Jérôme carrus : « l’espagne a un vrai potentiel sur le plan hippique »

Autres informations / 15.08.2013

Jérôme carrus : « l’espagne a un vrai potentiel sur le plan hippique »

Vice-président de l’hippodrome de San Sebastian, Jérôme Carrus, a répondu à nos questions à la veille de la Copa de Oro (L), la dixième étape du Défi du Galop. Il est revenu avec nous sur le plateau de l’édition 2013, les courses espagnoles et leur évolution.

JDG. – QUE PENSEZ-VOUS DE L’EDITION 2013 DE LA COURSE ?

Jérôme Carrus. – Nous avons un beau plateau avec quelques-uns des meilleurs chevaux espagnols, deux français, Esles (Motivator) et Pepito Grillo (Kheleyf), qui ont de bonnes chances, et un cheval anglais, Australia Day (Key of Luck), lequel avait fait de belles choses l’an dernier à San Sebastian. C’est également plaisant d’avoir le statut de Listed et, de ce fait, une reconnaissance internationale. Ce qui est dommage, c’est que nous n'ayons pas de protégés de François Rohaut contrairement aux autres années. Maintenant, le défi du Défi du Galop, c’est de défier François Rohaut ! Autour de la Copa de Oro, nous avons un très beau programme. L’ambiance devrait être très bonne, comme d’habitude, en dépit d’une crise qui dure depuis trois ans. Les résultats des enjeux sont positifs. Nous avons beaucoup de partants, bien que Madrid ait prolongé son meeting d’été de quelques semaines, contrairement aux années précédentes. De ce fait, quelques chevaux entraînés là-bas restent courir sur place. D’autant qu’il n’y a pas d’indemnités de transport en Espagne.

A L’AVENIR, ALLEZ-VOUS AUGMENTER LE NOMBRE DE REUNIONS ?

Pour le moment, nous sommes en train de survivre, en maintenant le nombre de réunions. Cette année, nous avons cinq réunions PMU, mais nous aimerions que toutes les réunions bénéficient de ce support. D’autant que la majorité des chevaux qui courent à San Sebastian ont couru dans le SudOuest.

COMMENT VOYEZ-VOUS L’AVENIR DES COURSES ESPAGNOLES ?

Je suis confiant en l’avenir des courses ibériques. Il y a une vrai aficion qui se passionne pour les courses. Les propriétaires achètent aux ventes et il y a encore de bons professionnels qui entraînent en Espagne. Le pays a un vrai potentiel sur le plan hippique. On prend du plaisir aux courses car il y a du monde et de la ferveur durant toute l'épreuve. Sur le plan du dopage, je tiens à signaler que nous contrôlons tous les chevaux, avec deux échantillons envoyés à Châtenay et à Madrid. Nous contrôlons aussi les chevaux à l’entraînement. Dans la région, il faut aussi souligner que les gens jouent sur les courses françaises à hauteur de six millions par an. La balance, sur le plan du jeu, est donc très positive. De plus, selon moi, l’Espagne est en train de sortir de la crise et, dans ce cas, la consommation va se relancer et les paris vont augmenter. A San Sebastian, nous sommes plus que partenaires et la mairie soutient le projet. Dans deux ans, la ville sera la capitale européenne de la culture et les courses sont importantes dans ce contexte.