French fifteen : le français qui a fait trembler camelot

Autres informations / 06.03.2014

French fifteen : le français qui a fait trembler camelot

Le 5 mai 2012, le français French Fifteen s’attaque à un monument des courses anglaises : les 2.000 Guinées de Newmarket (Gr1). Le cheval y réalisera une performance exemplaire, terminant deuxième à une encolure de la star de cette génération, Camelot (Montjeu). Ce dernier a tout gagné jusqu’au St. Leger de Doncaster (Gr1) – le Racing Post Trophy et les Derby d’Epsom et d’Irlande –, et, de tous les opposants qu’il a rencontrés, French Fifteen est celui qui a le plus fait galoper le champion de Ballydoyle.

French Fifteen a su s’adapter sans problème au tracé vallonné de Newmarket. À 2ans déjà, le cheval a montré qu’il était très maniable. Après ses débuts à Chantilly, son tour de France l’a emmené à Wissembourg, Châteaubriant, au Lion-d’Angers et à Craon, avant de revenir en région parisienne. Piégé par une course sans train, il se classe deuxième du Prix Thomas Bryon (Gr3), avant de laisser sur place l’opposition dans le Critérium International (Gr1). Après sa belle performance dans les "Guinées", French Fifteen se présente au départ du Prix du Jockey Club (Gr1). Il est le grand favori, mais prend des coups dans ce Derby qui ne restera pas dans les annales pour sa régularité. Il est battu par un parcours qui ne lui a jamais laissé la chance de pouvoir s’exprimer, et la machine French Fifteen va ensuite s’enrayer. Jamais, après cette épreuve heurtée, il ne retrouvera son véritable niveau.

Tout au long de sa carrière, French Fifteen a été entraîné par Nicolas Clément, qui l’avait acheté yearling, en août 2010, à Arqana. Il nous a raconté, concernant son ex-pensionnaire : « French Fifteen était un vrai cheval de course qui a réalisé une année de 2ans époustouflante. Il était maniable et c'est l’un des seuls chevaux à avoir fait galoper Camelot en course. Il a été archi-malheureux ensuite dans le Prix du Jockey Club et, derrière, nous n’avons jamais vraiment retrouvé le cheval. Ce grain de sable qui a broyé cette mécanique a mis un coup d’arrêt à sa carrière. À l’écurie, tout le monde garde un bon souvenir de French Fifteen, qui nous aura vraiment fait vibrer durant sa carrière de course. » Dans le pedigree de French Fifteen, il faut soulever que son père, Turtle Bowl, a commencé fort sa carrière d’étalon. Sa première production contenait, outre French Fifteen, le classique Lucayan (Poule d’Essai des Poulains). La famille Yoshida a rapidement jeté son dévolu sur Turtle Bowl, qui propose désormais ses services au Japon. Côté maternel, French Fifteen a pour troisième mère Zahra (Habitat), la seule fille de la championne Petite Étoile (Pétition). Zahra est également la quatrième mère d’une grande championne qui a laissé un souvenir impérissable : Zarkava?(Zamindar).

French Fifteen peut prendre la relève de son père, dont les talents de reproducteur ne se sont pas fait attendre. Le nouvel étalon du haras du Logis sera également soutenu par son propriétaire, Son Altesse le Cheikh Abdullah bin Khalifa Al Thani.

FRENCH FIFTEEN

Turtle Bowl & Spring Morning, par Ashkalani

1er Critérium International (Gr1), 1er Prix Djebel (Gr3), 1er Critérium de l’Ouest (L) 2e 2.000 Guinées de Newmarket (Gr1), 2e Prix Thomas Bryon (Gr3)

Stationné au haras du Logis Saint-Germain (14)

6.000 €, 1/10 garantie P.V.