit a surtout été vu sur 3.200m, aussi les 4.800 du

World Hurdle pouvaient lui paraître un peu longs. Son pilote, Paul Carberry,

frère de Philip, ainsi que le terrain très souple, lui ont toutefois permis de

réaliser sa meilleure performance. L’élevage français a donc gagné et conservé

son titre, même si l’on attendait plutôt Rêve de Sivola (Assessor), finalement

quatrième après avoir paru battu en haut de the hill, la côte du tournant

final.

Dans l’entourage de l’entraîneur irlandais de Solwhit, Charles Byrnes, la joie

était de mise. Le professionnel a expliqué : « Nous n’avons jamais perdu notre

foi en lui. Dans le passé, il a tout de même été capable de lutter avec

Hurricane Fly. La saison dernière, il avait eu des soucis et n'était dans

l'état de forme que nous aurions souhaité. Nous avons toujours pensé qu’il

pouvait tenir la distance et toute l’équipe de l’écurie a fait un immense

effort pour l’emmener à ce niveau. Paul était le jockey idéal pour lui. Pour ce

qui est du programme du cheval, il devrait de nouveau courir l'Aintree Hurdle

(Gr1), qu'il a déjà gagné. » Solwhit a été élevé par le haras de Préaux et

défend les couleurs du Top of the Hill Syndicate, composé de quatre habitant de

Wexford.

ACHETE

AU PRINTEMPS DE SES 3ANS

En

France, Solwhit a défendu les couleurs de Sophie Lardot et l’entraînement de

Claude Dondi, avant d’être vendu suite à sa victoire dans le Prix Verdi à

Enghien. Il était alors âgé de 3ans.

ELEVE EN

FRANCE, MAIS ENTRAINE EN IRLANDE : LA FIERTE DE PAUL CARBERRY

Jockey

de Solwhit, Paul Carberry a eu cette formule amusante après sa victoire : « Les

anglais ont longtemps dominé cette course, bien que le cheval français Baracouda

se soit également imposé. Je suis donc heureux d’avoir monté un gagnant de

World Hurdle entraîné en Irlande. » Blessé au tendon et au ligament, Paul

Carberry a néanmoins pu monter, avec l’aval des médecins, ce qui a doublé sa

joie.

UNE

FAUTE QUI COUTE CHER A CELESTIAL HALO

S’il ne

s’était pas montré fautif, Celestial Halo aurait pu, peut-être, l’emporter et

faire perdurer la réussite de Big Buck’s. « Je suis vraiment très content, a

confié Paul Nicholls, qui n’a sellé, pour le moment, aucun vainqueur au

festival 2013. Si Big Buck’s n’avait pas été dans mon écurie, j’aurais couru

Celestial Halo plus tôt dans ce genre de course. C’est un cheval incroyable qui

progresse tout le temps. Sans Big Buck’s, Celestial Halo va donc courir à

Aintree, un hippodrome qui lui plaira, ainsi qu'à Punchestown. »

PROCHE

D'UN TRIO FRANÇAIS

Les

français se sont bien comportés dans ce World Hurdle, prenant les première,

troisième et quatrième places. De fait, Smad Place (Smadoun), troisième, a été

élevé par Éric et Maryse Aubrée. Sollicité dès la cuvette, comme Rêve de

Sivola, il a eu le même courage pour aller chercher une place. Et même toiser

Rêve de Sivola, tout à la fin. « Il a tracé une excellente course, sautant très

bien, a dit son mentor, Alan King. Il pourrait maintenant courir à Aintree. Il

fera un excellent novice sur le steeple, l’année prochaine. » Quatrième donc,

Rêve de Sivola s’est fait absorber dans le tournant, avant de se relancer. La

tactique de son jockey, Richard Johnson, de mener la chasse derrière Bog Warrior

(Strategic Choice) lui a sans doute coûté de l’énergie pour la fin de course.

Il a néanmoins fait sa course et donné sans compter.