Georges mikhalides de retour sur les hippodromes français

Autres informations / 09.11.2013

Georges mikhalides de retour sur les hippodromes français

Ce vendredi à Chantilly, le nom de Georges Mikhalides est réapparu sur un programme français. Ce top entraîneur des années quatre-vingt a brillé au niveau Gr1 grâce à Fast Topaze (Poule d’Essai des Poulains), Fijar Tango (Grand Prix de Paris), Lady in Silver (Prix de Diane) ou encore Pearl Bracelet (Poule d’Essai des Pouliches)... Georges Mikhalides est ensuite parti au Qatar, en 1993, puis s’est envolé en direction des États-Unis. Il est retourné au Qatar en 2009. « J’ai passé en tout neuf ans au Qatar, en deux périodes séparées, et sept ans en Floride, nous a-t-il déclaré. Je suis revenu en France et me suis installé à Chantilly vers le mois d’avril dernier. J’ai actuellement onze chevaux à l’entraînement, appartenant à des propriétaires qataris : deux à Khalifa Al Attiyah, neuf à Mubarak Al Naemi. » Georges Mikhalides nous a expliqué les raisons de son retour en France : « Ce sont mes propriétaires qataris qui m’ont proposé de revenir en France, car ils voulaient y placer des chevaux à l’entraînement. J’ai donc accepté de sauter le pas ! D’autant plus que, au Qatar, les courses ne progressent plus vraiment, tandis que revenir en France est un nouveau challenge. »

L’entraîneur devra reprendre ses marques dans l’Hexagone, les choses ayant beaucoup changé depuis qu’il est parti :

« En effet, tout est différent ! Ne serait-ce que l’hippodrome de Chantilly : je ne l’ai pas reconnu ! La façon de travailler est, elle aussi, totalement différente maintenant. Avant, je trouve que l’on prenait beaucoup plus son temps avec les chevaux. Aujourd’hui, tout doit aller beaucoup plus vite. Mais c’est très différent de la méthode américaine, par exemple, où il y a une personne qui s’occupe du cheval et une autre qui le monte. En France, c’est la même personne, et il y a le cas des 35 heures. Mais c’est désormais à moi de m’adapter à la méthode française. Je ne pense pas continuer à travailler comme je le faisais aux États-Unis ou au Qatar. Je vais suivre la nouvelle méthode française. J’ai réussi à m’adapter à différents pays étrangers, donc je suppose que je devrais y arriver ici ! »

Pour son retour sur un hippodrome français, Georges Mikhalides a sellé Al Arish (Iffraaj), un ancien pensionnaire de Lady Cecil, qui n’a pas brillé dans le Prix des Canters (F). « Aujourd’hui, j’ai couru le cheval avant tout pour me faire une ligne, nous a expliqué Georges Mikhalides. Je ne pense pas que nous verrons mes chevaux encore en piste cette année. Ce sont des chevaux qui viennent de chez d’autres entraîneurs, et ils seront bien mieux l’année prochaine. Ils sont arrivés chez moi il y a deux mois. J’aimerais avoir entre vingt et vingt-cinq chevaux sous ma responsabilité. Logiquement, je devrais recevoir des yearlings d’ici à la fin de l’année, toujours pour les mêmes propriétaires. Je reviendrai donc en 2014. »