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Jour de Galop

JOUR DE GALOP

Réformons le programme sur la base d’options validées par le terrain

Autres informations / 11.10.2013

Réformons le programme sur la base d’options validées par le terrain

Notre modèle, nous le savons, reste un atout pour autant qu’il puisse se réformer. Alors, comment réformer ? Avec quels principes ? Que faut-il changer et... ne pas changer ? Parlons ici de ce qui est un de nos fondamentaux et qu’il faut certainement préserver dans ses grandes lignes : le programme.

Sa construction, pour le rappeler, repose sur un rapport constant depuis des années entre le nombre de courses de sélection (40 %) et celui des courses à handicap et à réclamer (60 %). En soulignant que le niveau des allocations est inversé : 60 % des allocations vont aux courses à conditions et de groupes. Ainsi, notre programme concilie notre mission de base – la sélection – et notre gagne-pain – les paris. Une fois cela posé, nous gagnerions tous à éviter les procès d’intention du genre : « France Galop au service du PMU » ou encore « trop d’allocations pour si peu de partants... ». En effet, cette opposition caricaturale ne fait pas avancer le débat.

Mais, pour en revenir au fond, la question reste : faut-il faire évoluer le rapport de 60/40-40/60 ? Je ne le pense pas, car cet équilibre permet de traiter avec équité l’ensemble de la pyramide des acteurs de notre filière : la base indispensable à notre légitimité et le sommet qui nous positionne comme une référence parmi les grands pays de courses. Voilà un point sur lequel un consensus est nécessaire, voire indispensable, pour engager un débat sur les évolutions à conduire.

Parmi les évolutions possibles, les travaux menés par le cabinet de conseil McKinsey sur les courses américaines posent la question stratégique de la réduction de l’offre de courses (baisse comprise entre 5 % et 10 %). D’après McKinsey, cela permettrait de dégager les marges de manœuvre indispensables au renouveau, en augmentant le nombre de partants et la rentabilité des paris.

Bien entendu, le contexte américain n’est pas le nôtre et il ne s’agit pas de copier une formule, mais plutôt de rechercher des pistes d’amélioration innovantes. Dans cet esprit, demandons au PMU, dont on connaît la capacité d’expérimentation, de simuler des scénarios et de mener avec France Galop des tests grandeur nature. Ainsi, la démarche d’adaptation du programme, devenue nécessaire, s’effectuera sur la base d’options stratégiques validées et légitimées par le terrain.

Voilà un thème qui illustre que, pour réussir le changement, il est vital de prendre appui sur ce qui fonctionne pour envisager les adaptations, voire les ruptures, à réaliser.