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Jour de Galop

JOUR DE GALOP

La retraite complémentaire des salariés de l’institution est à la fois supprimée... et sauvée !

Autres informations / 26.04.2014

La retraite complémentaire des salariés de l’institution est à la fois supprimée... et sauvée !

L’AECP, association représentant les employeurs de l’institution des courses (Cheval Français, France Galop, PMU, PMH, GTHP, Afasec et Fédération nationale), et les principaux syndicats représentatifs sont arrivés la semaine dernière à un accord sur les ARS, la retraite complémentaire des employés de l’institution. Ces allocations concernent 7.000 personnes : 4.000 retraités et 3.000 salariés qui vont pouvoir en bénéficier. Cette retraite complémentaire était jusqu’à présent financée, selon un décret, par le fonds des gains aux jeux non réclamés, lequel est en diminution après avoir été stable pendant dix ans. « Un décret pouvant en chasser un autre, il était important pour nous de garantir cette retraite complémentaire aux salariés ou aux retraités, nous a confié Pierre Bellaïche, président du Syndicat hippique national. Après sept mois de discussion avec l’AECP, dirigée par Xavier Hürstel, nous sommes arrivés à un accord qui a été signé par le SHN, le syndicat autonome, la CFDT et la CFTC, ce qui représente 54 % de consolidation. Il ne pourra pas être contesté et devrait donc être entériné. »

CET ACCORD EST HISTORIQUE PUISQU’IL PREVOIT A LA FOIS DE SUPPRIMER LES ARS (POUR LES SALARIES ENTRES DANS L’INSTITUTION APRES LE 1ER SEPTEMBRE 2014)... ET DE SAUVER LES ARS, DU MOINS DANS UNE VERSION REFORMEE, POUR LES AUTRES.

Pour les salariés dont l’ancienneté remonte à quinze ans au moins, le mécanisme de calcul est inchangé. Il s’agit d’une règle de calcul VCT (Valeur Coefficient Temps). La valeur du point est établie à 11,46, le coefficient s’échelonne entre 20 et 29, selon les fonctions du bénéficiaire. Dans les faits, la rente mensuelle va de 500 à 1.000 €, selon les salariés.

« C’est le seul avantage dont nous bénéficions », précise Pierre Bellaïche.

De leur côté, les salariés ayant moins de quinze ans d’ancienneté peuvent soit opter pour le bénéfice des ARS, selon les mêmes modalités que les salariés de plus de quinze ans d’ancienneté, à l’exception du calcul VCT, soit opter pour la renonciation aux ARS. Dans ce cas, ils percevront une soulte qui variera de 5.000 à plus de 50.000 €, en fonction de leur ancienneté et de leur coefficient. À eux de savoir s’ils préfèrent toucher un peu chaque fois, ou plus tout de suite et rien après. Pierre Bellaïche conclut : « Nous y avons laissé quelques plumes, mais nous avons sauvé le système, ce qui est le plus important. L’épée de Damoclès que nous avions au-dessus de la tête s’est éloignée. »