Going somewhere, un brésilien à paris

Autres informations / 26.09.2013

Going somewhere, un brésilien à paris

Plus que jamais, le Qatar Prix de l’Arc de Triomphe (Gr1) 2013 sera international. Outre les deux chevaux japonais, Orfèvre (Stay Gold) et Kizuna (Deep Impact), vainqueurs respectivement du Qatar Prix Foy et du Qatar Prix Niel (Gr2), l’exotisme de cette édition 2013 sera aussi assuré par Going Somewhere (Sulamani), quatrième du "Foy" pour son premier essai en France. Ce cheval est né à la fin du mois d’octobre 2009 au Brésil. Il a rejoint les boxes de David Smaga à la fin du premier semestre et se présentera au départ de l'“Arc” avec des ambitions.

« IL A FAIT UN BOND EN AVANT, ET IL DEVRAIT EN FAIRE UN NOUVEAU »

David Smaga nous a parlé de son nouveau pensionnaire, revenant d’abord sur la performance du cheval dans le Qatar Prix Foy : « Il a mieux couru que ne l’indique son classement, et il va courir le Qatar Prix de l’Arc de Triomphe. Il est arrivé chez moi à la fin du premier semestre et, il y a encore quelques semaines, il ne montrait pas grand-chose à l’entraînement. Il a ensuite fait un bond en avant, et il devrait encore en faire un nouveau. Le terrain souple n’est pas un souci pour lui. Il devrait bien courir dans le Qatar Prix de l’Arc de Triomphe (Gr1). Je ne dis pas qu’il va gagner, mais il va bien courir ! »

UN PROBLEME D’ADAPTATION

David Smaga possède une grande connaissance des courses sud-américaines et des chevaux venant de cette partie du globe. Pour lui, le cas de Going Somewhere est typique : « En fait, il fait comme tous les chevaux qui arrivent d’Amérique du Sud. C’est un autre hémisphère, et ils mettent un temps fou à s’adapter. Et puis ils commencent à s’accoutumer et, on ne sait pas pourquoi, ils font un bond en avant. Et cela donne un drôle de bond ! Si Going Somewhere fait donc comme les autres chevaux sud-américains que j’ai déjà eus et qui ont gagné un Gr1, cela risque d’être drôle ! Ce fut le cas avec un cheval sud-américain que j’avais entraîné, il y a quelques années [Campero, en 1982, ndlr]. Il avait couru très moyennement dans le Prix Royal-Oak (Gr1) puis, trois semaines après, il s’imposait dans un Gr1 en Italie par quinze longueurs. Cela tombe bien, il y a trois semaines entre le "Foy" et l'“Arc”. C’est vraiment la base du problème avec les chevaux d’Amérique du Sud : leur temps d’adaptation. Une fois qu’ils ont réussi à passer ce cap, c’est bon. » Going Somewhere pourrait donc être la surprise de ce Qatar Prix de l’Arc de Triomphe. Son entraîneur a en tout cas beaucoup d’estime pour le fils de Sulamani. « À l’entraînement, il est bien. Il va vite. Il est bon. Going Somewhere est en train de progresser et, s’il continue ainsi, il sera au top pour l'“Arc”. Normalement, il devrait rester chez moi l’année prochaine. »

LE DEBUT D’UNE HISTOIRE ENTRE BENJAMIN STEINBRUCH ET LA FRANCE

Going Somewhere est un élève du haras Phillipson. Ce haras est situé à côté de Sao Paulo et a notamment accueilli Peintre Célèbre, lorsque l’étalon est venu en Amérique du Sud pour la saison de monte de l’hémisphère sud. Le haras Phillipson appartient au Brésilien Benjamin Steinbruch, roi de la métallurgie au Brésil.

« Son propriétaire-éleveur m’a demandé s’il pouvait placer des chevaux chez moi, a expliqué David Smaga. Je l’ai rencontré par téléphone. Nous avons des connaissances en commun, donc je suppose qu’elles lui ont parlé de moi. Benjamin Steinbruch voulait courir l'“Arc”, c’est pour cela qu’il a placé des chevaux en France. » Deux chevaux de Benjamin Steinbruch sont déclarés à l’entraînement en France, et tous deux sont entraînés par David Smaga. Il y a donc Going Somewhere, mais aussi Gaga A (T. H. Approval). La pouliche, deuxième de Gr1 au Brésil et troisième à ce même niveau de compétition en Argentine, a débuté en France par une huitième place dans une Listed, en juillet. « Elle devrait bientôt recourir et bien se comporter », nous a dit David Smaga.

Il se pourrait par ailleurs que l’entraîneur voie arriver, l’année prochaine, de nouveaux chevaux du haras Phillipson dans ses boxes. David Smaga nous a confirmé : « Benjamin Steinbruch devrait aussi m’envoyer d’autres chevaux. Nous n’avons pas fini d’entendre parler de lui. Il a actuellement 65 yearlings et est tête de liste dans son pays. Les chevaux courent sous les couleurs du haras. »