Le haras de l’hôtellerie

Autres informations / 15.08.2013

Le haras de l’hôtellerie

Jean-Pierre et Isabelle Garçon nous ont accueillis avec leur fils Guillaume pour revenir sur la jeune histoire du haras.

FOCUS SUR LA VENTE 2013

En août 2012, l’Hôtellerie a présenté ses premiers yearlings, seulement dix mois après que la famille Garçon s’y soit installée. Quatre des sept lots passés sur le ring ont trouvé preneur pour 437.000 euros de chiffre d’affaires. L’an dernier, ils ont présenté une fille de Galileo et Diyakalanie (Ashkalani), vendue pour 230.000 euros. En 2013, le haras a encore progressé, avec dix yearlings inscrits aux ventes. Jean-Pierre et Guillaume Garçon nous ont précisé : « Ce sera notre première génération née et élevée au haras qui passera cette année sur le ring. Nous présentons un autre produit de Diyakalanie, troisième du Prix de Diane (Gr1), par Elusive City. Il est magnifique. Nous allons aussi présenter un très beau mâle par Dubawi et Pennegale, mère de Lily of the Valley. » La saison est longue pour le haras et s’étend, pour les ventes, de juillet à décembre, sans interruption. « Nous allons présenter environ six yearlings à Osarus, une quinzaine en octobre, pareil en novembre... Nous effectuons aussi un peu de pinhooking. »

LA VISION DU PARC ETALON FRANÇAIS

La famille Garçon nous a livré sa vision du parc étalon français : « Nous allons généralement vers des étalons commerciaux, puisque nous vendons. Mais il faut soutenir le parc étalon français. Les reproducteurs français sont prometteurs et le parc s’améliore gentiment avec les Manduro, Motivator, Falco, Naaqoos, Myboycharlie et Tin Horse. Nous avons de bonnes juments et, bien souvent, elles partent à l’étranger pour la saillie. Mais si on arrive à les garder chez nous pour aller à des étalons français, la boucle sera bouclée. Pour les croisements, nous laissons les propriétaires choisir, même si nous les conseillons évidemment. Et puis, pour nos poulinières, nous faisons cela au feeling. Nous élevons pour le plat et l’obstacle. »

LE HARAS EN CHIFFRES

Depuis un an, l’Hôtellerie a bien grandi et aujourd’hui, le haras s’étend sur 90 hectares, sur lesquels sont stationnés entre 60 et 65 chevaux, dont 25 yearlings, et une trentaine de poulinières. Il y a une trentaine de clients au haras, avec une clientèle internationale. « Nous comptons encore nous développer en superficie », nous a appris Jean-Pierre Garçon. Ajoutons qu’en un an, le haras a embauché trois personnes, ce qui complète une équipe stable, motivée et très professionnelle. À l’Hôtellerie, nous prenons également des bovins en pension, sauf l’hiver, pour la bonne tenue des terres.

AU PROGRAMME DES YEARLINGS

Chaque haras a sa méthode pour préparer les yearlings. Jean-Pierre et Guillaume Garçon nous ont expliqué la leur : « Les yearlings font du marcheur, vont au paddock la nuit ou le matin, cela dépend. Nous les longeons également et nous les marchons en main. Nous avons aussi une annexe pour les yearlings qui passeront en octobre. Prochainement, nous comptons faire quelques améliorations, dont une piste de présentation pour les yearlings de vente. »

UNE SOLIDE EXPERIENCE FAMILIALE

Jean-Pierre Garçon a bénéficié de son expérience de stud groom au haras de la Reboursière et Montaigu pour débuter dans les meilleures dispositions : « J’ai travaillé durant vingt-six ans à la Reboursière, mais j’ai aussi exercé chez David Powell. Je me suis occupé de l’étalonnage, des juments, j’ai travaillé à tous les échelons du haras. De ce fait, certains courtiers nous ont soutenus en nous envoyant des clients. Et nous avons aussi notre propre jumenterie. »

Les "Garçon" ont déjà eu leur propre expérience de l’élevage, en s’occupant du haras de la Gaminerie à Ginai, comme ils nous l’avaient expliqué : « C’est un petit haras où nous avons quelques poulinières. Mon épouse s’en occupe jusqu’à ce que nous passions tous nos chevaux à l’Hôtellerie. »

L’expérience, Guillaume, leur fils, en possède une solide, comme il nous l’avait raconté : « J’ai travaillé dans le Kentucky (Indian Creek), à Coolmore, en Irlande et en Australie, dans la préparation des yearlings notamment. » Désormais, il s’occupe du haras de l’Hôtellerie avec ses parents. Sa sœur Caroline travaille, elle, dans le tourisme, en NouvelleZélande, mais elle suit l’évolution du haras.