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L’élevage anglais souffre

Autres informations / 26.03.2014

L’élevage anglais souffre

La Thoroughbred Breeders’ Association (T.B.A.) a publié ce mardi un rapport inquiétant sur l’élevage anglais. Cette étude a été menée par le cabinet PricewaterhouseCoopers, et commandé par le T.B.A. Elle indique que l’élevage anglais a besoin de toute urgence d’investissements supplémentaires afin de résoudre le problème du nombre de naissance de foals. La baisse du nombre de ces naissance peut avoir à terme des conséquences désastreuses sur le nombre de partants, donc le nombre de courses et de réunions. « Ce rapport a confirmé nos pires craintes, a expliqué Richard Lancaster, président du T.B.A. (...) Toute baisse supplémentaire dans le nombre de foals entraînera une contraction du programme et une marginalisation prochaine des courses comme un produit sportif. »

86.000 EMPLOIS DEPENDENT DE L’ELEVAGE ANGLAIS

Le T.B.A. va donc lancer une campagne appelant le gouvernement à encourager le secteur économique de l’élevage anglais, qui aurait une valeur estimée à 281 millions de livres par an, et dont dépendraient 86.000 emplois. Cette campagne devrait être lancée en collaboration avec le Levy Board et la British Horseracing Authority, et devrait apporter un soutien tout particulier aux petits éleveurs, l’étude soulignant qu’un tiers des éleveurs de plat « dans la plupart des cas, perdaient de l’argent. » Philip Newton, Président du sous-comité chargé d’étudier les impacts économiques dégagés par cette étude, a déclaré : « La réalité est que nous avons besoin d’une base solide et durable, et cela ne peut être achevé que si les parties intéressées travaillent ensemble. Les courses ont pendant longtemps été l’option première pour pouvoir placer des paris, et ne peuvent que difficilement s’accorder une contraction du programme et une conséquente baisse d’opportunités de revenus. »

DES NAISSANCES TRES FAIBLES CHEZ LES CHEVAUX DESTINES A L’OBSTACLE

Philip Newton a souligné qu’il était important de soutenir l’élevage de plat comme d’obstacle. Ce dernier est aussi en difficulté : l’étude précise que l’élevage de chevaux d’obstacle a enregistré 647 naissances en 2013 en Grande-Bretagne, contre 2.400 en Irlande. « Le programme des courses est dépendant d’un nombre significatif d’imports d’Irlande et de France pour réussir à se remplir tous les jours, a expliqué Philip Newton. Quel que soit le secteur économique, cette stratégie n'est ni saine ni durable, et des mesures urgentes doivent être prises afin d’intensifier et d’encourager l’élevage de chevaux d’obstacle en Grande-Bretagne. » Philip Newton conclut ainsi : « Nous devons nous rappeler cette simple phrase : pas d’éleveurs, pas de cheval, pas de course. »