« les propriétaires doivent devenir une force politique de combat »

Autres informations / 03.12.2013

« les propriétaires doivent devenir une force politique de combat »

Le Syndicat des propriétaires d’Île-de-France tenait son assemblée générale vendredi sur l’hippodrome d’Auteuil. Son président, Patrick Fellous, l'a entamée par un long discours offensif. Pour lui, les propriétaires doivent devenir une force politique de combat. Ils doivent notamment peser au minimum 45 % des votes au Conseil d’administration de France Galop, et obtenir au moins un poste de vice-président. « Je l'ai dit souvent et je le répèterai sans cesse, a martelé Patrick Fellous : sans les propriétaires, notre Institution ne pourrait pas exister. Réfléchissons une seconde ensemble : que deviendraient nos entraîneurs, nos éleveurs, nos jockeys, nos médias et même nos parieurs si nous – propriétaires – n’existions pas. Nous sommes les piliers de toute l'activité hippique, étant les seuls investisseurs net du système. Sans propriétaires, pas de courses ! Et pourtant, nous ne recevons pas l’accueil et les services des autorités hippiques que nous sommes en droit d’attendre. Un propriétaire est un VIP, et pourtant nous ne sommes même pas traités comme le client quelconque de la plus petite entreprise commerciale de notre pays. Tout cela doit changer, et c'est l'objet du contrat qui me lie à vous. »

L’A.G. a aussi été l’occasion de refuser la proposition du Conseil du plat sur la baisse des taux de surprimes propriétaires pour les "FR" et assimilés : « Si on les baisse aujourd’hui au nom de la conjoncture économique, plus jamais ils ne remonteront ! » Mis aux voix, ce refus a été symboliquement voté à l’unanimité par la soixantaine d’adhérents présents. Il a également été souhaité d’obtenir de France Galop plus d’éléments chiffrés sur cette décision de baisse des taux, afin d’y remédier dans l’avenir, et de faire des allocations et des primes l’élément premier de tout budget de France Galop, « alors qu’elles ne sont aujourd’hui que la variable d’ajustement, une fois que tout le reste a été budgété ».