Prix du jockey club (gr1) : a la recherche d’un leader

Autres informations / 01.06.2013

Prix du jockey club (gr1) : a la recherche d’un leader

Depuis

qu’il se court sur 2.100m, jamais encore le Jockey Club (Gr1) n’a été couru

avant d’être parti. Autrement dit, aucun cheval n’a fait figure d’épouvantail

ou de leader incontestable dont on attend l’éclatante confirmation dans le

Derby français. Cette année, ils sont donc dix-neuf au départ et même si le

rôle de favori revient à Intello (Galileo), ce troisième de la poule d’Essai

des poulains (Gr1) n’est pas non plus un penalty à la Montjeu ou à la

Dalakhani. Intello est à l’évidence un très bon cheval et ce prix du Jockey

Club lui donne l’occasion de prendre le leadership des mâles de 3ans en France.

pour l’instant, il ne l’a pas.

DEUX

GAGNANTS DE GR1 AU DEPART

Seulement

deux chevaux sont déjà gagnants de Gr1 dans ce Jockey Club. L’un est français.

C’est Morandi (holy Roman Emperor), excellent en fin de saison dans le prix de

Condé (Gr3), puis dans le Critérium de Saint-Cloud (Gr1). Ses victoires ont été

obtenues sur des pistes très souples et l’ont finalement desservi. Il n’a

jamais été franchement considéré comme un leader de sa génération, alors que,

même en bon terrain, il a prouvé qu’il pouvait aller vite. L’autre gagnant de

Gr1 est l’irlandais Loch Garman (Teofilo), impressionnant dans le Critérium

International (Gr1) à Saint-Cloud. C’était en terrain lourd et cette surface

n’était pas faite pour l’avantager. Jim Bolger possède un grand champion en

Dawn Approach (New Approach) et Loch Garman, qui n’est qu’une doublure de ce

dernier, a finalement tout à fait le niveau pour bien figurer dans ce Jockey

Club.

IORITZ

MENDIZABAL : « EN CONFIANCE »

Ioritz

Mendizabal sera associé au poulain allemand Superplex (Multiplex) dans le prix

du Jockey Club (Gr1). Le poulain avait séduit lors de sa rentrée à Longchamp,

en dominant le lot du prix du pré Catelan (B), avant d’être moins convaincant

dans le prix Greffulhe (Gr2), sans pour autant vraiment décevoir. Le jockey,

qui l’a piloté lors de ces deux sorties, nous a donné son avis : « Il m’avait

beaucoup plu à Longchamp, dans un lot qui tenait vraiment la route, puisqu’il

battait notamment Dalwari. Ensuite, dans le prix Greffulhe, il m’a un peu déçu,

tout en courant assez bien. Il est allé par à-coups, et s’est montré finalement

plus vert qu’à Longchamp, sans que j’aie trop d’explications. J’aborde le

Jockey Club en confiance avec un cheval que j’aime bien, même si je suis

conscient qu’il y a de gros clients, comme Intello. Superplex a un bon mental,

et l’ambiance de dimanche ne devrait pas le perturber. »

LE

JOCKEY CLUB RATISSE LARGE

Sur

2.100m, le Jockey Club ratisse très large et les poulains qui le courent

viennent d’horizons bien différents. Cela fait de cette épreuve une course très

ouverte où, finalement, beaucoup de chevaux ont leur chance, au moins pour les

places. Pour l’instant, il est difficile de sortir une vraie règle sur la voie

à suivre pour gagner le Jockey Club. Trois chevaux venaient de la Poule d’Essai

(Shamardal, Le Havre et Lope de Vega), un du prix de Guiche (Lawman), un autre

du prix de Suresnes (Vision d’État), un du prix Greffulhe (Saônois) et deux

autres de courses à conditions courues à Chantilly (Reliable Man et Darsi).

LA

SÉLECTION DU JOCKEY CLUB

LA

DOMINATION DE SADLER’S WELLS

Sadler’s

Wells, deuxième du Jockey Club en 1984, est le géniteur des vainqueurs du

Jockey Club 1989 (Old Vic), 1998 (Dream Well), 1999 (Montjeu). Il est également

père de deux vainqueurs du Derby d’Epsom (Galileo et High Chaparral).

Les

vainqueurs ayant donné un lauréat du Jockey Club : Val de Loir (1962),

père de Val de l’Orne (1975), Bikala (1981), père de Polytain (1992), Darshaan

(1984) père de Dalakhani (2003), Hernando (1993) père d’Holding Court (2000) et

Sulamani (2002), Shamardal, père de Lope de Vega (2010).

Les

vainqueurs ayant donné un lauréat du Derby d’Epsom : Charlottesville

(1960) père de Charlottown (1966), Youth (1976) père de Teenoso (1983),

Caerleon (1983) père de Generous (1991), Montjeu (1999) père de Camelot (2012)

Motivator (2005) Authorized (2007) et Pour Moi (2011).

Les

vainqueurs du Derby d’Epsom ayant donné un lauréat du Jockey club :

Nijinsky (1970) père de Caerleon (1983), Mill Reef (1971) père de Acamas

(1978), Shirley Heights (1978) père de Darshaan (1984).

COMME

TOUJOURS, DES SECONDS COUTEAUX ETRANGERS

Le seul

cheval entraîné à l’étranger qui tient franchement la route dans ce Jockey

Club, c’est Loch Garman. Les autres n’ont, a priori, que des chances

secondaires. Surtout les anglais, car l’Allemagne aura son partant, Superplex

(Multiplex), qui est un cheval tout à fait capable de surprendre dimanche. Mais

finalement, il en a toujours été ainsi. À part quelques cas très particuliers

(comme Shamardal), les Anglo-Irlandais n’ont jamais amené que des seconds

couteaux pour le Jockey Club, qu’il ait été sur 2.400m ou 2.100m. pourquoi ?

tout simplement parce que, dans leur logique, un bon cheval court le Derby

d’Epsom (Gr1) et rien d’autre.

CINQ

GAGNANTS POSSIBLES

L’édition

2013 de ce Jockey Club est ouverte. Mais, finalement, il n’y a que cinq chevaux

qui font vraiment figure de gagnants potentiels avant le coup : Morandi,

Intello, Loch Garman, Dalwari (More than Ready) et Sky Hunter (Motivator).

Beaucoup d’autres, sans parler des "chevaux qui courent pour faire plaisir

à leur entourage" ont plutôt une chance pour les places.

LES

RECORDS DU JOCKEY CLUB

Jockey :

Yves Saint-Martin, neuf victoires : Reliance (1965), Nelcius (1966),

Tapalque (1968), Sassafras (1970), Acamas (1978), Top Ville (1979), Darshaan

(1984), Mouktar (1985) et Natroun (1987).

Entraîneur

: Tom Jennings sr., dix victoires : Porthos (1852), Monarque (1855),

Ventre Saint Gris (1858), Black Prince (1859), Gabrielle d’Estrées (1861),

Consul (1869), Insulaire (1878), Zut (1879), Albion (1881) et Dandin (1882).

Propriétaire

: Marcel Boussac, douze victoires : Ramus (1922), Tourbillon (1931), Thor

(1933), Cillas (1938), Pharis (1939), Ardan (1944), Coaraze (1945), Sandjar

(1947), Scratch (1950), Auriban (1952), Philius (1956) et Acamas (1978).

Temps :

Sur

2.400m : Bering (1986), en 2’24’’10.

Sur

2.100m : Darsi (2006), en 2’05’’80.