* la hausse de la tva… au sommet *  evenement institutionnel de l'annee

Autres informations / 18.12.2013

* la hausse de la tva… au sommet * evenement institutionnel de l'annee

CINQUIEME EDITION DES JDG AWARDS

 

 

Avec 47% des votes à elle toute seule, la hausse de la TVA est vraiment vécue par tous les lecteurs de JDG comme l’événement institutionnel numéro 1 de 2014. Le reste – tout le reste (y compris le changement de directeur général ou encore la grève de Maisons-Laffitte) – est relégué loin derrière.

Il est vrai que cette mesure fiscale a été vécue comme un coup de poignard dans le dos par une filière qui a déjà du mal à recruter de purs investisseurs : notamment des propriétaires amateurs, non assujettis à la TVA, qui ont des chevaux de courses avant tout par plaisir en espérant perdre le moins d’argent possible.

D’après nos informations, les propriétaires non professionnels dans leur statut fiscal n’ont pas réduit leurs investissements en 2013. Ils ont attendu de mesurer l’impact réel de l’augmentation du taux de TVA. Mais beaucoup d’entre eux auront sans doute une attitude différente en 2014 si de bonnes nouvelles n’arrivent pas de Bercy, suite au rendez-vous de lundi dernier auquel se sont rendus Bertrand Bélinguier et Dominique de Bellaigue. Si une compensation est proposée aux non-assujettis, le niveau d’investissement devrait rester le même. Si ce n’est pas le cas, le monde du galop continuera à s’engager (ou à s’enfoncer ?) encore un peu plus dans la voie du « tout professionnel ». Il copiera en cela le trot, où la majorité des chevaux est détenue par leurs entraîneurs (voire leurs entraîneurs-drivers), dans une intégration économique totale qui a ses avantages et ses inconvénients… mais qui n’est assurément pas le modèle traditionnel du galop, que ce soit en France ou ailleurs dans le monde. Si l’on nous pardonne ce trait d’humour, en cette période de fêtes qui est propice à la détente des muscles faciaux, écrivons qu’il sera alors temps de changer les statuts de France Galop pour y implanter 100% de sociopros, et pourquoi pas 100% de sociopros ayant la triple casquette : à la fois éleveurs, entraîneurs et propriétaires. Seuls les jockeys feront alors entendre une voix différente (une voix et une seule, messieurs les pilotes)… à moins que les éleveurs-entraîneurs-propriétaires ne descendent tous à 50 kilos, pour pouvoir monter leurs chevaux et absorber la place réservée aux jockeys au sein du Comité ! Entretemps, les purs bénévoles du système (je veux parler des propriétaires non assujettis, qui donnent leur argent, mais aussi des présidents de fédérations, présidents de conseils régionaux et des cooptés, qui donnent leur temps), c’est-à-dire ceux qui n’ont pas un intérêt économique direct dans la partie, auront disparu du tour de table. Mais personne n’aura à s’en plaindre, puisqu’ils auront aussi disparu de la colonne éleveur, de la colonne propriétaires… et des champs de courses tout court.

 

 

2e : Thierry Delègue succède à Hubert Monzat à la tête de France Galop 14%

14% des votants ont salué le retour de Thierry Delègue à la tête de France Galop. Il est en effet le premier vrai spécialiste des courses à diriger la maison de Boulogne, depuis le départ de Louis Romanet, après deux tentatives de diversification avec des directeurs ne connaissant pas très bien notre sport. La qualification hippique de Thierry Delègue et son expérience réussie dans la sphère privée suscitent des espoirs. Ses premières interventions dans les dossiers techniques seront très attendues.

 

3e : Records pour les ventes de yearlings en France et en Europe 13%

Avec 13 % des votes, les résultats record des ventes de yearlings en Europe, et en France particulièrement, ont marqué nos lecteurs. Malgré un contexte économique difficile, les prix ont atteint des niveaux rarement atteints. Arqana a même été la seule vente européenne à enregistrer quatre yearlings millionnaires lors de sa vente de sélection d’août. L’appétit pour les bons chevaux ne se dément pas, même en temps de crise, et la forte demande internationale, avec des nouveaux visages, notamment en provenance du Qatar ou de l’Australie, occasionne de vraies batailles sur le haut du marché et donc une hausse de tous les indicateurs. De plus, la reprise du marché des chevaux à l’entraînement génère un climat de confiance sur le segment des yearlings. Les efforts des éleveurs français pour améliorer leur stock ont ainsi pu être récompensés.

 

Les autres événements, cités dans l'ordre d'importance des votes : Grève à Maisons-Laffitte, Mouvements de mécontentement de certains professionnels à Dax et à Deauville, Réforme des remboursements des frais de transport, Fin de l'affaire Porzier, Présentation du plan marketing de France Galop par Jean-Christophe Giletta, Election de Patrick Fellous à la Présidence du Syndicat des Propriétaires, Première acquisition à l’international pour le PMU (Euro Tiercé, en Belgique), Nouvel habillage et nouveaux programmes sur Equidia, Remplacement de Férédéric Danloux par François Rohaut au Conseil d'administration de France Galop, Implantation en Normandie d'une décharge industrielle en plein cœur des terres d'élevage, Fronde qui sévit de toute part, Lancement de l'écurie des Parieurs, Départ à la retraite de Victor, l’homme de la piste de Longchamp pendant 41 ans, Baisse des enjeux PMU, Sortie du livre Haras de Normandie aux Editions Argentik.