protégeons les indemnités de transport par cédric boutin, entraineur, proprietaire, vice-president de l’association des entraineurs proprietaires.

Autres informations / 21.06.2013

protégeons les indemnités de transport par cédric boutin, entraineur, proprietaire, vice-president de l’association des entraineurs proprietaires.

« Depuis peu, la direction de France Galop tente de modifier le système des indemnités de transport permettant aux propriétaires de supporter les frais occasionnés par le déplacement des chevaux aux courses. La direction de France Galop a nommé M. de Cheffontaines, qui n’a rencontré que quelques entraîneurs de façon informelle et sans concertation avec les associations représentatives, pour préparer un dossier en toute opacité ; contrairement aux engagements pris par Bertrand Bélinguier lors de son élection au poste de président de France Galop.Les mesures proposées auxquelles nos représentants se sont opposés ne peuvent être entérinées dans l’état, car elles sont inéquitables ou inapplicables. En voici deux exemples : l’abaissement du seuil au-delà duquel l’indemnité de transport ne sera pas versée en plat à 5 K€ hors prime défavorisera en priorité les petits propriétaires dont les chevaux courent des courses de faibles allocations (deuxième épreuve de handicap divisé support d’événement) et qui génèrent la majorité de la recette. En obstacle, par le maintien à 6 K€, de nombreux chevaux classés deuxième d’une course Premium en région ainsi que les trois premiers des courses de série à Auteuil ou à Enghien ne se verront pas attribuer d’indemnités de transport : quand on connaît les aléas de l’obstacle, cette mesure ne peut qu’être improductive en termes de partants.

Le plafonnement à 2,5 K€ ou 3 K€ de l’indemnité versée annuellement à un cheval est également une mesure inéquitable et dangereuse ; elle défavorise les chevaux appartenant à des petits propriétaires qui courent souvent et, par là, participent pour une grande part à l’élaboration de la recette. Elle est également dangereuse, car en cas de vente « à réclamer », de vente publique ou à l’amiable, le vendeur sera tenu de faire connaître au préalable à l’éventuel acheteur le quota déjà atteint d’indemnités versées à ce cheval, faute de quoi la vente pourra facilement être contestée et annulée. Quelle mesure discriminatoire pour les acheteurs qui se verront acquérir un cheval dont le quota d’indemnités de transport sera déjà largement entamé, voire épuisé ! Que de travail pour les services de France Galop !

Manifestement, ces mesures favorisent uniquement les grosses écuries qui ont les moyens d’organiser les déplacements. Ces mesures défavoriseront tous les petits propriétaires qui ont pour seul plaisir de voir courir leur cheval, ils ont déjà dû supporter la hausse de la TVA ; et France Galop veut encore réduire les indemnités de transport qu’ils perçoivent lors de la participation de leurs chevaux à des courses publiques. Nous demandons au président de France Galop de surseoir à la mise en place de ces mesures et de bien vouloir nous recevoir, afin que nous puissions exposer notre point de vue ainsi que nos propositions. »