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Jour de Galop

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Thierry jarnet : « moonlight cloud est unique »

Autres informations / 13.08.2013

Thierry jarnet : « moonlight cloud est unique »

Thierry Jarnet est l’un des hommes de ce meeting de Deauville 2013. En selle sur la championne Moonlight Cloud?(Invincible Spirit), il a remporté le LARC Prix Maurice de Gheest et le Prix du Haras de Fresnay-le-Buffard - Jacques Le Marois (Grs1), dans des temps records. Au printemps, il avait fait vibrer Chantilly en remportant aussi le Prix de Diane- Longines (Gr1), en selle sur Trêve (Motivator), battant aussi à cette occasion le record de l’épreuve. Le jockey, qui signe une saison de toute beauté, à partagé avec nous ses impressions.

JDG. – QU’AVEZ-VOUS RESSENTI APRES LE PASSAGE DU POTEAU ?

Thierry Jarnet. – J’étais un peu hésitant. Je pensais bien avoir gardé un petit quelque chose. Mais tant que ce n’est pas affiché, on n’est sûr de rien. Lorsque cela a été confirmé, j’ai ressenti une grande joie. C’était un grand moment.

COMMENT RESSENTEZ-VOUS LE FAIT D’AVOIR REUSSI A REALISER LE DOUBLE PRIX MAURICE DE GHEEST - PRIX JACQUES LE MAROIS ?

C’est quelque chose d’unique et de merveilleux. Seuls les grands champions peuvent faire cela, et Moonlight Cloud est une grande championne. Il faut vraiment féliciter et remercier Freddy Head et George Strawbridge, son propriétaire. Ce sont de grands sportsmen. Ils avaient gardé Moonlight Cloud à l’entraînement pour relever ce défi, et ils ont joué le jeu jusqu’au bout. Freddy Head avait déjà fait cela avec les Wertheimer & Frère et Goldikova. Il a su continuer à faire progresser la jument. C’est fabuleux, car cela a donné lieu à un spectacle magnifique. Ce genre d’événement est toujours bénéfique pour les courses hippiques et le sport. C’est aussi bien pour les professionnels que pour les néophytes. Et à Deauville, c’est toujours spécial. Il y a une ferveur particulière. C’est un peu l’hippodrome de tous les records.

COMMENT DEFINIRIEZ-VOUS MOONLIGHT CLOUD ? QUELLES SONT LES QUALITES QUI LUI ONT PERMIS DE REUSSIR CET EXPLOIT ?

Elle est unique. J’ai monté de très bons chevaux au cours de ma carrière, mais elle représente aussi quelque chose de spécial. C’est une jument qui est devenue très professionnelle, qui a appris à se gérer. D’ailleurs, cela s’est vu dans le Prix Jacques Le Marois. Une fois en tête, elle s’est un peu reprise. J’ai cru que j’avais pris l’avantage trop tôt, mais j’ai revu la course, et en fait, ce n'est pas le cas. Elle s’est juste retrouvée en tête et elle s’est relâchée, croyant que le travail était fait. Elle est plus mature. Après le Prix Maurice de Gheest, elle était dans une grande forme et cela ne m’étonnerait pas que ce soit aussi le cas après le Prix Jacques Le Marois. Elle ne semblait d’ailleurs pas très éprouvée après la course. Elle est également facile et maniable. C’est vraiment une professionnelle, elle sait lire et écrire. Et les grands chevaux sont comme cela. Elle a vraiment tout d’une championne.

QUEL REGARD PORTEZ-VOUS SUR VOTRE SAISON ?

Cela a été une année magique. J’ai gagné trois Grs1, et j’ai battu trois records à cette occasion ! C’est vraiment quelque chose d’inimaginable. Quelqu’un m’aurait dit cela il y a quelques années, je n’y aurai pas cru. C’est vraiment une année formidable. Je suis sur un nuage actuellement.

COMMENT DEFINIRIEZ-VOUS VOTRE ASSOCIATION AVEC FREDDY ET CHRISTIANE HEAD ?

J’ai toujours monté des chevaux pour la famille Head. Ils m’ont fait confiance. Notre association s’est renforcée encore un peu ces derniers temps. De plus, Freddy Head m’a vu débuter et je l’ai fréquenté en tant que jockey. J’étais assis sur le banc des jockeys en sa compagnie et celle d’Alain Lequeux ; j’ai beaucoup appris. Freddy a toujours été un modèle.

EST-CE QUE VOUS AVEZ DOUTE, IL Y A QUELQUES ANNEES, LORSQUE VOUS AVIEZ MOINS DE MONTES ?

J’ai connu un passage où effectivement, on a moins fait appel à moi. Ce sont aussi les courses : il y a des hauts et des bas. J’ai continué à travailler. Il faut savoir travailler dans ces moments-là, c’est important. Nous savons que, dans une carrière, il y a des périodes plus difficiles. L’important à ce moment-là est de rester constant. Il est certain que je ne pense pas à la retraite et je n’ai pas envie de devenir entraîneur plus tard. Je le fais un peu avec ma compagne, cela me suffit.