L’élevage de pierrepont, une histoire de famille

Autres informations / 21.10.2013

L’élevage de pierrepont, une histoire de famille

Le tour des haras nous amène à Saon, sur le site de Pierrepont dirigé par Sébastien Lamy. Son père, Pierre, est toujours à la tête de l’ancien haras de Gruchy, désormais le haras de Pierrepont. Ces haras sont situés au centre d'une région d'élevage où se trouvent notamment les haras d'Etreham, de Bernescq, d'Ellon, ainsi que Jedburgh Farm.

Sébastien Lamy a transformé la ferme de son grand-père en un haras fonctionnel, qui s’étend sur 65 ha sur la commune de Saon (14). Il dirige l’élevage de Pierrepont depuis dix ans, mais l’histoire entre la famille Lamy et Pierrepont est bien plus ancienne, comme il le raconte : « Mon père dirige le haras de Pierrepont, anciennement haras de Gruchy, depuis trente ans. Le site appartient à monsieur de Lastours, il est connu pour avoir accueilli Ourasi qui est d’ailleurs enterré à côté du paddock où il a vécu. Quand monsieur de Lastours a souhaité arrêter son activité, mon père a repris le haras en location. Y stationnent 90 chevaux dont 50 poulinières. L'élevage de Pierrepont est l’ancienne ferme de mon grand-père, que j’ai transformée en haras avec mon père. Au début, nous n’avions que quatre boxes, ils se sont rapidement remplis et nous en avons construit cinquante supplémentaires. Actuellement, j’ai une trentaine de poulinières. » Avant de s’installer, Sébastien Lamy, encouragé par son père, a appris le métier d’automaticien et a travaillé pendant dix ans dans ce secteur avant de revenir à l’élevage.

L’ELEVAGE DE PIERREPONT: TRES PEU D’ELEVEURS VENDEURS

La majorité des clients de Sébastien Lamy sont des éleveurs qui ont leurs couleurs. Il en partage certains avec son père, Pierre, et les deux hommes travaillent en bonne intelligence, mais avec des équipes distinctes. Le nombre de yearlings présentés aux ventes est donc limité.

En octobre, l’élevage de Pierrepont présente un yearling, le lot 159, un frère d’Indiaco (Falco), par Naaqoos. « Mon père et moi avons quelques poulinières, mais la très grande majorité appartient à des clients. Cela serait bien trop dangereux vu les incertitudes de l’élevage, d’avoir trop de juments en propriété. Nos clients sont français, belges, anglais... Certains souhaitent un standing plus élevé que celui que je propose, alors ils placent leurs juments chez mon père dont le haras est à quelques centaines de mètres... » Le haras de Pierrepont est en effet un site grandiose, composé d'un manoir, d'un superbe parc et d'écuries chargées d’histoire.

DES CROISEMENTS FRANÇAIS AXES SUR LA VITESSE

Concernant le choix des étalons, les juments de Pierrepont restent très majoritairement en France. « J’ai aussi remarqué que nous avons connu beaucoup plus de réussite avec les étalons français. Il ne faut pas oublier que les longs voyages fatiguent énormément les juments. Ce sont évidemment nos clients qui choisissent les croisements, mais nous en discutons ensemble. L’élevage est plutôt tourné vers la vitesse et la précocité. »

Sébastien Lamy accueille également des poulinières de trot pour le comte Paul de Senneville, L’Amiral Mauzun, gagnant de plusieurs Grs1, est l’un des produits les plus connus du haras de Pierrepont.