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Jour de Galop

JOUR DE GALOP

Rock of nassau n’a pas tremblé

Autres informations / 17.03.2013

Rock of nassau n’a pas tremblé

Favori et seul cantilien au départ du Grand Prix de Marseille-Vivaux - Prix Gaston Deferre (A), Rock of Nassau (Rock of Gribaltar) n’a laissé aucun des chevaux locaux ou du Centre-Est l’approcher dans la phase finale. Deuxième d’un autre Grand Prix cet hiver, celui de la Riviera (L), à Cagnes-sur-Mer, Rock of Nassau possède une vraie aptitude à cette piste de Vivaux. En six sorties, il y compte quatre victoires et deux deuxièmes places, sur des distances allant de 1.500m à 2.000m. Après ce Grand Prix, Rock of Nassau devrait maintenant tenter de s’attaquer à un autre challenge, le Défi du Galop, comme nous l’a indiqué son entraîneur, Xavier Nakkachdji : « La performance de Rock of Nassau dans le Grand Prix de la Riviera était pour moi très significative. Le lot tenait la route et il avait tout de même tenu tête à Don Bosco, même si ce dernier faisait une rentrée et rendait du poids. Je trouve d’ailleurs que cet hiver, à Cagnes-sur-Mer, Rock of Nassau a fourni des valeurs remarquables, les meilleures de sa carrière. Cela, plus son aptitude à Marseille-Vivaux, faisait de lui un favori justifié dans ce Grand Prix. Tout s’est déroulé comme prévu et comme lors de chacun de ses succès, Rock of Nassau ne doit rien à personne. Il a beaucoup d’abattage, va devant, avec tout le monde qui veut son sillage. Chacune des victoires de Rock of Nassau récompense le travail de toute l’équipe, car il a fallu trouver les bons boutons avec ce cheval qui n’est pas toujours évident à gérer. L’avenir avec lui s’inscrit dans le Défi du Galop. C’est un cheval polyvalent, capable d’être compétitif sur un large éventail de distances. Je le pense même capable d’aller sur 2.400m. Avec lui, l’impératif est de trouver du bon terrain. Il voyage bien et s’adapte à de multiples profils de pistes, alors il peut réussir dans ce challenge. » Le style des succès de Rock of Nassau pourrait également faire penser que c’est un cheval capable de réussir de grandes choses aux États-Unis. À ce propos, son entraîneur a ajouté : « Les États-Unis ? On a aussi cette idée-là. Pourquoi pas, cela pourrait être tenté. Mais cela peut aussi nous fermer des portes en France, alors il faut y réfléchir. Et puis, je sais que cela paraît idiot à première vue de dire cela, mais Rock of Nassau ne tourne pas à gauche. Corde à gauche, il ouvre toujours la corde pour finir et il faut le laisser pencher pour finir, comme les trotteurs, car même en penchant, il continue d’accélérer. Quand il a gagné à Nancy, corde à droite, il a tenu le rail jusqu’au bout et on ne pouvait pas glisser une feuille de papier à cigarette entre lui et les fusains. Ceci dit, c’est un cheval vite, fort et costaud et, à le voir courir, il fait penser à un cheval de Dirt. Alors oui, forcément,  on est en droit de penser qu’il pourrait réussir aux États-Unis, corde à gauche. On va y penser avec son propriétaire, Louis Duquesne, un propriétaire remarquable, jeune et passionné. » Du côté de son pedigree, Rock of Nassau possède des origines de vitesse côté maternel, ce qui a pu tromper son plan de carrière à un moment donné. Sa mère, Solosole, est par l’américain Gulch et elle est une fille de Only Seule. Cette origine Wertheimer se rattache à Occupandiste, impressionnante, Only Answer et Only Green notamment. Rock of Nassau est également un oncle de Meneas (American Post), lauréat l’an dernier du Critérium du Fond Européen de l’Élevage (L).