Jean-louis burgat : « le football et les courses sont les deux seuls sports universels »

Autres informations / 09.12.2013

Jean-louis burgat : « le football et les courses sont les deux seuls sports universels »

Créateur de 7sur7 sur TF1, premier patron de la rédaction de Canal+, producteur des images des courses pendant de longues années, propriétaire et éleveur de pur-sang, Jean-Louis Burgat a créé une nouvelle société de productions récemment. Et avec elle, il produit une émission de télévision mensuelle consacrée aux courses, qui est diffusée dans 27 pays. Fort de ses vingt ans d’expérience dans le milieu, il livre sa vision du sport-courses comme sport-spectacle télévisé.

UNE EMISSION MENSUELLE DIFFUSEE DANS 45 PAYS EN 25 LANGUES

« Nous sommes plus actifs que jamais dans les courses. Chaque mois, nous produisons pour Eurosport une émission mensuelle parrainée par Longines qui présente toutes les grandes courses au galop du monde disputées au cours du mois écoulé. Cette émission est diffusée par Eurosport dans 45 pays et en 25 langues différentes. En 2014, l’émission va encore se développer dans de nombreux pays, avec encore plus de réunions à couvrir tout autour du monde. C’est une belle occasion de mettre en avant le cheval de course, qui possède un très grand potentiel. Après vingt ans au service du sport à la télévision, je peux vous dire que seuls deux sports ont une notoriété universelle : le foot et les courses. Sans doute parce que ce sont les deux seuls sports qui ont un langage universel. Et pour quelqu’un comme moi, qui travaille sur l’image, c’est passionnant !

Nous travaillons aussi pour le Qatar Racing and Equestrian Club, par des films de promotion de leurs chevaux, et aussi pour France Galop via le F.R.B.C. »

DES IMAGES POUR MIEUX COMPRENDRE ET METTRE EN VALEUR LE SPECTACLE

« Avec Burgat Productions, nous restons assez ancrés dans le domaine du cheval, même si nous produisons des émissions dans plusieurs autres grands sports, comme le football, le basket ou la boxe. Nous réalisons de plus en plus de directs sportifs avec MCS et Eurosport. Le sport reste une valeur sure du spectacle télévisé même si, comme beaucoup d’autres activités, le sport a lui aussi restreint ses budgets. Notre métier, c’est de trouver de nouvelles façons de raconter le sport avec un peu moins de moyens, mais toujours autant d’histoires, de beauté de l’image, d’informations multiples sur lesquelles nous sommes assez pointus. Nous sommes intéressés par tout ce qui renforce la compréhension et la beauté du spectacle. »

UN CASQUE-CAMERA TESTE EN AUSTRALIE

« Nous nous définissons comme un fabricant d’images de chevaux. On invente, on expérimente, on teste... Très récemment, nous avons travaillé avec une société de production australienne pour mettre au point un casque intégrant une mini-caméra de 50 grammes. Grâce à la parfaite intégration de la caméra et à son faible poids, il est très bien accepté par les jockeys. Et, pour la première fois, la vidéo rend parfaitement compte de la vitesse. Il faudrait maintenant le tester en obstacle : ce serait particulièrement impressionnant. Nous sommes toujours dans la recherche de la meilleure image de sport. »

Attention aux économies sur les images : elles sont l’or des courses

« Pour moi, le cheval est au centre de tout. Ma bible dans le cheval, et je tournerai autour toute ma vie, c’est qu’il faut vraiment renforcer la valeur cheval dans la promotion des courses. Pourquoi ? Parce que c’est ce qui fait toute la différence avec les autres jeux d’argent. La valeur spectacle et la valeur cheval sont l’or des courses. Si le spectacle devient moins bon, le jeu en souffrira obligatoirement. »

LE PREMIER DIRECT INTEGRAL D’UNE REUNION DE COURSES

« Léovision, notre précédente société de productions, a commencé d’une façon simple. Un jour, des responsables de la Société d’encouragement sont venus me voir pour me proposer de réaliser un film de promotion sur les courses. Il est sorti en 1994 et s’appelait "Une vie de crack". Par chance, le cheval que nous suivions a gagné une grande course ! Peu de temps après, Jean-Luc Lagardère prenait la présidence de France Galop. Nous avions un peu de notoriété grâce à notre film et aussi grâce à l’émission de corrida que nous réalisions pour Canal+, et qui avait contribué à relancer la fiesta brava en France. C’est comme cela que nous avons commencé à filmer le Quinté du dimanche puis une émission sur la 5, avec des images différentes.

Un jour, j’ai dit à Louis Romanet : je pense que l’on peut tenir une après-midi complète sur une réunion. Donc on a produit, un peu avec les moyens du bord, une réunion entière à Deauville. Le test a bien fonctionné et nous l’avons reproduit au trot, avec le soutien de Paul Essartial. Nous avons montré que c’était possible. Voilà, finalement, ces journées de test ont en quelque sorte été la première pierre de France Courses, qui est plus tard devenue Equidia. »