Prix james hennessy (l) : valban prend une option sur le trone de meilleur steeple-chaser de 4ans

Autres informations / 06.05.2013

Prix james hennessy (l) : valban prend une option sur le trone de meilleur steeple-chaser de 4ans

Valban

(Poliglote) a l’étoffe d’un patron. Il en faut chez les 4ans car, aussi bien

sur les haies que sur le steeple, aucun cheval ne se détache. Pour preuve, les

préparatoires aux Prix Ferdinand Dufaure et Alain du Breil (Grs1) ont été

remportées par des chevaux différents. Valban n’ira certainement pas sur le Gr1

du printemps, en revanche, il pourrait asseoir sa suprématie sur ses

contemporains à l’automne. Son entourage souhaite lui donner du temps avant

d’affronter l’élite, d’autant qu’il est meilleur en terrain lourd, ce qui

rehausse son succès dans ce Prix James Hennessy (L) en bon terrain. Valban ne

gagnera jamais de cent mètres car il s’arrête une fois devant. Dès lors, il ne

faut pas venir trop tôt avec lui dans le parcours. C’est ce qu’a parfaitement

compris son jockey, Jonathan Plouganou : son cheval s'est fait oublier durant

toute la course, avant d’entamer son effort après le saut du gros open-ditch.

Il a alors filé ses rivaux et n’est venu prendre le meilleur qu’après le saut

de la double barrière. Pour finir, il a maintenu ses rivaux à distance.

Entraîneur de Valban, Philippe Peltier nous a dit : « Il a été long à

enclencher. C’est un poulain qui n’est pas compliqué à monter, mais il est vrai

qu’il peut être un peu loulou et s’arrêter dès qu’il a fait son effort. Ce qui

est plaisant, c’est qu’il est meilleur en terrain lourd. Il avait gagné

facilement sur cette surface. Et l’avantage avec ce genre de cheval, c’est qu’il

gomme nos erreurs. Il a un toucher de sol et un équilibre peu communs. Je pense

qu’il savait déjà sauter avant de sortir du ventre de sa mère. Nous nous étions

battus pour l’acheter. On le verra avec les bons à l’automne. » Le Prix James

Hennessy a souvent souri à de très bons éléments comme Long Run (Cadoudal).

Difficile de dire si Valban est du même tonneau. Mais c’est un vrai bon

poulain, comme en témoigne sa "musique". De fait, Valban est invaincu

en sept courses.

MARCILHAC

A BESOIN DE TEMPS

Troisième

du Prix Duc d’Anjou (Gr3), Marcilhac (Smadoun) avait déçu en courant rapproché

dans le Prix Fleuret (Gr3). Ce grand poulain a besoin de temps et il en a eu

cette fois. Il a fait une très bonne valeur en prenant la deuxième place, en

dépit d’une faute à la dernière haie. Son mentor, Marcel Rolland, nous a

raconté : « D’après son jockey, s’il avait pris la dernière haie dans la

foulée, il aurait pu gagner. Il répète sa valeur du Prix Duc d’Anjou (Gr3).

C’est un poulain très grand, tardif et qui a besoin de temps. De plus, il a

besoin d’avoir des sorties espacées. Nous n'envisageons donc pas de courir

avant la fin du mois de juin. » L’une des animatrices, La Garde Royale

(Kapgarde), a terminé bonne troisième, après s’être montrée brillante dans le

parcours. De plus, elle a fait une faute au gros open-ditch, ce qui témoigne de

sa qualité. UN FILS DE PALOMA DE SAISY

Valban

est né pour sauter puisqu’issu d’un croisement entre Poliglote et une fille de

Network. Il est le fils de la bonne AQPS en plat, Paloma de Saisy (Network).

Sous l’entraînement d’Alain Couétil, cette dernière a aligné cinq victoires

consécutives, dont la Finale du Challenge de l’Ouest des AQPS à Nantes. Valban

est son premier produit. Finoa de Saisy (Bayolidaan), deuxième mère de Valban,

a battu les purs en plat. Quant à Quinoa de Saisy (Italic), troisième mère de

Valban, elle a terminé deuxième d’un Gr1 en Belgique.