Prix leon rambaud (gr2) : gemix, la metamorphose d’un champion

Autres informations / 28.04.2013

Prix leon rambaud (gr2) : gemix, la metamorphose d’un champion

Gémix

(Carlotamix) est un vrai champion. Mais un champion qu’il a fallu façonner pour

qu’il fasse Auteuil sans finir sur les rotules. Son mentor, Nicolas Bertran de

Balanda, ainsi que toute son équipe, a effectué un excellent travail avec le

cheval de la famille Teboul. Ce travail a payé et Gémix a progressé, comme le

remarquait son entraîneur, après sa première place dans le Prix Léon Rambaud

(Gr2) : « Aujourd’hui, sa victoire est encore meilleure que celle du Prix

Hypothèse (Gr3), car ses rivaux ne l’ont pas laissé partir. Ils ont galopé à

côté de lui et, auparavant, il n’aurait jamais été capable d'agir ainsi. » Dans

le passé, avec des chevaux à ses côtés, Gémix aurait pu broncher et faire

l’arrivée, sans gagner. Mais désormais, il est plus posé sur la main de son

jockey et, tout en imprimant un rythme sélectif, il demeure capable d’accélérer

encore sur le plat. C’est ce qu’il s’est passé aujourd’hui. Rapidement installé

en tête par David Cottin, il a mené, sans se détacher. Entre les deux dernières

haies, il a placé le même changement de vitesse que lors de sa précédente

victoire. Dès lors, il n’a revu aucun de ses adversaires. « C’est encore une

superbe victoire, a ajouté Nicolas Bertran de Balanda. Gémix a besoin de

cracher son feu en début de parcours. Aujourd’hui, il était cool. Il ne courra

pas le Prix La Barka (Gr2) et nous aviserons quant à la suite de son programme.

» Gémix, qui avait apporté un premier Gr3 à son entraîneur, lui offre cette

fois un premier Gr2, alors pourquoi pas un premier Gr1 le 9 juin, dans la

Grande Course de Haies d’Auteuil ? La distance de 5.100m sera, certes, un point

d’interrogation, mais en contrepartie, il est plus posé dans le parcours. « Le

cheval comprend ce que l’on attend de lui, c’est un vrai petit champion », a

confié David Cottin.

LAMEGO,

AVEC LE BON PARCOURS

Après

une course de rentrée, Lamego (Ski Chief) a pu donner sa vraie valeur. Il a

aussi bénéficié d’un parcours idéal pour venir accrocher Saint du Chênet

(Poliglote) sur le plat et lui prendre le premier accessit. Patricia Butel,

entraîneur de Lamego, nous a confié : « Il court très bien. La dernière fois,

il avait vraiment besoin de cela, car je l'avais laissé tranquille après

Cagnes. Le rythme sélectif l'a servi. Il faut le monter ainsi, tranquille à

l'arrière-garde, bien relax, et ensuite il peut fournir sa pointe de vitesse.

Logiquement, nous allons rester dans cette catégorie. »

LA

GRANDE COURSE DE HAIES DIRECT POUR SAINT DU CHENET

Saint du

Chênet a fourni une bonne performance, n’étant battu pour la deuxième place que

tout à la fin. Sur cette distance de 3.900m et une piste raffermie, sa

performance est bonne. Dans la Grande Course de Haies, il tablera sur

l’allongement de la distance pour prendre sa revanche. Son mentor, Marcel

Rolland, nous a déclaré : « Nous sommes très contents de sa performance. Sur ce

terrain, il s’est fait prendre de vitesse au moment du démarrage. Il ne courra

pas le Prix La Barka et ira directement sur la Grande Course de Haies.»

Du reste

du peloton, signalons que Monpilou (Saint des Saints) s’est écrasé à la réception

de la haie adjacente à l’oxer et que Wutzeline (Waky Nao) a plafonné dès le

bout de la ligne d’en face.

LA

FAMILLE DE GO MILORD

Gémix

appartient à la famille de Go Milord (Solicitor), sa troisième mère. Go Mila

(Go Marching)

est la

génitrice dudit Milord, lauréat de Gr3 à Deauville, mais aussi de Go in Front

(Nombre Premier), troisième du Prix Rose or No (L) et de la Grande Course de

Haies de Printemps (Gr3). Mère de Gémix, Ges (Hours After) a gagné deux

courses, l’une en plat et l’autre sur les haies. Gémix est son troisième

vainqueur. Notons que Gémix est passé sur le ring d’osarus, où il a été acheté

pour 13.500 euros par Thierry Larrivière. Il a d’ailleurs commencé sa carrière

pour ce dernier, avant d’être acquis pour 28.555 euros par la famille Teboul,

suite à son succès dans un "réclamer" à Vichy. C’était en juillet

2010.