Le haras de cisai : un nouveau venu dans le paysage des ventes

Autres informations / 19.10.2013

Le haras de cisai : un nouveau venu dans le paysage des ventes

Après la Sarthe, c’est par l’Orne que passe le tour des haras, en commençant par un haras tout récent, celui de Cisai, pensé de toutes pièces par Amélie von Leithner.

UN HARAS CREE DE TOUTES PIECES

Situé tout en haut d’une colline et dominant ainsi Cisai- Saint-Aubin, dans l’Orne, le haras de Cisai est le projet d’une femme à la passion et à l’énergie communicatives, Amélie von Leithner. Originaire de Suède, Amélie a trouvé son bonheur en décembre 2010. Le site ne comptait alors que deux boxes et une trentaine d’hectares non clôturés et ne correspondait pas aux critères de la jeune femme, mais la maison d’habitation, les terrains et la vue panoramique du lieu l’ont convaincue. S’en est suivie une longue période de travaux qui ont permis l’accueil des premiers pensionnaires en octobre 2011. « Je suis née, j’ai grandi et étudié à Paris, avant de travailler dans le monde de l’art contemporain, entre la capitale et Londres. Plus tard, je suis retournée en Suède et j’ai commencé à élever des pur-sang à petite échelle, tout en pratiquant la physiothérapie pour les chevaux. J’ai découvert la Normandie en travaillant pour Étienne et Anna Drion, lors de la préparation aux ventes. Le monde du galop étant malheureusement très restreint en Suède, j’ai choisi de m’installer ici, pour développer mes activités dans un climat plus propice. Nos deux premiers yearlings furent pré sentés à Arqana l’année dernière ; Mariele (Shirocco) a une victoire et une place en trois sorties, et Schneekonigin (Le Havre) vient d’être placée pour ses débuts. »

ELEVER POUR FAIRE COURIR, A TERME

Amélie von Leithner accueille des poulinières en pension et propose la préparation de leurs produits aux ventes. « Je souhaite me limiter à une quinzaine de chevaux, pour travailler de façon personnalisée, en fonction de l’individu. » Pour le moment, outre ses trois poulinières, achetées en France et en Irlande, elle veille sur trois autres juments de clients d’origine française et britannique. En octobre, elle présentera trois poulains : deux lui appartenant et l’autre acheté foal par le courtier Hubert Guy et seul fils de Big Bad Bob inscrit au catalogue. « À terme, mon objectif est d’élever mes chevaux pour les faire courir sous mes couleurs. Mais avant de pouvoir me permettre ce luxe, il faut savoir vendre. J’attache bien sûr beaucoup d’importance à l’équilibre physique, mais aussi au mental de mes pensionnaires. En période de préparation, les poulains sortent au pré tous les matins. Je ne veux en aucun cas les brusquer. »