Fin de carrière pour camelot

Autres informations / 15.10.2013

Fin de carrière pour camelot

Lundi matin, Coolmore a annoncé que le classique Camelot (Montjeu) ne serait plus revu en piste et sera étalon à Coolmore à partir de 2014. Annoncé comme partant possible dans les Champion Stakes ou au Breeders’ Cup (Grs1), Camelot doit faire l’impasse à cause d’une boiterie.

L’histoire de Camelot a commencé aux ventes de Newmarket. Cet élève du Cheikh Abdullah bin Isa Al-Khalifa a été acheté 525.000 Guinées par Demi O’Byrne. « Dès l’instant où nous avons vu Camelot à Tattersalls, nous sommes tombés sous le charme, se souvient Aidan O’Brien. C’était le cheval parfait. Il était très beau avec une action hors du commun. Camelot est un cheval de grande classe, qui possède de la vitesse et est très intelligent. Il a toutes les qualités. Malheureusement, il n’a plus eu le même éclat en course après son opération suite à ses coliques. À la maison, il montrait des signes de renouveau lors de ses derniers travaux. C’est vraiment décevant qu’il ne puisse plus courir à nouveau. » Rapidement, Camelot s’est installé comme le chef de file des mâles de sa génération, celle des chevaux nés en 2009. Lauréat de son maiden à Leopardstown le 14 juillet, il a directement empoché le Racing Post Trophy (Gr1). De retour à 3ans, il a enchaîné par les classiques 2.000 Guinées de Newmarket, Derby d’Epsom et Derby d’Irlande (Grs1).

Le grand tournant de la carrière de Camelot a eu lieu le 15 septembre 2013. Candidat à la triple couronne britannique des mâles, qui n’a plus été décrochée depuis Nijinsky en 1970, Camelot échoue dans son défi du St Leger de Doncaster (Gr1) face à Encke (Kingmambo). Avec une victoire dans le "Saint Leger", Camelot aurait pu rejoindre directement le haras, invaincu, en portant un costume de héros, mais l’histoire en a décidé autrement. Septième de l’"Arc" ensuite – en étant désavantagé par l’état du terrain –, Camelot n’a pas réussi à se montrer très percutant cette année, à 4ans, suite à ses problèmes de coliques. Pour sa rentrée, il a gagné les Moresbridge Stakes (Gr3), avant d’être battu par Al Kazeem (Dubawi) dans le Tattersalls Gold Cup (Gr1) et de terminer quatrième des Prince of Wales’s Stakes (Gr1).

La génération des 3ans de 2012 ne paraît pas inoubliable – Camelot lui-même n’a battu que neuf gagnants de Gr1 dans sa vie –, mais elle avait besoin d’un leader. C’était Camelot...