Où en est l’amateurisme en france ?

Autres informations / 22.03.2014

Où en est l’amateurisme en france ?

Gérard de Chevigny a présidé ce vendredi sa première Assemblée générale du Club des gentlemen-riders et des cavalières, après sa nomination en mai dernier. Cette assemblée a été suivie du traditionnel dîner annuel du club, organisé au Jockey-Club. Pour Jour de Galop, il a dressé un bilan du monde de l’amateurisme.

Jour de Galop – VOUS VOUS APPRETEZ A PRESIDER L’ASSEMBLEE GENERALE DU CLUB DES GENTLEMEN-RIDERS ET DES CAVALIERES, PUIS LE DINER ANNUEL. QUELS SERONT LES TEMPS FORTS DE CETTE GRANDE JOURNEE DE L’AMATEURISME ?

Gérard de Chevigny. – Si, effectivement, cette assemblée générale sera pour moi la première en tant que président, ayant été nommé à ce poste en mai dernier, ce sera la dernière pour Jean Coustères, notre secrétaire général, qui a fait valoir ses droits à la retraite. Jean aura été notre homme-orchestre pendant vingt ans, et nous sommes en phase finale de recrutement pour lui trouver un successeur. Henri de Montesquieu, ancien président du club dont il est encore la figure emblématique, et qui a été le mentor de Jean, va lui rendre hommage dans un discours très émouvant. Nous serons quatre présidents à assister à ce dîner : Henri de Montesquieu, Robert Danloux, Jean de Bretizel dont j’ai pris la succession, et moi-même.

Par ailleurs, nous allons décerner nos Cravaches d’Or. Chez les garçons, Florent Guy rejoint Pascal Adda en décrochant sa neuvième Cravache d’Or, ex aequo avec Clément Lefèvre. La concurrence est rude ! Florent tentera donc cette année d’entrer dans l’histoire en remportant un dixième titre. Derrière Florent et Clément, on trouve Pierre Fertillet et Jean-Philippe Boisgontier. Les gentlemen de l’Ouest sont une nouvelle fois très bien représentés. Chez les cavalières, Barbara Guenet domine largement, ayant performé à la fois en plat et en obstacle, et devance Pauline Boisgontier et Lara Le Geay.

SI JEAN COUSTERES PREND SA RETRAITE, IL NE DISPARAIT PAS TOUT A FAIT DU CLUB...

France Galop nous a missionnés pour la réactivation du circuit des courses des Grandes Écoles et a accepté que Jean Coustères soit notre sous-traitant dans ce championnat qu’il avait contribué à créer. L’expertise du club, et notamment celle de Jean, dans la formation des cavaliers de course, via les stages que nous organisons pour le passage des licences d’amateur, a su convaincre France Galop. Le circuit des Grandes Écoles, qui a connu une année blanche en 2013, en raison des difficultés de la précédente organisation, va donc reprendre le 30 mars. Il s’agit d’un vivier extraordinaire pour susciter de nouvelles vocations. Xavier Hurstel, directeur général délégué du PMU, a contracté le virus au cours des trois minutes qu’il a passées sur le dos d’un pur-sang lancé au galop sur le gazon d’un hippodrome. Les exemples sont nombreux.

COMMENT DEFINIRIEZ-VOUS LES AUTRES MISSIONS DE VOTRE CLUB ?

Avec environ 265 courses réservées aux amateurs, la France est le pays qui encourage le plus d’amateurisme, et ce, grâce au soutien de France Galop. Mais ce soutien n’est possible qu’à une condition expresse : que le club maintienne l’image de l’amateurisme, à la fois au niveau sportif et humain. Le club n’est pas une fédération. On y accède par parrainage. Actuellement, nous sommes environ 400, dont 250 titulaires d’une licence. Les seniors et les juniors sont réunis, avec un même vécu, qu’il date de soixante ans ou de la veille, autour d’un animal qui est le même : le cheval. Il y a un aspect "transmission des valeurs" qui est fondamental. Notre mission principale est en effet de mettre le pied à l’étrier à des jeunes gens, de leur faire découvrir cette adrénaline grâce à laquelle, toute leur vie, ils raconteront ces trois minutes exceptionnelles que dure une course. Pour maintenir un niveau élevé de performances, France Galop nous confie l’organisation des stages pour l’obtention de la licence d’amateur. L’institution sait aussi que le monde de l’amateurisme recrute de futurs propriétaires, de futurs entraîneurs, de futurs bénévoles des courses... André Fabre, Guillaume Macaire, Guy Cherel, David Cottin, Alain de Royer Dupré, Jonathan Plouganou sont passés par les rangs de l’amateurisme avant de briller au plus haut niveau chez les professionnels. Le niveau de nos cavaliers a considérablement progressé ces dernières années, grâce aux images d’Equidia, au cheval mécanique, mais aussi à nos stages d’obtention de licence, particulièrement exigeants. Cette amélioration nous permet d’offrir des courses avec un nombre de partants en hausse chaque année, ce qui est également très important pour l’Institution.

LE MONDE DE L’AMATEURISME A CONNU EGALEMENT UNE EVOLUTION MARQUANTE CETTE ANNEE, AVEC LE PARTENARIAT DE LONGINES SIGNE AVEC LA FEGENTRI (FEDERATION INTERNATIONALE DES CAVALIERS AMATEURS)...

Il faut d’abord rappeler que la France est le "club" qui contribue le plus à la Fegentri, grâce au niveau de nos allocations. Le fait que la Fegentri, le Championnat du monde des amateurs, soit désormais parrainée par Longines est une nouvelle très positive. Ce partenariat va nous donner des moyens importants dans la théâtralisation de nos événements. Nous devons nous honorer que Longines s’intéresse ainsi à l’amateurisme et reconnaisse nos champions internationaux. C’est aussi une avancée dans la mondialisation de l’amateurisme. La Fegentri regroupe pas moins de vingt-cinq pays. Cette année, Barbara Guenet et Maxime Denuault représenteront la France.