L’etat offre 10 m€ a la filiere... en attendant mieux ?

Autres informations / 14.01.2014

L’etat offre 10 m€ a la filiere... en attendant mieux ?

Les deux présidents du trot et du galop, Dominique de Bellaigue et Bertrand Bélinguier, avaient rendez-vous avec le ministre du Budget, Bernard Cazeneuve, le 16 décembre. Et depuis, nous étions sans nouvelle de Bercy quant au résultat de cette ambassade. Le couperet est tombé hier soir (lundi), dans un communiqué de presse bien difficile à comprendre pour les non-initiés. Après décryptage, il s’avère que l’État a décidé de renoncer à 0,1 % de son prélèvement fiscal sur les paris hippiques... et a autorisé les sociétés-mères à prélever 0,1 % de plus au titre de leur propre prélèvement. Ainsi le parieur ne sera pas plus taxé. C’est simplement la répartition du gâteau entre l’État et les courses qui change.

En nous basant sur le bilan 2012 du PMU, l’État encaissait un peu moins de 1 milliard

d’euros. En renonçant à 0,1 % de ce total, il abandonne 10 millions d’euros (c’est la somme annoncée officiellement aujourd’hui).

De leur côté, les sociétés-mères avaient encaissé en 2012 la somme de 865 millions d’euros ; en ajoutant les 10 millions de l’État (5 pour le trot et 5 pour le galop), elles encaisseraient désormais 875 millions.

D’un côté, on peut se dire que les gestes de l’État sont rares en cette période de disette (et en ce sens, il faut se réjouir d’avoir "gratté" 10 millions). Mais d’un autre côté, chacun a pu noter que certains dossiers de hausse fiscale ont été rangés au placard, à commencer par l’Écotaxe. Il y a donc deux interprétations possibles pour ce petit "plus" de 10 millions : certains rappelleront à juste titre que les courses ont déjà eu la chance de bénéficier d’un taux réduit longtemps... d’autres pleureront les 50 millions d’euros que la hausse de la T.V.A. va coûter à la filière, selon les estimations qui ont circulé.

Pour finir, il n’est pas impossible que les courses obtiennent un petit peu plus à l’avenir, car Cazeneuve n’a pas fermé la porte à ce sujet.