Emmanuel viaud : « la teste peut devenir le saratoga français »

Autres informations / 10.09.2013

Emmanuel viaud : « la teste peut devenir le saratoga français »

Créée en 2008, la vente de yearlings Osarus de La Teste-de-Buch prend cette année une autre envergure. Pour la première fois, elle s’organise sur deux journées, avec un catalogue riche de plus de 200 lots. Emmanuel Viaud, responsable commercial de la jeune agence, détaille les nouveautés de l’édition 2013.

JDG. – POUR LA PREMIERE FOIS, LA VENTE DE YEARLINGS DE LA TESTE S’ARTICULE SUR DEUX JOURNEES. POURQUOI AVOIR FAIT CE CHOIX ?

Emmanuel Viaud. – Avec le nombre croissant d’inscriptions à notre vente, il fallait que nous fassions évoluer notre format. En aucun cas nous ne voulions imposer aux acheteurs et aux vendeurs une journée marathon, qui débute tôt le matin et se termine tard le soir. Nous voulions garder notre côté convivial, et organiser la vente sur deux journées va permettre aux potentiels acheteurs d’avoir plus de temps, d’une part pour inspecter les poulains, et d’autre part pour passer un moment agréable dans la région. Nous voulons devenir une sorte de Saratoga français ! Tous les yearlings seront arrivés sur place au plus tard le mardi après-midi, ce qui laisse suffisamment de temps pour les voir et les revoir... Et pour l’aspect convivial de l’événement, nous organisons le jeudi soir un cocktail dinatoire dans les locaux flambant neufs de l’hippodrome de La Teste, où les acheteurs et les vendeurs vont pouvoir se rencontrer et échanger.

VOTRE RECENTE ALLIANCE AVEC TATTERSALLS N’EST CERTAINEMENT PAS ETRANGERE A LA MONTEE EN PUISSANCE DE VOTRE CATALOGUE ?

Il est évident que nos liens avec Tattersalls, qui nous ont notamment permis d’apporter la garantie de paiement aux vendeurs, nous a permis d’attirer de nouveaux consignataires. Je pense notamment à Coulonces Consignment, avec qui j’étais en contact depuis quelques années, mais dont le choix de présenter des poulains de qualité chez nous a certainement été facilité par notre alliance avec Tattersalls. Pour vous donner un ordre de grandeur, en 2008, pour la première édition de cette vente, Guy Blasco avait vu une centaine de yearlings, pour un catalogue qui en comptait environ 70. Cette année, près de mille poulains ont été inspectés, à la fois pour les ventes de La Teste et du Lion-d’Angers, soit trois cents de plus que l’an dernier. Nous sommes restés très rigoureux dans notre sélection, mais sans fermer la porte aux petites maisons. Nous tenons à la dimension de service pour les éleveurs français.

LES INDICATEURS DE CETTE VENTE PROGRESSENT D’ANNEE EN ANNEE. QUELS OBJECTIFS VOUS ETES-VOUS FIXES POUR 2013 ?

Les bons résultats des chevaux issus de cette vente, ainsi que notre politique de communication, appuyée par Tattersalls, nous a permis d’attirer cette année des professionnels français et étrangers qui ne venaient pas jusqu’à présent à La Teste. Logiquement, nous devrions donc de nouveau progresser, même si je ne veux pas parler à ce stade de prix moyen.

L’an dernier, nous avions un taux de vendus de 90 %. Notre objectif est de garantir aux vendeurs qui nous font confiance que leur poulain sera vendu à un prix correct et ira dans une bonne maison.

TOUT RECEMMENT, DEUX POULAINS DE 2ANS ISSUS DE VOTRE VENTE SE SONT IMPOSES DANS DES MAIDENS MARSEILLAIS. LA PRECOCITE EST-ELLE VOTRE CRITERE DE CHOIX PRINCIPAL ?

Nous n’axons pas notre sélection sur l’hyperprécocité. D’ailleurs, Flamboyant, l’un des deux poulains dont vous parlez, laisse penser qu’il va continuer à progresser l’an prochain. Donc, la précocité oui, mais pas seulement.

Nous cherchons avant tout à vendre des chevaux qui iront sur un hippodrome et y gagneront leur vie.

ARQANA A LANCE CETTE ANNEE LA V2, AXEE SUR LA PRECOCITE ET DESTINEE AU MARCHE DOMESTIQUE. COMMENT AVEZ-VOUS VECU L’ARRIVEE DE CETTE VENTE QUI ENTRE EN CONCURRENCE DIRECTE AVEC LA VOTRE ?

Les résultats de cette vente ont été positifs. C’est le signe que la demande pour ce type de sujets existe. Cependant, nous n’avons jamais été inquiets sur le risque de ne plus trouver de poulains pour constituer notre catalogue. Et je reste même convaincu que si notre vente n’avait pas existé, Arqana n’aurait pas créé la V2.

C’est une saine concurrence, et si cela se fait au profit des éleveurs français, je suis content pour eux. Je pense aussi que de nombreux courtiers battus à Deauville vont se reporter sur La Teste. C’est donc une émulation positive !

LA PRIME DE 5.000 € RECONDUITE

La société des courses de La Teste, via son président, Jean-Marie Plassan, offre une prime de 5.000 euros au poulain lauréat du Critérium du Béquet (L), s’il a été vendu à la vente de yearlings Osarus de La Teste. Comme cette prime n’a pas été décrochée cette année, il y aura 10.000 euros à gagner en 2014 en cas de succès dans la Listed testerine.