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Jour de Galop

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Double gagnant classique, cockney rebel arrive en france

Autres informations / 03.07.2013

Double gagnant classique, cockney rebel arrive en france

C’est un cheval au palmarès rare qui entre au

haras en France. Double gagnant classique, dans les Guinées anglaises et

irlandaises (Gr1), Cockney Rebel, fils de Val Royal officiera pour la saison de

monte 2014 au haras de Saint Arnoult. Actuellement, un seul gagnant de 2.000

Guinées de Newmarket est étalon en France, c’est King’s Best. Et un seul cheval auteur du doublé Guinées anglaises

et irlandaises est étalon : Rock of

Gibraltar.

La carrière de courses de Cockney Rebel ne

comporte aucun faux pas. Précoce, il débute par une victoire au mois de juillet

de ses 2ans dans un bon maiden de Newmarket, suivi par une deuxième place dans

une course de Stakes. Puis il conclut sa saison par une troisième place dans

les Champagne Stakes (Gr2), battu d’une demi-longueur par Vital Equine, son futur dauphin des

2.000 Guinées. Mais c’est à 3ans que ce cheval dur et solide réalise ses

performances les plus extraordinaires. Au mois de mai 2007, en espace de trois

semaines, il s’adjuge le doublé rarissime 2.000 Guinées de Newmarket - 2.000

Guinées d’Irlande, les deux classiques pour un 3ans sur le mile outre-Manche !

Trois semaines plus tard, il tente de réitérer dans les St James Palace Stakes

(Gr1), mais il s’accidente durant la course et finit cinquième d'Excellent Art. Sa blessure étant jugée

irréparable, il entre au haras dès 2008, accueilli par le National Stud à

Newmarket.

Sa première génération de 2ans débute en 2011 et

se fait tout de suite remarquer pour les qualités héritées de leur père – comme

lui, ils sont précoces, durs et solides, faciles à exploiter. Avec vingt

victoires à leur actif, ils permettent à leur géniteur de se positionner parmi

les meilleurs producteurs de 2ans en Europe, avec un excellent ratio

vainqueurs/partants de 43 %. Depuis, Cockney Rebel a réussi à garder ce niveau

très élevé avec ses 2ans, le meilleur d'entre eux étant le placé de Listed Taloubet. Mais depuis 2012, sa

progéniture a montré aussi une aptitude prononcée sur les obstacles, où son

ratio partants/gagnants atteint même les 67 %, avec entre autres une pouliche

très prometteuse et déjà deuxième de Listed du nom de Cockney Sparrow. La génération la plus fournie débutera en 2014,

avec 90 chevaux de 2ans qui fouleront les pistes des deux côtés de la Manche.

En vente publique, des yearlings par Cockney Rebel, qui transmet beaucoup de

modèle, ont fait des prix allant jusqu’à 110.000 euros.

Au niveau de son pedigree, Cockney Rebel se

distingue par le fait qu'il est le seul fils au haras de Val Royal, brillant vainqueur du

Breeders' Cup Mile dont il détient toujours le record. Cockney Rebel est donc

un petit-fils de Royal Academy,

comme la véloce Black Caviar, et

il véhicule ainsi le sang précieux du champion Nijinsky.

Son tarif de saillie sera fixé en automne. Il

rejoint au haras de Saint Arnoult Simplex,

dont les premiers 2ans sont très appréciés par les entraîneurs. Animatrice du

haras de Saint Arnoult, Larissa Kneip a commenté : « Nous sommes vraiment très

heureux au haras d’accueillir un étalon avec un tel palmarès. Le doublé des

"Guinées" réalisé par Cockney Rebel est une grande rareté, tout comme

les gagnants classiques anglais faisant la monte en France. Le cheval change de

pays alors que sa génération la plus fournie sera en piste l’an prochain, où il

aura 90 chevaux de 2ans à l’entraînement, dont une quinzaine annoncés en

France. »

OLIVIER PESLIER : « UN FINISSEUR HORS PAIR »

Olivier Peslier était associé à Cockney Rebel lors

de ses trois sorties à 3ans. Avec lui, il a gagné les 2.000 Guinées de Newmarket

(quasiment esseulé à la corde) et les 2.000 Guinées d’Irlande (Grs1). Le

top-jockey se souvient bien de ce cheval et raconte : « Cockney Rebel était un

super cheval, un finisseur hors pair. Je le découvrais lors des 2.000 Guinées

de Newmarket et son entraîneur était vraiment très confiant. Le cheval n’était

pas favori, car il n’avait pas couru depuis 235 jours. Mais son entraîneur

m’avait dit de croire en lui. Selon lui, le cheval était un super finisseur et

ne me lâcherait pas en route en fin d'épreuve, au moment de produire son

effort. Il a confirmé ensuite cette victoire au Curragh avant de s’accidenter

dans les St James’s Palace Stakes. »