Les australiens en france : une présence amenée à s’intensifier

Autres informations / 25.02.2014

Les australiens en france : une présence amenée à s’intensifier

Depuis quelques années, les investisseurs australiens se montrent de plus en plus présents sur les ventes européennes, et particulièrement françaises. Cette progression structurelle correspond aux succès des chevaux français dans les courses australiennes. Américain avait montré la voie en s’imposant dans le Melbourne Cup (Gr1) en 2010. Depuis ce succès historique, Dunaden est allé lui aussi conquérir l’Australie. Les "Aussies" ont alors investi dans des chevaux clé en main, capables de briller sur les épreuves de tenue dans leur pays. Mais plus récemment, on les a vus enchérir à la fois dans les ventes d’élevage et sur le marché des yearlings, avec pour certains la volonté d’exploiter leurs chevaux en France.

Les efforts d’Arqana en matière de prospection ont largement porté leurs fruits, comme l’explique Olivier Delloye. « Depuis 2009, nous avons un correspondant en Australie, Damon Gabedy, qui a fait beaucoup pour faire connaître les ventes françaises aux Australiens. Moi-même je me rends en Australie au moins une fois par an, avec le souci constant de rencontrer à chaque voyage de nouvelles personnes, tout en fidélisant nos clients existants. Ce travail a payé et en 2013, nous avons accueilli des acheteurs australiens qui n’avaient pas l’habitude de venir en France, et qui ont investi dans chacune de nos ventes. »

LES ACHATS AUSTRALIENS ET NÉO-ZÉLANDAIS À ARQANA

Le volume d’affaires représenté par les achats australiens ou néo-zélandais chez Arqana a progressé de plus de 100 % entre 2012 et 2013. Ces investissements ont même dépassé ceux enregistrés par Tattersalls sur la même année.

VENTE DE YEARLINGS D’AOUT

Le top price, à 1.500.000 euros, a été signé par Fairway Thoroughbred (gros propriétaire-éleveur en Australie), également acheteur d’un produit de Shamardal à 200.000 euros. Fairway Thoroughbred est présent sur tous les secteurs du marché, aussi bien sur les chevaux clé en main, que sur les yearlings, en Grande-Bretagne et en France. La pouliche top price est partie à l’entraînement chez Roger Varian. Peter Maher, qui peut être considéré comme le plus français des Australiens, et qui est conseillé par Laurent Benoît, est de nouveau intervenu sur ce marché qu’il connaît bien, avec de nouveaux associés, comme David Moodie, prospecté en amont par Damon Gabedy. Troy Corstens, manager de Malau Racing (important syndicat qui compte plus d’une centaine de chevaux) a réalisé son premier achat à Deauville, en association avec Justin Bahen, qui avait acheté Flotilla yearling en août 2011.

VENTE DE CHEVAUX À L’ENTRAINEMENT

Le marché des chevaux clé en main est celui avec lequel les Australiens sont le plus familiers. En 2013, de nouveau, des investisseurs comme Chris Waller (acheteur d’Opposite à 200.000 euros et de Sir Patrick Moore pour 145.000 euros), OTI Racing (qui exploite de plus en plus de chevaux en France après avoir connu de belles réussites en Australie avec des chevaux français comme Manighar, et qui a acheté lors de la vente de l'“Arc” Caillebotte pour 200.000 euros) ou encore Paul Moroney, qui s’est emparé de Visiyani?pour 280.000 euros. La casaque d’OTI Racing (gérée par Terry Henderson) se fait connaître en France au fil des années. L’an dernier encore, elle a brillé avec Au Revoir (Singspiel) dans le Grand Prix de Clairefontaine (L) et samedi dernier, elle a passé le poteau en tête avec Baariz (Anabaa), à Chantilly. Actuellement, OTI a trois chevaux déclarés en France à l’entraînement : deux chez André France (Au Revoir et Montclair) et un chez John Hammond (Baariz)

VENTE DE DÉCEMBRE

La vente de décembre a connu un fort développement des achats australiens. Eliza Park, qui intervenait pour la première fois sur ce rendez-vous, a acheté pas moins de 8 lots, pour 1,4 million d’euros. Hutchins Bloodstock, toujours à la recherche de juments haut de gamme, a acheté une fille de Monsun du haras de Saint Pair pour 400.000 euros, comme ce fut déjà le cas il y a quelques années. Ils ont aussi été sous-enchérisseurs sur vadawina à 580.000 euros. Sheamus Mills, courtier qui exprime la volonté de développer une activité de pinhooking en Europe, Woodside Park, John Muir ou Paul Willets ont fait partie des nouveaux visages à cette vente.