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Jour de Galop

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Indemnités de transport : françois rohaut et christiane head-maarek livrent leur avis

Autres informations / 29.06.2013

Indemnités de transport : françois rohaut et christiane head-maarek livrent leur avis

Suite à l’adoption par le conseil d’administration de France Galop de la réforme sur les indemnités de transport, nous avons interrogé deux représentants des entraîneurs pour connaître leur sentiment sur cette évolution. François Rohaut, qui siège au conseil d’administration, et Christiane Head-Maarek, présidente du syndicat des entraîneurs. Cédric Boutin, vice-président de l’Association des Entraîneurs Propriétaires, avait déjà exprimé son avis dans nos colonnes avant que la mesure ne soit votée.

FRANÇOIS ROHAUT, REPRESENTANT DES ENTRAINEURS AU CONSEIL D’ADMINISTRATION DE FRANCE GALOP

« La réforme permet une répartition des indemnités de transport plus équitable, en raison d’une part du passage au kilométrage réel, d’autre part avec la disparition du “service public” jusqu’alors assuré par la STH- Hipavia. Cette réforme permet aussi une revalorisation de 7 % du barème des indemnités de transport. Bien sûr, comme à chaque fois que l’on modifie un système, il y a des mécontents, mais les échos de mes confrères et des propriétaires que j’ai interrogés sont positifs. En ce qui concerne le plafond de 2.500 €, seulement 425 chevaux vont être concernés. Pour ceux-là, il faudra sûrement aménager le programme pour leur permettre d’avoir un programme plus fourni à côté de leur lieu d’entraînement. Mais il faut aussi rappeler qu’en 2012 la moyenne des indemnités de transport par cheval était de 708 €. On est donc loin de ce plafond de 2.500 € qui, de toute façon, pourra être corrigé si, au bout d’un an d’existence, nous nous rendons compte que c’est trop juste... Au sujet du problème des chevaux réclamés et qui seraient proches du plafond, nous avons soumis l’idée d’une remise à zéro des compteurs, au prorata de l’année, pour les chevaux ayant changé de propriétaire. Cette idée va être étudiée par le président et le conseil d’administration de France Galop. »

CHRISTIANE HEAD-MAAREK, PRESIDENTE DU SYNDICAT DES ENTRAINEURS

« La position du syndicat des entraîneurs a toujours été la suivante : celle de maintenir les indemnités de transport. Il ne faut pas oublier que certains souhaitaient leur disparition pure et simple et que l’enveloppe soit reversée aux allocations de courses. Des abus, minoritaires, ont conduit à ce que France Galop décide de changer le système. Nous souhaitions que le plafond soit de 3.000 € et, malheureusement, il n’est que de 2.500 €. En ce qui concerne le seuil des allocations en deçà duquel France Galop ne verse pas d’indemnités, nous étions d’accord pour l’abaisser à 5.000 €. En revanche, je ne comprends pas le fait que l’indemnisation soit plafonnée à 1.000 € entre le 1er septembre et le 31 décembre prochain. C’est comme si on changeait les règles du jeu en cours de route. Nous n’en avons jamais parlé en commission et avons l’impression d’être mis devant le fait accompli. Globalement, il est certain que cette réforme va embêter ceux qui voyagent beaucoup, et il ne faudrait pas que cela engendre des défections dans les courses en province. »