Le haras du mont-dit-mont, une logique collective

Autres informations / 20.10.2013

Le haras du mont-dit-mont, une logique collective

C’est tout en haut d’une colline qui domine la commune de Dives-sur-Mer (14), au haras du Mont-dit-Mont, que les hommes de Prime Equestrian ont choisi de baser leur opération d’élevage. Ces terres ont accueilli d’abord l’élevage de l’acteur et chanteur Eddie Constantine, dans les années cinquante, puis de Robert Sangster en 1976, initiateur de la célèbre structure Coolmore. Rien n’a été laissé au hasard dans la stratégie de Prime Equestrian. « Nous avons commencé par les chevaux de course, raconte Didier Reed, manager du haras. Notre groupe représente plusieurs milliers de salariés et l’écurie est un formidable élément fédérateur. Nous avons une culture de sportifs et nous raisonnons en équipe. Ici, le « je » n’existe pas. Nous avons débuté notre activité équestre en Grande-Bretagne et, assez logiquement, nous avons évolué vers l’élevage et avons étudié des installations en Grande-Bretagne, aux États-Unis et en France. Le système français est incomparable et, surtout, il est pérenne. Nous avons visité plusieurs structures en Normandie et avons choisi le haras du Mont-dit-Mont, séduits par le site, d’une dimension raisonnable, mais sur lequel il y avait beaucoup à faire, et par l’homme qui l’occupait, Peter

Supple, ancien jockey, entraîneur et éleveur qui pouvait nous initier à l’élevage. » Parmi les premiers chevaux élevés, on trouve On call Now (Acclamation), gagnant du Prix Le Fabuleux (L), et Rock me Baby (Rock of Gibraltar), lauréate du Critérium du Languedoc (L) et troisième du Prix de Sandringham (Gr2), désormais poulinière au haras.

DES INSTALLATIONS ULTRAMODERNES

Le haras est donc acheté en 2009, et s’en est suivie une période de travaux de trois ans. À présent, l’ensemble est particulièrement fonctionnel, composé de différentes unités pour les juments, les foals, les yearlings et chevaux au repos. 50 ha entourent le haras, et une cinquantaine de boxes accueillent les pensionnaires.

La stratégie du haras est de bâtir un élevage de qualité, avec une stricte sélection des poulinières. Alexandre Puyforcat, recruté récemment pour piloter l’équipe d’élevage, explique : « Nous voulons nous limiter à une vingtaine de juments, sélectionnées sur leurs performances de course et leurs pedigrees. Ce sont soit des juments qui ont défendu nos couleurs en course, soit des juments que nous achetons pour l’élevage. Le projet est ambitieux. Les produits mâles sont destinés à passer en vente. » À ce sujet, Didier Reed précise : « Nous voulons nous montrer exemplaires. Tous nos yearlings sont présentés avec un dossier vétérinaire complet. Notre projet d’élevage s’inscrit dans la durée, mais nous savons que nous travaillons la nature et qu’il faut rester très humble. » Le haras a commencé à présenter des yearlings à Arqana en octobre 2010. Depuis, le nombre s’est régulièrement accru, pour arriver à neuf cette année.