Le champion ceasar’s palace soigne son retour

Autres informations / 25.09.2013

Le champion ceasar’s palace soigne son retour

C’était l’attraction de la réunion. La rentrée du champion Ceasar’s Palace (Voix du Nord) dans le Prix Hunorisk n’a pas déçu les observateurs. Au contraire ! Le cheval de Jean- Paul Gallorini a réalisé une démonstration, en dépit d’une dernière haie pas très bien négociée. Absent depuis une sixième place en plat, le 23 octobre 2011, Ceasar’s Palace a connu des soucis de jambes et le voir revenir à son niveau est un réel plaisir pour tous les aficionados de l’obstacle. Placé dans le sillage de Prince du Pin (Khalkevi), il a profité de l’allure sélective imprimée par sa compagne d’entraînement Katkovana (Westerner). Ceasar’s Palace n’est sorti du sillage de Prince du Pin qu’au bout de la ligne d’en face. De lui-même, rien qu’en sautant, il est arrivé sur la ligne des chevaux de tête. Jérémy Da Silva, son nouveau jockey, a tempéré ses ardeurs. Ce n’est qu’entre les deux dernières haies qu’il l’a lancé franchement. Ceasar’s Palace a rapidement démontré qu’il était au-dessus du lot. Bien que fautif à l’ultime difficulté, il a filé aisément au poteau, restant ainsi invaincu en six courses sur les obstacles. « Je suis très heureux, d’autant que je suis le propriétaire, l’entraîneur et l’éleveur du cheval, nous a confié Jean-Paul Gallorini. La dernière fois qu’il a gagné, Ceasar’s Palace avait un petit truc au genou qu’il s’était fait de la même manière que lors de son saut d’aujourd’hui sur la dernière haie. Mon vétérinaire a voulu enlever ce qui le gênait au genou et... merci du cadeau ! Il a été absent ensuite pendant plusieurs mois.

Désormais, nous allons attaquer le programme classique et courir contre les bons. Il a envie de galoper, il saute, donc pourquoi ne pas essayer ? » Moins fougueux qu’il ne l’était à 4ans, Ceasar’s Palace peut tenir la distance du Grand Prix d’Automne (Gr1), qui est de 4.800m. Et le terrain lourd ne le gêne pas. Dès lors, il sera un adversaire de taille pour Gémix (Carlotamix) et La Segnora (Turgeon).

JEREMY DA SILVA : « JE CROIS QUE C’EST LE MEILLEUR CHEVAL QUE J’AIE MONTE »

Avec Ceasar’s Palace, qu’il découvrait en compétition, Jérémy Da Silva a signé sa première victoire depuis son retour. Il a expliqué au micro du cheval émetteur : « Il n’a pas bien négocié la réception de la dernière haie, mais s’il n’avait pas agi ainsi, il y aurait eu "loin". Je crois que c’est le meilleur cheval que j’aie monté. C’est un phénomène ! »

PRINCE OUI OUI EN ROUTE VERS LE GRAND PRIX D’AUTOMNE

Également victime de soucis de santé, Prince Oui Oui (Poliglote) effectuait sa réapparition après deux ans et demi d’absence. Le protégé de Philippe Peltier a attendu son heure, à proximité des animateurs, avant de tracer une belle ligne droite. Il n’a pu inquiéter Seabreeze d’Ho (Enrique), lequel était en très belle condition, après de bonnes sorties en plat. Son mentor nous a dit : « Il court vraiment très bien, après une longue absence. Sa ligne droite est belle d’autant que son jockey l’a respecté. Il devrait aller vers le Prix Carmarthen (Gr3) puis sur le Grand Prix d’Automne (Gr1). Il sera aussi très bien en terrain lourd. »

Il faut souligner la quatrième place de Good bye Simon (Simon du Désert), un ancien lauréat du Prix Alain du Breil (Gr1) qui revient en forme, et le bel effort du steeple-chaser Réglis brunel (Ungaro), prometteur cinquième. Quant à Katkovana, elle avait besoin de ça.

ELEVE EN PAYS CHAROLAIS

Ceasar’s Palace a été élevé par Jean-Paul Gallorini et a grandi dans les prés de Jean-Louis Berger, son beau-père, qui est également le coéleveur de Rubi Ball (Network). L’entraîneur nous avait expliqué le choix du croisement : « J'avais choisi Voix du Nord comme étalon pour Cardounika. Il était un très bon cheval, favori du "Jockey Club" 2004. Il appartenait notamment à une lignée "Wildenstein" et on ne peut être plus royaliste que le roi. »

Ceasar’s Palace est le premier produit de Cardounika (Nikos), une jument qu’il entraînait et avait sous ses couleurs. En vingt sorties, Cardounika a réussi à s’imposer une seule fois. C’et´ait à Cagnes-sur-Mer, un 6 janvier,àl’occasion du Prix de l’Estéron. Suite à Ceasar’s Palace, Cardounika a eu un mâle, Cokoriko?(Robin des Champs), également élevé par Jean-Paul Gallorini. Cokoriko ne courra plus, mais il s’était imposé à deux reprises à Auteuil, dont une fois dans une Listed. Il pourrait devenir étalon. Cardounika est une fille de Cardoudalle (Cadoudal), double lauréate en haie à Auteuil et une fois en steeple. Cardounika est l’un de ses meilleurs produits.