Télécharger l'édition du jour
Jour de Galop

JOUR DE GALOP

Flintshire sur la bonne voie

Autres informations / 13.07.2013

Flintshire sur la bonne voie

Cette année, le Juddmonte Grand Prix de Paris (Gr1) joue totalement son rôle : consolante de Derbies pour certains et première tentative au plus haut niveau pour d’autres, plus tardifs. C’est sûrement du côté de ceux de la seconde catégorie qu’il faut chercher le gagnant. Flintshire (Dansili), tardif, n’a débuté que le 7 mai par une victoire à Chantilly. Battu ensuite dans une "B" en terrain très souple, il a été époustouflant dans le Prix du Lys (Gr3). Sur la montante, ce cheval présente un "profil à la Rail Link" (Dansili), héros de ce Grand Prix de Paris en 2006. Comme lui, il porte également la casaque de Khalid Abdullah et est entraîné par André Fabre, l’homme aux onze succès dans le Grand Prix de Paris. Flintshire profite totalement du nouveau programme instauré en 2005 avec la nouvelle voie du Prix du Lys qui prépare les chevaux de 2.400m au Grand Prix de Paris. Pour rappel, dans le Prix du Lys, Flintshire a couvert les derniers quatre cents mètres en 22’’44, un temps "canon". Comme à Chantilly le jour du "Diane", le terrain va être rapide à Longchamp samedi. D’ici à ce que Flintshire réalise une véritable démonstration et soit propulsé favori de "l’Arc", comme Montmartre (Montjeu) en son temps, il n’y a qu’un pas...

DEUX BATTUS DU DERBY D’EPSOM

Jamais encore le "nouveau" Grand Prix de Paris sur 2.400m n’est revenu à un poulain ayant couru le Derby d’Epsom (Gr1). Cette année, ils sont deux à avoir couru le Derby anglais, dont ce n’était pas l’édition du siècle. Arrivée dans un mouchoir de poche, lignes qui n’ont pas répété dans le Derby d’Irlande, voilà deux indicateurs qui font que le verdict du Derby d’Epsom ne peut être pris vraiment au sérieux pour l’instant. Le 1er juin, à Epsom, Battle of Marengo (Galileo), quatrième, devançait de peu le français Ocovango (Monsun). Battle of Marengo n’a que partiellement confirmé ensuite, prenant la deuxième place des King Edward VII Stakes (Gr2) à Royal Ascot, tandis qu’Ocovango n’a pas été revu depuis le Derby. Ce sont, a priori, deux bons chevaux, mais un grand crack ne doit pas sommeiller en leur intérieur, car ils ont déjà montré quelques limites. Avant le Derby, Ocovango avait gagné trois courses faciles à Saint-Cloud, en allant devant. Il a pu manquer de métier pour un combat comme le Derby d’Epsom. Fait amusant pour un cheval entraîné en France, il va débuter samedi corde à droite.

PARK REEL, LA VALEUR SURE

Rarement époustouflant mais jamais décevant, Park Reel (Country Reel) a trouvé quatre fois cette année un cheval pour lui barrer le chemin de la victoire. Le dernier a été Flintshire, qui est celui qui a creusé le plus grand écart avec le représentant de Gérard Augustin-Normand : trois longueurs. Park Reel a volontairement évité le Prix du Jockey Club pour se concentrer sur le Grand Prix de Paris, puisque les 2.400m lui conviennent bien mieux que les 2.100m. A priori, la victoire s’annonce compliquée pour lui, mais son grand courage peut lui permettre de se placer une nouvelle fois.

MAX DYNAMITE, LE SEUL DU "JOCKEY CLUB"

Max Dynamite (Great Journey) a la particularité d’être le seul cheval ayant couru le "Jockey Club" à se présenter ici. Il y a d’ailleurs plutôt bien couru, terminant huitième. Son entraîneur, John Vandenhoeve, nous avait indiqué avant la course que son pensionnaire était plutôt un cheval de 2.400m. Max Dynamite devrait donc être encore plus percutant ici qu’à Chantilly.

TROIS POULAINS ENCORE DIFFICILES A CERNER

Tardif également, Manndawi (Dalakhani) a déjà croisé le fer avec Flintshire et Park Reel. C’était dans le Prix du Lys où Manndawi terminait quatrième. Il courait assez bien et montrait qu’il possédait une marge de progression. Il est encore difficile à cerner et peut se révéler ici. Une révélation, Au Revoir (Singpiel) en est devenu une dès qu’il a découvert la distance de 2.400m. Battu auparavant sur 2.000m et moins, il a trouvé sa bonne distance. Après avoir gagné une "D" à Marseille, il a remporté un derby de province et tente de franchir un nouveau palier. Enfin, Singing (Singspiel) est un cheval qui possède également de la qualité. Gagnant pour sa seule sortie à 2ans, il a mis un peu de temps à retrouver son rythme cette saison. Il vient de gagner une "E" à Deauville et tente donc un pari osé. Mais c’est un cheval sur la montante, dont la marge de progression reste énorme. Sa tentative sera intéressante à suivre en vue de la suite de sa carrière.

HISTOIRE DE LA COURSE

Créée en 1863. Distance 3.000m de 1978 à 1986, 2.000m de 1987 à 2004, 2.400m depuis 2005.

Temps record du Grand Prix de Paris : 2’24”30 établi par Scorpion. Au palmarès, cinq chevaux vainqueurs proviennent d’Angleterre et deux d’Irlande (Scorpion & Imperial Monrach)

LES RECORDS

JOCKEY

Tom Lane, 6 victoires : Stuart (1888), Fitz Roya (1890), Clamart (1891), Rueil (1892), Ragotsky (1893), Perth (1899).

ENTRAINEUR

André Fabre, 11 victoires : Dancehall (1989), Subotica (1991), Homme de Loi (1992), Fort Wood (1993), Grape Tree Road (1996), Peintre Célèbre (1997), Limpid (1998), Slickly (1999), Rail Link (2006), Cavalryman (2009) et Méandre (2011).

PROPRIETAIRE

Edmond Blanc : 7 victoires : Nubienne (1879), Clamart (1891), Rueil (1892), Andrée (1895), Arreau (1896), Quo Vadis (1903), Ajax (1904).