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Jour de Galop

JOUR DE GALOP

Paul nataf nous raconte l’histoire de toronado et de sa mère

Autres informations / 04.05.2013

Paul nataf nous raconte l’histoire de toronado et de sa mère

Né en

Irlande, Toronado (High Chaparral) est un élève de Paul Nataf. Nous l’avons

contacté pour qu’il nous raconte l’histoire du poulain et de sa mère, Wana Doo (Grand

Slam). « J’ai acheté Wana Doo en 2006, aux ventes Goffs, pour la somme de

26.000 €. La jument était alors pleine de Tagula. Le poulain qui est né, Wan, a

gagné un Gr3 en obstacle en Italie. En 2008, elle a donné naissance à une

pouliche par Chichicastenango, qui n’a rien fait en compétition. Vide en 2008,

elle a été présentée à High Chaparral en 2009... Et Toronado est né en 2010. »

Le choix d’High Chapparal semblait logique à Paul Nataf. « L’étalon

correspondait parfaitement à Wana Doo. C’était le cheval qu’il lui fallait. Les

étalons Coolmore sont parmi les meilleurs du monde. C’est logique d’aller

là-bas quand cela correspond à la jument. »

WANA

DOO, DE 22.000 € A 400.000 €

On

retrouve ensuite la trace de Wana Doo chez Arqana, aux ventes d’élevage de

décembre 2010. « La jument n’avait rien produit jusqu’alors, nous explique Paul

Nataf. Je l’ai donc revendue, pleine de Bahri. » Wana Doo est achetée 22.000 €

par Guy Armengol. Elle rejoint l’Irlande. Wana Doo reviendra encore plus tard

aux ventes. En 2011, elle passe sur le ring dans les Goffs November Mare Sale,

pleine de Lope de Vega (Shamardal). Mais elle est rachetée par son

consignataire, Ennell Lodge Stud. Le haras la représente chez Goffs en 2012,

pour la November Breeding Stock Sale. Toronado, à cette époque, avait commencé

sa carrière en compétition et s’était déjà imposé comme l’un des meilleurs 2ans

anglais. Il était invaincu en trois sorties, et gagnant de Gr2. Le succès a

donc, cette fois, été au rendez-vous pour Wana Doo : Oak Farm a acheté la

jument pour 400.000 €.

PROBLEME

DE "TIC A L’OURS"

Les

ventes et les voyages, Toronado les a aussi vécus. « Le poulain est né en

Irlande. J’ai ramené la jument suitée de Toronado en France, au Haras

d’Angeville. Il est ensuite parti au Haras d’Omméel. Je n’ai rien inventé,

beaucoup de gens font cela. Je n’ai pas de haras, j’aime bien ce système pour

les chevaux que j’élève. », explique Paul Nataf. « Toronado était un beau

poulain, c’est pour cela que je l’ai présenté foal à la vente d’élevage Arqana,

en 2010. » Le poulain est acheté 40.000 € par BBA Ireland. Mais les choses ne

se déroulent pas comme prévu. Paul Nataf continue : « Il a été acheté, mais il

m’a ensuite été renvoyé car il faisait la danse de l’ours dans son box. » C’est

ainsi que Toronado, à nouveau consigné par le Haras d’Omméel, repasse sur le

ring, huit mois plus tard. C’est à la vente Arqana de Yearlings d’août 2011. «

Il a été vendu yearling, acheté 55.000 € par Amanda Skiffington. Nous avions

été honnêtes en expliquant que le poulain faisait auparavant la danse de

l’ours, même s’il n’avait plus ce tic à ce moment-là. » On peut supposer que

Toronado aurait pu être vendu encore plus cher sans cette précision.

DANS LES

PAS DE FRANKEL

Paul

Nataf suit avec attention la carrière du poulain qu’il a élevé. « Je ne serai

pas à Newmarket samedi, mais je vais évidemment suivre la course à la

télévision. Je pense que c’est un très bon cheval. Dans sa façon de galoper, il

me rappelle Frankel. Je ne dis pas qu’il est Frankel, attention ! Pas encore. Mais

il est très efficace dans son action. » Racheté par le Cheikh Joann Al Thani,

Toronado pourrait revenir en France, pour une future carrière d’étalon. « Et je

suis bien sûr prêt à lui ramener des juments, s’il y en a qui lui conviennent,  ajoute Paul Nataf. Nous avons besoin des

étrangers pour faire rentrer des étalons en France. C’est bien. »