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Jour de Galop

JOUR DE GALOP

L'espagnol noozhoh canarias fonce vers les "guinees

Autres informations / 30.03.2014

L'espagnol noozhoh canarias fonce vers les "guinees

« J’ai beaucoup insisté auprès d’Enrique León pour que Noozhoh Canarias (Caradak) effectue sa rentrée à Madrid. Tout le monde le soutient ici et nous voulons remercier ses supporters en rendant la pareille d'une certaine manière. Nous sommes très heureux des attentes que le cheval suscite, ainsi que de sa rentrée. Nous espérons que ce sera un grand jour. » Copropriétaire du meilleur cheval de l’histoire des courses espagnoles, Juan Carlos Bolanos a pu souffler après l’arrivée du Premio Torre Arias (C, 1.400m), dans lequel Noozhoh Canarias effectuait sa rentrée, ce dimanche à Madrid. Le champion ibérique s’est imposé facilement, récompensant ses nombreux supporters présents à la Zarzuela. Il a offert un grand spectacle devant des tribunes combles, pour devancer de sept longueurs Arkaitz (Pyrus), qui pourrait venir nous rendre visite et courir la Poule d’Essai (Gr1). À entendre les applaudissements lors du retour aux balances de Noozhoh Canarias, on peut dire qu’il est devenu une idole nationale, digne, en termes de popularité, de Seabiscuit ou encore Overdose.

Noozhoh Canarias de retour aux balances. On peut lire sur sa couverture : " Merci pour votre soutien. Nous allons continuer à rêver."

UNE DEMONSTRATION

L’intérêt de cette course résidait notamment dans le fait de savoir comment avait évolué Noozhoh Canarias entre 2 et 3ans. Physiquement, il est apparu plus fort, plus puissant et plus grand. En course, de ses six adversaires, personne n’a pu le suivre à la sortie des stalles. Noozhoh Canarias est toujours aussi véloce, mais il a été plus posé sur la main de son jockey, José-Luis Martinez, par rapport à l’an dernier. Il a dirigé les débats, en dehors, à la recherche du meilleur terrain. Au canter dans le tournant final, José-Luis Martinez lui a demandé de s’étendre à l’entrée de la ligne droite et il a tout de suite creusé un fossé avec ses rivaux. À trois cents mètres du disque, le public a commencé à l’applaudir et Noozhoh Canarias a passé le poteau arrêté. Une véritable démonstration. « Je crois qu’il est meilleur que l’an dernier, ses "chronos" sont meilleurs, et ce que je vois le matin est

impressionnant », avait confié son mentor, Enrique León, à nos confrères d’A Galopar. Il ne s’était pas trompé ! Soulagé et heureux après la course, l'entraîneur a confié : « C’est un champion, qui a toujours envie de courir. Aujourd’hui, le terrain n’était pas pour lui, ce qui m’inquiétait un peu [à cause des fortes pluies, la piste est passée en une journée de 2,6 au pénétromètre à 4, soit un terrain lourd, ndlr]. Il a effectué un canter, même si j’avais peur qu’il tire beaucoup. Il a tout fait facilement aujourd’hui, en allant devant, comme d’habitude. Il était à 70 %. L’accueil du public a été incroyable, tout le monde est dingue de lui. Notre plan est d’aller sur les "Guinées". Avant cela, je me rendrais à Newmarket pour suivre le Craven Meeting et jauger l’opposition. Nous ne savons pas encore qui le montera en Angleterre. » Invaincu avec Noozhoh Canarias, José-Luis Martinez a confié : « Il est meilleur qu’en 2013. Il a beaucoup progressé, c’est un grand cheval. Il m’a laissé de bonnes sensations. » Direction les 2.000 Guinées, donc, sans autre préparatoire préalable. Si le terrain est trop souple à Newmarket, en revanche, il reviendra courir à Longchamp dans la Poule d’Essai des Poulains (Gr1). Le mile de Longchamp lui conviendrait certainement mieux, d’autant qu’il a beaucoup de vitesse. À Newmarket, ce sera plus dur de tenir le mile en ligne droite. Mais comme l’indiquait la couverture de Noozhoh Canarias : « Nous allons continuer à rêver... »