Le jockey club de turquie present a deauville

Autres informations / 03.08.2014

Le jockey club de turquie present a deauville

Pour la huitième année, le Prix de Cabourg a été sponsorisé par le Jockey Club de Turquie. Murat Kadaifçiog?? lu, représentant du Jockey Club de Turquie, était présent sur l’hippodrome de Deauville ce dimanche. « Nous sponsorisons des courses dans tous les grands pays de courses hippiques, et eux ont des courses à leur nom chez nous, nous a-t-il expliqué. Par exemple, nous avons le France Galop F.R.B.C. Prix Anatolia Trophy (Gr2), disputé lors de notre week-end international, début septembre, à Istanbul. Nous avons des relations proches avec les jockey clubs étrangers, pour capter l’attention au niveau international. Nous voulons être présents dans tous les pays leaders de courses hippiques : France, Angleterre, Irlande, en passant par les États-Unis et Hong Kong. Avoir de la visibilité est important. »

Ce week-end international se déroulera cette année les 6 et 7 septembre. « Les engagements ont lieu le 6 août, a précisé Murat Kadaifçio??glu. Le timing est donc parfait par rapport au Prix de Cabourg, puisque nous pouvons rencontrer les professionnels français. De plus, notre week-end international nous permet, par rapport à sa situation sur le calendrier, de promouvoir et de faire découvrir chez nous les grandes courses internationales, comme le Qatar Prix de l’Arc de Triomphe, par exemple. »

S’AFFIRMER A L’INTERNATIONAL

« Les courses internationales existent depuis les années 1990. Les courses en Turquie ont commencé dans les années 1930. » Pour le Jockey Club de Turquie, il est important d’attirer les professionnels et les chevaux étrangers. « Cela permet aussi de comparer nos chevaux et d’établir donc des lignes sur le plan international. De même, nos jockeys partent eux aussi à l’international, et nous travaillons aussi avec la Fegentri. » Lors de ces dernières années, les étrangers ont dominé le week-end international, avec des victoires de chevaux provenant de France, d’Allemagne, d’Angleterre et d’Irlande, mais aussi d’Afrique du Sud avec Mike de Kock.

DE FORTES ALLOCATIONS

Les courses de pur-sang anglais sont majoritaires en Turquie, 55 % des épreuves leur sont destinées, le reste étant pour les pur-sang arabes. « La Turquie compte sept hippodromes pour six cents courses dans l’année, dont celui d’Istanbul, avec une piste en gazon et, à l’intérieur, une polytrack dernière génération, rénovée il y a quatre ans. Les hippodromes sont éclairés et nous y courons jour et nuit. Nous fonctionnons désormais sur un système de pari mutuel, comme en France. Pour donner une idée, les allocations d’un maiden commencent à 10.000 euros. Les courses sont populaires et diffusées en direct dans le pays. » Les allocations sont en effet importantes. Par exemple, lors du Week-end international, le France Galop Prix FRBC Anatolia Trophy propose 195.500 euros d’allocation totale. Le Toptaki Trophy (Gr2) propose 459.000 euros et le Bosphorus Cup 306.000 euros. « Les courses se déroulent selon des règles similaires à celles de l’Europe, a précisé Murat Kadaifçio??glu, sans médication aucune. »

UN ELEVAGE EN DEVELOPPEMENT

La Turquie possède des allocations fortes, mais aussi un élevage en plein développement. « La Turquie est un pays ayant le plus grand potentiel de développement en terme d’élevage, a commenté Louis Romanet. C’est le pays européen de l’avenir, avec un potentiel extraordinaire. »

Murat Kadaifçiog?? lu nous a expliqué « Nous avons de cent dix à cent vingt étalons actuellement en Turquie. Ces derniers sont gérés par les Haras nationaux. L’État souhaite investir dans des étalons ayant déjà fait leurs preuves, provenant d’Europe ou des États-Unis, achetés selon les moyens et le segment. L’État donne des subventions pour cela. » Les choses évoluent cependant, avec des discussions avec le ministère de l’Agriculture pour faire syndiquer les étalons dans un cadre privé et pour importer de ce fait non plus de vieux étalons prouvés, mais aussi de jeunes étalons. Environ deux mille trois cents poulinières de race pur-sang anglais sont en Turquie.