Compiegne dans les starting-blocks

Autres informations / 09.03.2013

Compiegne dans les starting-blocks

À

quelques jours de la première réunion de l’année sur l’hippodrome de Compiègne,

Antoine Gilibert, son Président, détaille les grands rendez-vous de 2013 au

Putois. Mais l’homme est aussi administrateur de France Galop et, à ce titre,

il s’exprime sur les défis que doit relever l’Institution.

JOUR DE

GALOP - LUNDI, L’HIPPODROME DU PUTOIS ROUVRE SES PORTES. COMMENT SE PRESENTE

CETTE NOUVELLE ANNEE DE COMPETITION A COMPIEGNE ?

Antoine

Gilibert. - Après quelques mois de repos, il est toujours agréable d’ouvrir nos

portes, dans notre cadre incomparable. Vint et une réunions sont programmées

cette année à Compiègne, dont dix-neuf réunions Premium, en plat et en

obstacle. Nous organisons trois grandes journées portes ouvertes, avec des

animations destinées au public qui est accueilli gratuitement. Elles auront

lieu le 25 juin, avec l’étape du Défi du Galop, le 27 juillet, avec la fête de

l’hippodrome, et le 9 novembre, pour l’étape du Crystal Cup. Pour la première

fois depuis son existence, Compiègne va recevoir une course de Groupe, le Prix

Daphnis, le 1er juillet. Même si cette affectation est due au festival

Solidays, qui a eu lieu le même jour à Longchamp, nous allons tout faire pour

que cette épreuve reste chez nous ! J’y vois, de la part de France Galop, une

reconnaissance de nos efforts et de nos travaux depuis une dizaine d’années.

QUELLES

SONT LES NOUVEAUTES POUR 2013 ?

Dans les

jours qui viennent, la société va se doter d’un écran géant. C’était une

demande de la part du public, parfaitement justifiée, notamment pour les

courses de steeple ou de cross où certains passages étaient difficiles à suivre

depuis les tribunes. Nous avons également refait la salle d’accueil destinée

aux personnels des écuries.

COMPIEGNE

EST UN HIPPODROME APPRECIE PAR LES PROFESSIONNELS, QUI VIENNENT NOTAMMENT Y

TRAVAILLER LEURS BONS CHEVAUX…

En

obstacle, les entraîneurs n’hésitent pas à courir leurs bons chevaux à

Compiègne, souvent considéré comme un tremplin pour Auteuil. En plat, il est

vrai que beaucoup d’entraîneurs viennent sur l’hippodrome pour y faire des

galops publics. Je me souviens notamment de celui de Makfi, juste avant son

succès dans le Prix Jacques le Marois. La piste monte, et elle est donc très

utile dans la préparation des chevaux. Nous sommes toujours ouverts à ce genre

de demandes. Nous sommes à la disposition des professionnels et de

l’Institution, d’une façon générale…

COMMENT

SE COMPOSE L’EQUIPE AVEC LAQUELLE VOUS TRAVAILLEZ ?

Notre

hippodrome est géré comme une entreprise, bien que nous soyons une association

sans but lucratif. Nous travaillons avec un effectif réduit, mais très

efficace, de sept personnes qui ont, par exemple, réalisé dans leur atelier un

mirador de six mètres de haut pour les caméras.

VOUS

ETES EGALEMENT ADMINISTRATEUR DE FRANCE GALOP. QUEL REGARD PORTEZ-VOUS SUR LA

SITUATION ACTUELLE QUE VIVENT LES COURSES ?

Je

regrette la "guéguerre" entre entraîneurs parisiens et provinciaux,

ou entre grands et petits haras qui, en cette période de crise, me semble

ridicule et stérile. Nous n’arriverons à rien si nous ne sommes pas unis. Nous

devons faire face à des problèmes sérieux et urgents. Dialoguons de manière

positive au lieu de toujours critiquer. Faisons des propositions et partageons

nos idées auprès de France Galop. En tant qu’administrateur de France Galop, je

me réjouis que nous ayons un président omniprésent, gros travailleur et à l’écoute

de tous. Au sein du conseil d’administration, nous sommes unis et conscients

des nombreux problèmes posés à l’Institution. Je peux vous assurer que nous ne

freinons pas, mais tout ne peut pas se régler en même temps (certaines

mauvaises situations perdurant depuis des années), tout sera abordé sans

exception. Nous avons tous conscience qu’il y a urgence et que nous ne pouvons

pas reculer. N’oublions pas que France Galop a beaucoup d’atouts, ce qui est

reconnu partout. Allons tous dans le même sens. Allons unis de l’avant. C’est

notre devoir et notre responsabilité.