Jim bolger honoré à la 47e conférence internationale des autorites hipiques

Autres informations / 08.10.2013

Jim bolger honoré à la 47e conférence internationale des autorites hipiques

Lundi, la Fédération Internationale des Autorités

Hippiques (IFHA) a tenu sa 47e conférence, présidée par Louis Romanet. Pour la

première fois cette année, l’IFHA, en association avec Longines, a décerné un

prix international du mérite récompensant la personnalité qui a marqué l’année

hippique et, de façon plus générale, laissé son empreinte sur les courses

mondiales au cours de sa carrière.

Le jury, composé de Louis Romanet, des trois

vice-présidents de l’IFHA (Winfried Engelbrecht-Bresges, Brian Kavanagh et Jim

Gagliano) et de Juan Carlos Capelli, vice-président de Longines, en charge du

marketing international, a décidé à l’unanimité d’attribuer ce prix à Jim

Bolger, présent lors de la conférence avec son épouse Jackie. L’Irlandais a

débuté sa carrière en 1976, ne se limitant pas à l’entraînement, puisqu’il est

aussi éleveur et propriétaire de la majorité de ses chevaux. Il possède en

effet quatre-vingts poulinières dans son haras de Redmonstown Stud. Jim Bolger

a sellé vingt-deux lauréats de Gr1, qui ont gagné quarante courses de Gr1

différentes. Il en a élevé la quasi-totalité, et même soldier of fortune, gagnant de l’Irish Derby, qu’il avait vendu

yearling. Parmi ses élèves les plus célèbres figurent teofilo et new Approach.

Cette année, il a brillé avec Dawn  Approach, gagnant des 2.000 Guinées et

des St James’s Palace Stakes (Grs1). Jim Bolger a également aidé le docteur

Emeline Hill à fonder Company Equinome, une société spécialisée sur le génome

équin. Enfin, il a formé des célébrités comme Tony McCoy, Aidan O’Brien et

Willie Mullins.

LE  CONTROLE 

QUALITE  DES COURSES DE GROUPE

Différents sujets d’importance ont été abordés au

cours de cette conférence, sur lesquels nous reviendrons au fil de la semaine,

en commençant aujourd’hui par le contrôle qualité des courses de Groupes ou

donnant droit au black type, un exposé de Brian Kavanagh. Le vice-président de

l’IFHA a rappelé l’un des objectifs majeurs de la Fédération : « l’organisation

de compétitions pour sélectionner les meilleurs chevaux, dans le but

d’améliorer la race ». C’est pour cette raison que la réglementation sur les

courses de Groupes et les Listeds est si importante, sans oublier l’aspect

commercial que le black type attribué à un cheval lui confère sur une place de

vente. Le concept des courses de Groupe a été créé en 1971 en Europe, et en

1973 aux États-Unis et au Canada.

Le blue book, publié chaque année par l’IRPAC,

récapitule toutes les courses de Stakes disputées dans le monde et qui donnent

le droit au statut black type sur les catalogues de ventes. Ce livre divise les

courses en quatre catégories, déterminant la qualité du black type qu’elles

octroient. La partie 1 correspond aux courses donnant le droit au black type

majuscule pour le lauréat, et minuscule pour le deuxième et le troisième. La

partie 2 regroupe les courses donnant le droit au black type, mais sans la

désignation de Groupe associée. La partie 3 correspond aux courses de Groupe

uniquement reconnues dans le pays considéré et n’ouvrant donc pas le droit au

black type. Enfin, la partie 4 concerne les courses d’obstacle ouvrant droit à

un black type en italique sur les pages de catalogue.

Étant donné la portée des courses de Groupe, leur

contrôle qualité est fondamental. Chaque pays dépend d’un comité qui étudie en

premier lieu la valeur des chevaux ayant participé aux précédentes éditions

pour juger du maintien ou non du statut de Groupe.

Pourquoi pas des super

Groupes 1 ?

L’une des questions qui revient le plus

fréquemment sur ce sujet porte sur le nombre de courses black type dans le

monde, et si l’on n’attribue pas trop facilement ce black type. Pour Brian

Kavanagh, la réponse est non, sachant que 1,25 % seulement des courses s’étant

disputées dans le monde sont labelisées Groupe et appartiennent à la partie 1

du blue book. 3,25 % ont le statut black type. L’autre problème est

l’homogénéisation des statuts en fonction des pays. Autrement dit, est-ce

qu’une course de Groupe 1 dans tel pays aura le même statut dans un autre ?

Brian Kavanagh convient qu’il existe des anomalies. Des décisions de

rétrogradation, comme pour le Derby italien, sont difficiles à prendre, mais indispensables

pour préserver l’intégrité du système. Enfin, Brian Kavanagh a évoqué la

possibilité de créer des Super Groupes 1 pour les meilleures courses du monde,

comme les Champion Stakes, le Breeders’ Cup Mile et, bien sûr, le Qatar Prix de

l’Arc de Triomphe, tant le rating moyen de ces courses dépasse celui des autres

Groupes 1.