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Jour de Galop

JOUR DE GALOP

Auteuil, gras savoye grand steeple-chase de paris (gr1) : mid dancer en quête

Autres informations / 18.05.2013

Auteuil, gras savoye grand steeple-chase de paris (gr1) : mid dancer en quête

Dépasser

Katko et Hyères III et devenir le seul sauteur quadruple lauréat du Gras Savoye

Grand Steeple-Chase de Paris (Gr1), le tout à 12ans, voilà ce que va tenter le

crack Mid Dancer (Midyan) sous ses nouvelles couleurs, celles de MD Bloodstock

(Michel Delauzun). Il a suivi le même programme que les années précédentes :

une rentrée sur les haies, puis le Prix Ingré (Gr3). Avec l’âge, il ne doit pas

travailler trop et son mentor, Christophe Aubert, a trouvé le bon dosage avec

lui. Sa rentrée, soldée par une deuxième place sur les haies, derrière Lagunak

(Mansonnien), a été plaisante. Ensuite, il a terminé sixième du Prix Ingré

(Gr3), sans convaincre. À sa décharge, il avait les poumons sales et il sera au

“top” dimanche. Néanmoins, il faut se rappeler que, l’an passé, il semblait

battu après le second saut de la rivière des tribunes. Son pilote, Sylvain

Dehez, avait même pensé l’arrêter et les chutes multiples au rail-ditch lui

avaient facilité la tâche. Cette fois, il faudra qu’il réalise la meilleure

valeur de sa carrière, dans ce Grand Steeple ouvert, face au meilleur lot qu’il

ait jamais affronté dans cette course.

FARLOW

DES MOTTES DANS LES PAS DE PRINCESSE D’ANJOU

En 2006,

Princesse d’Anjou (Nononito) s’était imposée dans le Grand Steeple à 5ans.

Farlow des Mottes (Maresca Sorrento) va essayer de suivre la même voie. Il a

remporté deux des quatre préparatoires officielles au Gr1 : les Prix Murat

(Gr2) et Robert de Clermont-Tonnerre (Gr3). À chaque fois, il l’a fait avec la

manière et il a tous les atouts pour gagner le Grand Steeple. La tenue,

l’aptitude au saut et la forme, comme nous l’a confirmé son entourage. Les

pluies prévues ce week-end devraient assouplir la piste, ce que Farlow va

beaucoup apprécier.

LAGUNAK,

APRES LE PRIX LA HAYE JOUSSELIN

Lagunak

(Mansonnien) va participer à son premier Grand Steeple. Pourtant, s’il n’avait

connu des ennuis de jambes, il pourrait déjà avoir couru cette course. Son

propriétaire, Charles-Hubert de Chaudenay, nous avait dit, à l’issue du succès

de Lagunak, dans le Prix La haye Jousselin (Gr1) : « Il y a à peine un an,

j’étais allé le voir dans les prés. On le destinait alors à devenir cheval de

chasse plutôt qu’à redevenir cheval de course. D’autant que, à 8ans, on s’était

dit qu’on allait arrêter les frais. » L’histoire serait donc belle si Lagunak

réussissait le doublé "La haye Jousselin-Grand Steeple". Il en est

capable car lui aussi a toutes les qualités pour remporter la grande épreuve.

Si le terrain s’alourdit, sa chance grandira, même si l’allongement de la

distance le favorisera, en cas de terrain juste bon. Sa dernière sortie dans le

Prix Ingré a pu être décevante, si l’on se fie au résultat brut. Mais il a fini

avec du gaz et il sera au top dimanche.

BEL LA

VIE, L’AUTRE LAUREAT DES PREPARATOIRES

Tout

comme Farlow des Mottes, bel la Vie (Lavirco) a remporté deux des quatre

préparatoires : les Prix Troytown et Ingré (Grs3). Lauréat du Prix Renaud du

Vivier (Gr1), deuxième de la Grande Course de haies d’Auteuil (Gr1), bel la Vie

(Lavirco) est un champion. Aussi doué sur les haies que sur le steeple, le

protégé de Guillaume Macaire a été capable, en peu de temps, de s’affirmer

comme l’un des meilleurs steeple-chasers français. Il réagit “au bouton” et

n’en fait jamais trop, ce qui lui facilitera la tâche sur 5.800m. Il faut aussi

se rappeler que Guillaume Macaire n’a pas souvent couru le Grand Steeple, mais

très souvent à bon escient, comme avec Arénice, gagnant en 1996 ou Rigoureux,

deuxième en 2006. Bel la Vie appartient à la famille Papot, tout comme Ozamo

(Alamo Bay). Présenté par Philippe Peltier, Ozamo a de la vitesse, mais peut

parfois se montrer allant, comme nous l’a précisé son pilote, Jonathan

Plouganou : « Il faut sans cesse chercher à le canaliser, car s’il commence à

en doubler un, il en passe dix, mais, depuis que je le vois courir, il s’est

beaucoup amélioré. De plus, c’est un cheval très puissant, doué sur les

obstacles. Il a énormément de qualités et beaucoup de potentiel. » S’il ne se

montre pas trop brillant, une bonne place peut lui revenir.

LES CINQ

MOUSQUETAIRES DE JEAN-PAUL GALLORINI

Jean-Paul

Gallorini n’aura pas moins de cinq protégés dans ce Grand Steeple : Dragon Mask

(Turgeon), Shannon Rock (Turgeon), Quarouso (Lavirco), Puerto Chico (Saint des

Saints) et Kotkieglote (Poliglote). Dragon Mask et Puerto Chico sont en forme,

ont de la tenue et sont de bons sauteurs. Mais, au papier, leurs chances sont

secondaires. Kotkieglote a un peu déçu par rapport aux moyens qu’on lui

prêtait. Elle peut prendre une quatrième ou cinquième place. Shannon Rock, avec

David Cottin et Quarouso, sont les meilleurs chances de Jean-Paul Gallorini. Le

premier nommé a été très plaisant lors de son travail cette semaine, à

Penthièvre. Il a l’expérience du parcours, puisqu’il a fini deuxième dans

l’édition précédente, et peut même gagner. Quarouso est, lui, très confirmé sur

les 4.400m d’Auteuil, tracé sur lequel il a décroché deux Groupes. En revanche,

ses participations au Grand Steeple n’ont pas été concluantes.

POLAR

ROCHELAIS DE RETOUR AU PREMIER PLAN

Vainqueur

du Grand Steeple en 2010, Polar Rochelais (Le Balafré) n’y était plus l’an

dernier. Son entourage a, dès lors, décidé de le mettre à la retraite. Il a

passé l’hiver au pré, il a retrouvé le moral au contact des poulains de

l’écurie, et son envie de courir. Sa rentrée dans le Prix William Head (L),

soldée par une deuxième place, a été très satisfaisante. Il a lutté pour la

victoire, ne faisant que la ligne droite. Sa préparation a été idéale et, si le

terrain est bon, il peut  “ramasser les

morts” en fin de parcours, et même gagner. Son entraîneur, Patrice Quinton,

nous a précisé : « Polar commence vraiment à devenir beau. Lors de sa rentrée,

il n’était pas encore très fleuri physiquement et était loin d’être prêt.

D’autant plus que la distance du Prix William head n’était pas du tout à son

avantage. Mais il a effectué une très bonne rentrée. Pour être honnête, nous

avons toujours eu l’idée du Grand Steeple dans la tête, lorsqu’il a finalement

repris le travail. Même s’il avait été cinquième ou sixième, nous nous y

serions présentés. Cette course n’était qu’une simple remise en jambe. Il est

revenu en forme en tirant les poulains. Nous restons dans cette idée. Soit il

continue de faire leader aux poulains, soit il exécute des travaux en compagnie

de chevaux sur lesquels il a totalement le dessus. Nous nous appliquons

seulement à ce qu’il garde le moral. Nous nous adaptons. » Parmi les autres

concurrents à suivre, il ne faudra pas oublier Pibrac (Spadoun), capable

d’enrouler de loin, et Full Jack (Kahyasi), le lauréat du Prix du Président de

la République (Gr3), qui apprécierait un bon terrain.

 

LE “GRAND

STEEPLE” DE LONG EN LARGE

La

distance du “Grand Steeple” était fixée à l’origine à 6.400m, la distance fut,

dès 1875, ramenée à 6.000m puis, en 1889, portée à 6.500m. En 1924 et 1925,

elle fut allongée à 6.900m. En 1926, retour aux 6.500m. Nouvelle modification

en 1969 et 1970, avec un raccourcissement à 6.300m. En 1971, retour aux

traditionnels 6.500m et vingt-huit obstacles, mais seulement pour dix ans.

Depuis 1981, la distance a été ramenée à 5.800m pour vingt-trois obstacles à

franchir.

 

LES AQPS

DANS LE “GRAND STEEPLE”

La

grande épreuve a déjà été gagnée par douze AQPS : Isopani (1981), Jasmin II

(1983), Otage du Perche

(1986),

Oteuil SF (1987), the Fellow (1991), Ucello II (1993, 1994), Ubu III (1995),

Arénice (1996), Al Capone II (1997), First Gold (1998), El Paso III (2002) et

Polar Rochelais (2010).