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Jour de Galop

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La bha s’exprime à londres sur la médication et le contrôle antidopage dans les courses

Autres informations / 08.03.2014

La bha s’exprime à londres sur la médication et le contrôle antidopage dans les courses

Paul Bittar, directeur général de la British Horseracing Authority (BHA), était présent jeudi à Londres pour le National Equine Forum. Lors d’une intervention nommée « Médication et contrôle anti-dopage dans les courses », il a à nouveau mis en avant la nécessité de la lutte contre le dopage et a exprimé son souhait de ne pas montrer de complaisance en ce qui concerne les chevaux n’étant pas à l’entraînement ou étant provisoirement sortis de l’entraînement. Rappelons que l’Irish Turf Club a pris plusieurs mesures, il y a une semaine, sur ce sujet.

Le problème pour la BHA vient du fait que les chevaux étant au pré-entraînement et les yearlings destinés aux ventes n’appartiennent pas à leur juridiction. Paul Bittar a expliqué que la BHA était actuellement à la recherche d’un moyen pour pouvoir intervenir de ce côté-là. « 2013 a été un tournant pour nous avec les stéroïdes anabolisants revenant au premier plan, mais cela nous offre en même temps une opportunité pour remettre au premier plan, et au niveau mondial, l’utilisation des stéroïdes et la nécessité d’avoir des règles cohérentes. Actuellement, notre position et nos règles font face à un processus de révision. L’un des aspects posant le plus de questionnements est : faut-il autoriser l’utilisation de stéroïdes anabolisants dans un but thérapeutique ? Un certain nombre de juridictions le permettent, mais mon opinion se renforce dans l’idée que nous n’avons pas besoin de cette exception en Grande-Bretagne. »

DE L’AFFAIRE AL ZAROONI...

L’affaire Al Zarooni, puis l’affaire Fenton, ont soulevé beaucoup d’interrogations et de critiques de la part de la presse, notamment une interview choc de David Walsh, journaliste sportif ayant révélé l’utilisation de substances prohibées par l’équipe US Postal lors du Tour de France : l’affaire Lance Armstrong. David Walsh insistait sur la nécessité de contrôler les yearlings destinés aux ventes et les chevaux sortis de l’entraînement (sujet sur lequel le Turf Club comme le BHA ont réagi), mais avait aussi exprimé son doute face à la conviction des autorités hippiques au sujet de l’affaire Al Zarooni. Paul Bittar s’est exprimé sur ce sujet. « Plusieurs choses ont traversé mon esprit lorsque j’ai appris la nouvelle, la première étant que le Cheikh Mohammed est le dirigeant d’un pays, qu’il possède l’écurie de pur-sang la plus importante sur le plan mondial, qu’il a probablement investi pas loin d’un milliard dans les courses anglaises, à la fois du côté des courses et de l’élevage, et qu’il emploie entre 1.500 et 2.000 personnes dans le pays. Mais une fois que vous réussissez à mettre tout cela de côté et que vous revenez dans le cadre de l’intégrité et de la régulation, vous prenez conscience que peu importe qui vous avez en face de vous, il faut les traiter de façon égale, juste et impartiale, selon les règles en vigueur. Que vous le croyiez ou non, Al Zarooni a maintenu qu’il ne savait pas que les drogues étaient illégales en Angleterre – elles étaient autorisées à l’époque aux Émirats – et cela a mis en lumière les disparités entre les différentes juridictions internationales sur le sujet des protocoles en vigueur et des règles concernant l’utilisation des stéroïdes anabolisants. »